Maurice a adhéré au Special Data Dissemination Standard (SDDS) Plus du Fonds monétaire international, le niveau le plus élevé des Data Standards Initiatives de cette institution financière internationale. Le pays devient ainsi le premier en Afrique et le 32e au niveau mondial à atteindre ce jalon en matière de transparence des données.
En adhérant au SDDS Plus, Maurice satisfait aux normes les plus rigoureuses en matière de diffusion de données macroéconomiques et financières essentielles sur l’état de l’économie et ses interconnexions financières, telles qu’établies dans les IMF Data Standards Initiatives. Cette réalisation souligne l’engagement ferme du pays en faveur de la transparence des données vis-à-vis du public, des marchés et de la communauté internationale.
Une transparence accrue des données favorise l’efficacité des marchés, améliore la qualité de l’élaboration des politiques économiques et renforce la redevabilité en permettant des débats et analyses plus riches et mieux informés sur les questions de politique économique.
Avec le passage du SDDS au SDDS Plus, Maurice s’engage désormais à diffuser de nouvelles catégories de données de manière plus régulière. Ces catégories comprennent notamment Other Financial Corporations Survey, Financial Soundness Indicators, Coordinated Portfolio Investment Survey et Coordinated Direct Investment Survey, entre autres. En outre, Maurice publiera des informations plus détaillées pour plusieurs catégories de données déjà fournies dans le cadre du SDDS.
Accueillant favorablement l’adhésion de Maurice au SDDS Plus, Bert Kroese, Chief Statistician and Data Officer et Director du Statistics Department du FMI, déclare : « Mauritius’s adherence supports more robust macroeconomic and financial analysis and could reinforce its credibility in international capital markets » Il ajoute que « I hope the achievement encourages more countries to make the transition to SDDS Plus.”
Les Data Standards Initiatives du FMI ont été mises en place au milieu des années 1990 afin d’améliorer la transparence des données des pays membres en tant que bien public mondial et de promouvoir le développement de systèmes statistiques solides. La nécessité de normes de diffusion des données avait été mise en évidence par les crises financières du milieu et de la fin des années 1990, lorsque des insuffisances d’information avaient été considérées comme un facteur important.
Lors de sa dernière revue des Data Standards Initiatives, l’Executive Board du FMI a reconnu les progrès réalisés par plusieurs pays ayant adhéré au SDDS Plus depuis son introduction en 2015 et a encouragé davantage de pays à effectuer cette transition. Outre le SDDS Plus, les Data Standards Initiatives comprennent également le SDDS et l’Enhanced General Data Dissemination System (e-GDDS).

