Dr Arthur Movsisyan (chirurgien spécialiste en restauration capillaire) : « La perte de cheveux n’est pas une fatalité »

Chirurgien spécialiste en restauration capillaire et cofondateur de New Hair Graft, le Dr Arthur Movsisyan et le Dr Daoud Ingar ont fondé New Hair Graft à Maurice en vue de proposer des soins capillaires alliant expertise médicale et technologie de pointe tout en garantissant des tarifs accessibles. New Hair Graft vient récemment d’être honoré par le prestigieux prix international de l’excellence du service client WhatClinic. Une distinction qui renforce la détermination du Dr Arthur Movsisyan à offrir un parcours de soins où le bien-être physique et émotionnel devient une priorité absolue.

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Membre de l’International Society of Hair Restoration, Dr Arthur Movsisyan, vous avez réalisé plus de 6 000 greffes capillaires. Comment le déclic s’est produit chez vous pour ce métier? 

J’ai toujours souhaité devenir chirurgien, et ma passion pour l’art et la créativité m’a naturellement orienté vers la chirurgie esthétique. Pour moi, il s’agit d’un art au service de la médecine. À l’image d’un peintre ou d’un sculpteur, le chirurgien corrige et modèle les traits du visage et du corps. J’ai exercé plusieurs années comme chirurgien plasticien au sein du service de chirurgie reconstructive de l’Institut de traumatologie de Saint-Pétersbourg, au début des années 2000. À cette époque, la restauration capillaire était encore peu développée, d’où mon envie de m’engager dans cette voie novatrice.

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Avec le Dr Daoud Ingar, vous avez fondé New Hair Graft. La greffe capillaire exige-t-elle une expertise et une formation spécialisée ?

Ayant pour spécialité principale la chirurgie reconstructive du visage, j’ai suivi plusieurs formations en chirurgie maxillo-faciale, microchirurgie, les prises en charge des brûlures et traumatismes, ainsi qu’en chirurgie plastique, esthétique et restauration capillaire. Fort de dix ans d’expérience en chirurgie plastique et de plus de vingt ans en restauration capillaire, je participe régulièrement à des formations cliniques, séminaires et congrès internationaux afin de rester à jour sur les dernières avancées et d’offrir des soins de très haute qualité.

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La greffe capillaire est une chirurgie de haute précision. Elle requiert une parfaite connaissance du cuir chevelu et du cycle du cheveu, mais aussi une vision esthétique et une capacité d’anticipation. Chaque patient est unique : densité, texture, évolution future de la calvitie, attentes personnelles. Une mauvaise indication ou une technique mal maîtrisée peut avoir des conséquences irréversibles. C’est pourquoi une formation spécialisée, une expérience solide et une mise à jour constante des connaissances sont indispensables. Avec le Dr Daoud Ingar, nous partageons cette même exigence de rigueur et d’excellence.

New Hair Graft a reçu une distinction  internationale de WhatClinic. Quel est votre sentiment par rapport à cette récompense?

C’est avant tout une grande satisfaction et une reconnaissance du travail de toute l’équipe. Cette distinction repose sur des avis réels de patients, qui partagent leurs expériences, de l’accompagnement reçu et de la transparence dont nous faisons preuve à chaque étape. WhatClinic est une plateforme internationale qui référence des cliniques répondant à des critères stricts de qualité. Pour y figurer, il faut fournir des informations médicales claires, faire preuve de réactivité et démontrer un engagement réel avant, durant et après l’intervention. Les évaluations s’appuient sur des avis vérifiés et sur le ServiceScore™, qui prend en compte la satisfaction des patients.

Dans le cadre d’une greffe capillaire, qui reste une démarche mûrement réfléchie, il est essentiel de répondre à toutes les interrogations, de la première consultation jusqu’au suivi postopératoire. Cette distinction constitue pour nous un véritable sceau de confiance, tant pour les patients mauriciens qu’internationaux.

La restauration capillaire ne répond pas qu’à un objectif esthétique, mais peut aussi transformer positivement une vie. Combien de Mauriciens, hommes et femmes, souffrent de calvitie ? Et votre expertise a-t-elle pu leur redonner confiance ? 

À l’échelle internationale, environ 65% des hommes présentent une calvitie à un moment de leur vie. Environ 30% constatent une perte notable dès 30 ans, 50% à 50 ans et jusqu’à 75% au cours de la vie. Chez les femmes, 30 à 40% connaissent également une perte de cheveux significative, souvent liée à des causes hormonales ou multifactorielles.

À Maurice, il n’existe pas de chiffres précis, mais il est très probable que la tendance soit similaire. Chaque jour, nous constatons à quel point cette problématique est répandue. Notre rôle ne se limite pas à implanter des cheveux, mais accompagner aussi une personne dans un véritable processus de reconstruction personnelle. Lorsque la confiance en soi est établie et renforcée, cela se reflète dans la vie sociale, professionnelle et émotionnelle.

En ce qui concerne la chirurgie reconstructive, est-ce qu’elle s’adresse aux accidentés,  à ceux souffrant d’un handicap ou ayant juste l’envie de changer la forme du visage ? 

La chirurgie reconstructive du visage s’adresse principalement aux victimes d’accidents, aux personnes ayant subi des brûlures ou des traumatismes, ainsi qu’aux patients présentant des malformations congénitales altérant certaines fonctions physiologiques. Dans ces situations, l’objectif prioritaire est de restaurer la fonction et l’anatomie, l’aspect esthétique vient ensuite.

Par ailleurs, de nombreuses personnes consultent pour corriger des défauts congénitaux, des signes du vieillissement ou des complexes ayant un impact psychologique, social ou professionnel. Le visage, première interface avec les autres, peut devenir source d’insécurité et affecter durablement le bien-être.

Restaurer les cheveux, c’est restaurer la confiance et la dignité d’une personne. Considérez-vous comme un magicien capillaire ?

Je ne me considère pas comme un magicien. Je dis souvent à mes patients que nous ne pouvons pas faire de miracles. Il n’est pas toujours possible de stopper complètement la chute ni de retrouver la densité d’autrefois. En revanche, nous pouvons améliorer significativement l’apparence, proposer des stratégies de prise en charge adaptées et ainsi restaurer la confiance en soi. Le patient joue un rôle clé dans ce processus. La régularité et le respect des recommandations sont déterminants dans leur parcours.  

Vous vous êtes associé à la campagne mondiale Operation Restore pour sensibiliser le public aux dangers croissants du marché noir de la greffe des cheveux. Quels sont précisément ces dangers ?

Les dangers sont réels et parfois très graves. Des structures clandestines emploient souvent du personnel non qualifié, utilisent du matériel inadapté et opèrent sans normes médicales strictes. Les patients s’exposent à des infections sévères, des cicatrices permanentes, des résultats mutilants, voire à des complications mettant leur vie en danger. Le plus préoccupant est que les conséquences apparaissent parfois tardivement, d’où l’importance de la prévention et de l’éducation.

J’ai rencontré un jeune Mauricien attiré par des publicités séduisantes, qui s’était rendu en Turquie pour une greffe. Sur place, la supposée clinique s’est révélée être un garage, la structure principale étant soi-disant en rénovation. Malgré son malaise, il a accepté l’intervention, par crainte de perdre l’argent déjà versé. Son traumatisme était réel. Par manque de professionnalisme, le patient nous a sollicités pour une greffe reconstructrice afin d’améliorer le résultat. 

Y a-t-il des contre-indications à l’implantation capillaire?

La greffe est déconseillée en cas d’insuffisance de zone donneuse, d’infection active du cuir chevelu, de certaines pathologies médicales non contrôlées (diabète, troubles de la coagulation, insuffisance cardiaque évolutive), de troubles psychologiques instables ou d’attentes irréalistes. Chaque situation est évaluée individuellement lors d’une consultation approfondie.

Selon vous, quels sont les inconvénients du tourisme médical pour la greffe de cheveux?

Nous constatons en premier lieu des barrières linguistiques, un manque de transparence concernant les qualifications du personnel médical, ainsi qu’une difficulté à assurer un suivi postopératoire en cas de complications. À cela s’ajoutent souvent des coûts cachés liés au transport, à l’hébergement ou à des soins complémentaires imprévus. Pour toute personne envisageant le tourisme médical, il est donc essentiel de vérifier soigneusement la réputation de la clinique, d’exiger des références médicales vérifiées et d’anticiper un suivi postopératoire dans son pays de résidence.

À l’inverse, pour nos patients venant à Maurice depuis l’étranger, nous accordons une importance particulière à l’information et à la transparence. Toutes les conséquences possibles de l’intervention sont expliquées en amont. Si des complications surviennent une fois le patient rentré chez lui, nous restons disponibles pour le conseiller et, si nécessaire, l’orienter vers un spécialiste qualifié dans son pays.

Fort de mes 15 années d’adhésion à l’ISHRS, je dispose aujourd’hui d’un réseau international de cliniques reconnues. Cela nous permet de garantir une continuité de soins et de ne jamais laisser nos patients seuls face à une difficulté.

Parlez-nous des techniques de pointe en greffe capillaire, notamment la FUE (Follicular Unit Extraction) qui permet d’extraire des follicules un à un sans laisser de trace…  

La FUE est aujourd’hui la technique de référence. Elle permet d’extraire les follicules un à un, sans cicatrice visible, avec une récupération rapide et des résultats très naturels. Associée à des traitements comme le PRP et autres, elle optimise la repousse et la qualité du cheveu. Mais la technique seule ne suffit pas, c’est l’expertise du chirurgien qui fait la différence. 

 

Vos patients ne viennent pas que pour une intervention capillaire mais aussi pour une transformation qui s’accompagne dans le temps. En quoi consiste cet accompagnement et sur quel critère un patient peut être autorisé à faire une greffe capillaire ?

Nous accompagnons nos patients avant, pendant et après l’intervention, parfois sur plus d’un an. Cela inclut le suivi médical, l’écoute, le conseil et l’adaptation des traitements dans le temps. Une greffe n’est proposée que si toutes les conditions médicales, psychologiques et réalistes sont réunies. Nous enseignons également aux patients comment prendre correctement soin de leurs cheveux afin de préserver leur capital capillaire le plus longtemps possible.

Comment déconstruire les idées reçues selon lesquelles la greffe capillaire est douloureuse et réservée aux hommes?

Beaucoup se font une fausse idée au sujet de la greffe de cheveux. Une greffe moderne est peu douloureuse et est réalisée sous anesthésie locale. Beaucoup de patients avouent après l’intervention qu’ils auraient franchi le pas plus tôt s’ils avaient su.

Sont-elles nombreuses ces femmes souffrant d’alopécie ?

Les femmes, quant à elles, sont de plus en plus nombreuses à consulter pour une alopécie, liée à des causes héréditaires, hormonales ou à des facteurs comme le stress ou certaines coiffures. Il est important de lever les tabous et de rappeler que la perte de cheveux n’est pas une fatalité, quel que soit le genre. 

New Hair Graft est une clinique aux normes  internationales regroupant laboratoire, pharmacie et spécialistes variés. Quelles sont les autres nouveautés introduites en 2026 ? 

Nous souhaitons aujourd’hui renforcer la diffusion d’informations et la formation, notamment auprès des coiffeurs, afin de faciliter la détection précoce des problèmes capillaires et l’orientation vers des spécialistes. En partenariat avec des écoles de coiffure, nous avons lancé un programme de formation que nous continuerons de développer. Nous organisons également des conférences destinées à différents publics pour mieux informer sur les traitements disponibles et les possibilités offertes par la transplantation capillaire moderne. 

Pensez-vous que le futur de la greffe capillaire réside dans l’évolution des techniques d’implantation et l’amélioration des soins préventifs?

Absolument. Les techniques vont continuer à s’affiner, mais il est important de rappeler que chaque cas est différent et que la greffe n’est pas toujours sollicitée. Selon l’état du cuir chevelu, l’évolution de la perte de cheveux et les attentes du patient, nous proposons d’autres solutions comme le PRP (Plasma Riche en Plaquettes), qui stimule la repousse naturelle, ou d’autres traitements adaptés pour ralentir la chute et renforcer les cheveux existants. La greffe, quant à elle, reste cependant la solution la plus efficace pour obtenir un résultat durable et naturel, tout en permettant au patient de retrouver confiance et bien-être.

Quels conseils pour ceux qui hésitent à avoir recours à une greffe capillaire et quelles en sont les conséquences après l’opération ? 

Je dirais d’abord aux personnes qui envisagent une greffe de s’informer et de prendre le temps. Il est important de faire un travail de recherche en amont et de vérifier les cliniques sur des sites certifiés comme WhatClinic, de lire les avis, et surtout de consulter un spécialiste qualifié. Il ne faut jamais se précipiter. Il faut aussi se méfier des promotions que l’on peut souvent voir car elles peuvent être trompeuses et proposées par des cliniques ou praticiens qui ne respectent pas les standards professionnels. Une greffe bien choisie peut vraiment transformer une vie, mais cela demande réflexion et une bonne documentation avant toute décision.

Et après l’intervention, il faut être patient car les résultats apparaissent progressivement. L’objectif, c’est avant tout de retrouver confiance en soi et son bien-être, pas seulement des cheveux.

À ce jour, quelle est l’évolution du marché de la restauration capillaire à Maurice en comparaison avec le marché international, en termes d’innovations et de standards ? 

Le marché est en pleine croissance, mais aussi en mutation. Les patients sont aujourd’hui mieux informés et plus exigeants. À Maurice, nous avons la chance de pouvoir nous aligner sur les meilleurs standards internationaux, à condition de privilégier la qualité, la formation et l’éthique. Je souhaite aussi mettre en garde contre certaines informations trouvées en ligne, y compris via des outils d’intelligence artificielle. Ces outils peuvent être utiles pour s’informer, mais ils ne peuvent pas remplacer l’expertise d’un médecin expérimenté et qualifié. De plus en plus de personnes ont tendance à faire confiance à 100% à l’IA pour des traitements, et cela n’est pas adapté à leur situation. Rien ne pourra remplacer un suivi médical personnalisé.

Les certifications et adhésions professionnelles sont-elles nécessaires pour être une clinique fiable et sécurisée, par exemple à l’ISHRS ?

Une clinique sécurisée repose sur des qualifications médicales reconnues, l’inscription à l’Ordre des médecins, l’adhésion à des sociétés professionnelles internationales comme l’ISHRS, une formation continue du personnel, des normes strictes d’hygiène, une assurance responsabilité civile et bien sûr, une réputation fondée sur des avis patients vérifiés.

En quoi votre collaboration avec le Dr Daoud  Ingar est-elle complémentaire et quelle vision aviez-vous en commun en créant New Hair Graft? 

New Hair Graft est un centre d’excellence spécialisé en restauration capillaire et en traitement de la perte de cheveux. Situé à C-Care Grand-Baie, le centre propose des consultations également à C-Care Wellkin. Cette clinique a été fondée en 2024 par le Dr Daoud Ingar et moi-même. Nous sommes avant tout deux spécialistes de renom dans le domaine de la greffe de cheveux, voire la transplantation capillaire.

Forts de plus de 25 ans d’expérience, nous sommes largement reconnus tant par les patients mauriciens que par une clientèle internationale ayant eu recours à notre expertise. La mission de New Hair Graft est d’offrir à chaque patient un parcours de soins optimisé, où le bien-être physique et émotionnel est une priorité absolue. De la première consultation au suivi postopératoire, chaque étape est pensée pour garantir confort, confiance et résultats durables.

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