Lundi 2 mars, PILS (Prévention, Information et Lutte contre le Sida) et d’autres ONG engagées dans la lutte contre la toxicomanie, organisent une journée de travail et de discussion réunissant des personnes directement concernées par les drogues et des représentants des instances décisionnelles et d’influence du pays. Les principaux intervenants seront des usagers, des personnes en traitement, leurs proches, des accompagnateurs ainsi que d’autres personnes ressources. L’atelier est organisé par AILES, Chrysalide, CUT, le Centre de Solidarité, le Centre Idrice Goomany, Lakaz A, DRiP et PILS.
L’objectif de l’exercice consiste à offrir une vision claire et sans filtre de la situation vécue par des familles et des communautés à Maurice afin d’éclairer des prises de décision adaptées. Lors de cette rencontre, les résultats d’une enquête menée sur le terrain auprès d’usagers à travers le pays, portant notamment sur les substances, leur disponibilité, leurs effets, entre autres, seront rendus publics.
Les organisateurs ont invité Robert Hungley, vice-président de la République, qui a confirmé sa présence, les membres du Board de la National Agency for Drugs Control (NADC), des ministres et députés, ainsi que des représentants des principales instances concernées par la question des drogues.
Jacques Achille, directeur de communications stratégiques chez PILS, et participant à la réalisation de ce projet, explique : « ce programme vise à exposer la réalité du terrain sous différents angles, à faire entendre un plaidoyer collectif et à nourrir la réflexion des décideurs. Cet atelier sera également l’occasion de présenter les résultats de l’enquête de terrain actuellement menée par les pairs éducateurs réunis au sein de l’équipe Riposte, portant notamment sur les substances actuellement consommées, leurs effets, les usages et les habitudes observées. » Les attentes sont aussi importantes. « De cet atelier nous voulons voir : des changements positifs liés à la réalité du terrain dans le respect des droits; l’ouverture d’un dialogue continu et régulier avec et entre la NADC, les ONG et les pairs éducateurs. Et la valorisation du rôle et du travail des pairs éducateurs », ajoute-t-il.
« Plus que jamais, nous sommes tous conscients que la question des drogues est l’un des plus grands défis de notre pays, en ce moment. Le constat fait au quotidien nous indique qu’il y a des mesures urgentes et adaptées à prendre pour faire face à une situation qui impacte tous les secteurs de notre pays et sur des individus », dit Jacques Achille en ajoutant que « notre démarche est de permettre à ceux qui peuvent décider du changement d’entendre de vive voix ceux qui ont été impactés et qui travaillent pour tenter de faire changer les choses. Cette rencontre est une occasion unique et nous espérons que ceux que nous avons invités seront présents ! »

