Éducation – primaire : 450 instituteurs bientôt en poste dans les écoles

Le ministère de l’Éducation vient de recruter 450 General Purpose Teachers. Ce qui constitue un soulagement pour le secteur primaire, où il y avait un manque accru d’enseignants l’année dernière. La formation se fera en deux groupes, ce qui permettra à 225 recrues d’intégrer les écoles dès le 6 mars. L’exercice de recrutement de 150 enseignants de langues asiatiques, arabe et kreol morisien est en cours.

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C’est la première fois que l’Éducation recrute autant d’enseignants pour le primaire. Généralement, les recrutements se faisaient par groupes de 200, voire 300 enseignants. Après les problèmes liés au manque aigu d’instituteurs expérimentés l’année dernière, des dispositions ont été prises pour éviter une telle répétition.

Sur les 450 recrues, 225 intégreront les écoles dès le 6 mars. Ils auront droit à des Induction Courses jusqu’au 13 mars. Ils seront par la suite en classe à partir du 14 mars. Parmi eux, il y a des anciens du Holistic Education Programme, des ex-Support Teachers, ainsi que des ex-Supply Teachers. Ce qui veut dire qu’ils ont déjà une expérience dans le domaine. D’autres seront nouveaux dans le service, mais ils travailleront sous la supervision d’enseignants expérimentés.

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Le second groupe de 225 recrues passera directement en formation au Mauritius Institute of Education (MIE) à partir du 6 mars. Ils y seront jusqu’à janvier 2025. Date à laquelle le premier groupe qui était posté dans les écoles rejoindra le MIE. Cette formation en alternance a été élaborée afin de combler les manquements et les absences dans les écoles.

Ces recrues seront ainsi appelées à remplacer les enseignants qui exercent leur droit de Vacation Leave ou qui sont en congé de maternité. En parallèle, les deux groupes de 225 General Purpose Teachers poursuivront leur formation en Blended Mode, avec le MIE, pendant trois ans. Des cours en ligne et à distance sont ainsi prévus afin de permettre aux deux groupes de terminer leurs formations en même temps et d’intégrer le service. Ce qui évitera des disparités.

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Réagissant à ce recrutement, Vinod Seegum, consultant de la Government Teachers Union (GTU), ne cache pas sa satisfaction. « Après le problème aigu de manque d’enseignants l’année dernière, nous attendions ce recrutement avec impatience. La GTU a été partie prenante des discussions avec le ministère de l’Éducation, pour s’assurer que cet exercice se fait dans les meilleures conditions et apporte un soulagement aux équipes déjà en place dans les écoles », fait-il comprendre.

Il souligne qu’avec la pénurie d’enseignants l’année dernière, des Deputy Head Masters avaient été contraints de retourner en classe pour faire face à la situation. « C’est la première fois que le ministère recrute autant d’enseignants dans le primaire et je pense qu’il a compris l’importance d’une bonne organisation. Je félicite le département HR du ministère pour cela », ajoute-t-il.

Toutefois, Vinod Seegum se dit tout de même inquiet des frustrations que ce recrutement pourrait causer chez ceux qui n’ont pas été retenus. « Il y a environ 75 Support Teachers qui avaient postulé comme General Purpose Teachers et je ne sais combien parmi eux ont été retenus. Ma crainte est qu’il y a une frustration chez ceux qui n’ont pas été retenus », prévient-il.

Il explique que les Support Teachers ne détiennent qu’un Certificate du MIE, puisqu’ils n’ont eu droit qu’à une année de formation. Ils ont été recrutés dans l’urgence et ont dû intégrer les écoles rapidement. Ce qui fait qu’ils n’ont pas le même salaire que ceux qui détiennent leur Teacher’s Diploma, soit une différence de Rs 6 000. « J’espère que nous allons trouver une solution rapidement pour ces Support Teachers, car la frustration va impacter sur la qualité de l’éducation », dit-il.

Par ailleurs, le ministère de l’Éducation procède également au recrutement de 150 enseignants pour les langues asiatiques, le kreol morisien et l’arabe. Pour certaines langues, le recrutement a déjà été réalisé et les enseignants sont déjà en formation au MIE. Pour d’autres, le nombre de candidats nécessaires se fait toujours attendre. La Public Service Commission devra tout de même trouver les moyens de recruter le nombre d’enseignants demandé par le ministère de l’Éducation.

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