En amont des élections législatives : Libérer la conscience politique et citoyenne des Mauriciens

« La politique mauricienne, avec 50 ans de lavage de cerveau, a conduit à ce que le peuple soit emprisonné dans cette ignorance perpétuelle ». C’est l’avis de Padma Utchanah, présidente du Ralliement citoyen pour la Patrie (RCP), parti politique ayant rejoint Linion Moris. La politicienne constate une absence de conscience politique au sein de la population ou plutôt un étouffement de cette conscience qu’il importe de libérer.

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C’est sans gant qu’elle décrit ce qui est la réalité pour elle : « nous ne votons plus pour une question idéologique ou pour un programme mais uniquement par partisanerie, certains pour de l’argent, ou d’autres pour cette fameuse phrase Be ki ou pou donn mwa an retour ? » Padma Utchanah ne passe pas par quatre chemins pour soutenir que « la politique et l’argent entretiennent une liaison incestueuse ». Elle demeure toutefois confiante : « la mentalité commence à changer. Le peuple commence à voir ce jeu malsain… ».

Pour Aleeyah Lallmahomed, avocate et présidente de l’aile jeune du Conseil des Religions, « l’unité nationale constitue le socle de l’État mauricien et c’est cette conscience patriotique qui doit animer la vie des Mauriciens ». Elle appelle à la vigilance et au discernement « pour ne pas se laisser piéger par les divergences politiques qui peuvent nuire à la santé politique de notre pays. Tout comme les goûts et les couleurs ne se discutent pas, il en est de même pour les partis politiques. Au sein d’une démocratie active, il est important de faire valoir ses propos en toute liberté sans pour autant heurter la sensibilité des autres ».

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Elle met en garde contre le clivage communal qui peut détruire le tissu social. « À la veille des élections générales, faisons preuve de citoyenneté où le bien-être commun de tous prévaut et non la partisanerie », plaide-t-elle.

Jonathan Ravat, directeur de l’ICJM et docteur en anthropologie des religions, a eu l’occasion de diriger des formations sur le thème : La politique pour un éveil citoyen à Maurice. Pour lui, la conscience politique ne doit pas être réservée aux seuls politiciens, élus et candidats. « Il ne s’agit pas non plus de se contenter d’aller voter un jour de congé. Il y a vraiment une dynamique dont il faut se réapproprier et au sein de laquelle nous sommes appelés à être acteurs. Faire preuve de conscience citoyenne, c’est faire preuve de conscience politique, c’est être des hommes et des femmes debout, en veille, en vigilance ».

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L’anthropologue est catégorique : on ne peut continuer à s’intéresser à la politique avec une même mentalité de « Roder Bout ! Non, il faut s’y intéresser en changeant notre mentalité, avec un regard plus altruiste ». Il prône un va-et-vient entre l’éthique et la politique, ajoutant que «  débattre, être dans l’opposition, être en désaccord, n’empêchent pas que nous restions dans un climat de paix ».

JONATHAN RAVAT (anthropologue) :« S’y intéresser avec un regard altruiste et non un regard Roder Bout »

Cette année verra vraisemblablement la tenue des élections générales. Pour vous, vers quel type de prise de conscience est-il important que les citoyens tendent en cette année électorale ?
La question des élections partielles et générales est une priorité au nom de ce projet commun qui s’appelle la République de Maurice. Nous devons nous y intéresser. Cela ne consiste pas à seulement aller voter le jour même mais c’est tout un temps d’accoutumance avec les partis au préalable, avec leurs projets, leurs débats…
Il faut se réapproprier cet événement. Ce n’est pas une question réservée aux politiciens, élus et candidats. Il ne s’agit pas non plus de se contenter de voter un jour de congé. Il y a vraiment une dynamique dont il faut se réapproprier et au sein de laquelle nous sommes appelés à être acteurs.

De manière plus concrète, comment se traduit ce devoir citoyen en amont des élections ?

Un exemple : les médias et les radios sont un espace où les citoyens ont voix au chapitre. Autre espace de prise de parole : partis politiques, syndicats et autres institutions comme l’université ou chez nous, à l’ICJM.

Dans les quartiers, il y a aussi des rassemblements. Des habitants sont invités à venir entendre les projets des candidats. Il ne faut donc pas se contenter de sa routine en se contentant d’aller voter le jour des élections.

Le nouvel évêque de Port-Louis a choisi comme thème de sa lettre pastorale cette année ‘l’éveil de la conscience politique et citoyenne’ ; lettre qu’il publiera après Pâques pour qu’elle résonne dans le cœur des citoyens tout au long de l’année. Que signifie pour vous la conscience politique ? La conscience politique et la conscience citoyenne sont-elles liées ?

Je me réjouis de cette intuition fondamentale de notre nouvel évêque car il vient montrer que tout croyant est aussi appelé à faire partie de l’espace public. Il n’y a pas d’antithèse entre le fait de croire en Dieu et le fait de s’engager pour le pays.

Pour moi, la conscience citoyenne et la politique sont éminemment liées. C’est presque un pléonasme. Il y a ce que nous appelons le politique (la société et la manière par laquelle nous gérons la société avec son système économique, éducatif etc.).

Toutes les personnes faisant partie de la République sont des citoyens qui sont acteurs et membres de ce grand projet qu’est la République. Faire preuve de conscience citoyenne, c’est faire preuve de conscience politique, c’est être des hommes et des femmes debout, en veille, en vigilance. Le mot ‘éveil’ dans ‘éveil de la conscience’ est important. Cela suppose de changer de mentalité, de convertir nos cœurs. Cela implique que nous pouvons continuer à s’intéresser à ces choses avec une même mentalité de ‘Roder Bout’, d’individualiste avec un esprit de ‘ki mo ena pou gagne ladan’.

Or, il s’agit d’épouser un autre niveau de logique. Einstein disait que nous ne pouvons régler les problèmes avec la même mentalité qui a causé les problèmes. Il ne s’agit pas d’adopter l’attitude Business as Usual en se disant : ki pou fer, la vi-la koumsa. Non, il faut s’y intéresser en changeant notre mentalité, avec un regard plus altruiste.

De l’autre côté, il y a la conscience de la politique par les politiciens. La question que l’on pourrait poser, c’est : comment les politiciens articulent le rapport entre la morale et la politique aujourd’hui ?

Il faut que nous apprenions à arrêter à diaboliser les politiciens. Ce sont des êtres humains, des concitoyens qui ont eu le courage et le mérite d’avoir essayé, avec le poids de notre histoire, de faire de la politique.

De l’autre côté, c’est vrai qu’il y a matière à les interpeller sur leurs projets et leur absence de projet et de vision et bien sûr sur leur attitude et l’aspect moral. Une des caractéristiques de l’éveil de la conscience dont nous venons de parler, c’est d’assumer une fois pour toutes qu’il faut qu’il y ait un va-et-vient entre l’éthique et la politique.
Nous ne pouvons imaginer le faire politique sans qu’il y ait un comportement moral. Les citoyens attendent d’eux des promesses tenues mais aussi l’exemplarité. Aristote nous enseignait il y a 2300 ans de cela que nous ne pouvons imaginer le politique sans éthique. Le vœu que je formulerais donc, c’est que nous ayons des politiciens qui nous donnent envie de faire la politique par leur attitude intègre et morale.

À la veille des élections, avec les campagnes s’amplifiant, les sentiments des uns et des autres supporters politiques s’émoustilleront au risque de voir les valeurs de paix et d’unité aller aux oubliettes. Comment éviter cela ?

J’espère que tel ne sera pas le cas. J’espère que la paix, la justice, l’amour des êtres humains ne vont pas s’en aller. Débattre, être dans l’opposition, être en désaccord, n’empêchent pas que nous restions dans un climat de paix.

Nous avons le droit de ne pas être d’accord, d’être des adversaires politiques sans que nous tombions dans la violence. C’est tout l’art d’apprendre à débattre, à dialoguer sans oublier nos fondamentaux. Au-delà de la circonstance, il y a des valeurs bien plus profondes qui enracinent notre pays. Il ne faut pas que nous ne détruisons cela le temps d’une élection. Il faut que nous prenions conscience que les élections ne veulent pas dire que tout est permis. Il faut trouver un équilibre avec toutes les composantes de la vie de notre pays, ne pas sacrifier les valeurs du pays sur l’autel des élections. Les élections ne doivent pas être un prétexte pour se détruire.

Le mot de la fin ?

Nous allons au-devant de plusieurs mois extrêmement enthousiasmants, dont l’étymologie est ‘avoir Dieu en soi’. Que nous ayons Dieu ou des valeurs avec nous, que nous soyons porteurs d’une humanité, d’une dignité et que nous soyons des hommes et des femmes qui disent ‘oui’ au projet qui s’appelle la République de Maurice et dire ‘oui’ au vivre-ensemble mauricien, des hommes et des femmes en éveil qui font route ensemble de manière plus dense dans le respect des uns et des autres. Que nous vivions un beau match au service de la République.

ALEEYAH LALLMAHOMED (avocate): « Conscience patriotique comme maître-mot de l’année électorale »

Cette année verra vraisemblablement la tenue des élections générales. Pour vous, vers quel type de prise de conscience est-il important que les citoyens tendent en cette année électorale ?

Si nous situons la prise de conscience des citoyens en amont de cette année électorale, le maître mot s’articule autour de la conscience patriotique. Il est impératif que le citoyen mauricien adhère à la conscience patriotique qui est l’élément catalyseur à la construction nationale où peuvent régner civisme et comportement éthique. Une conscience patriotique comporte les éléments clefs tels que le civisme, le bien commun, la citoyenneté et l’intérêt général.

La conscience patriotique insuffle des valeurs qui prônent avant tout la paix nationale en dépit des divergences politiques. Cet éveil de conscience patriotique permet la construction d’une île Maurice florissante et émergente. Durant cette année électorale, il est temps d’accorder nos violons afin que la cohésion sociale ainsi que les valeurs de la démocratie ne soient pas compromises. L’unité nationale constitue le socle de l’État mauricien et c’est cette conscience patriotique qui doit animer la vie des Mauriciens !

Le nouvel évêque de Port-Louis a choisi comme thème de sa lettre pastorale cette année l’éveil de la conscience politique et citoyenne; lettre qu’il publiera après Pâques pour qu’elle résonne dans le cœur des citoyens tout au long de l’année. Que signifie pour vous la conscience politique ? La conscience politique et la conscience citoyenne sont-elles liées ?

La conscience politique est la capacité qui permet à un individu d’avoir une compréhension holistique du fonctionnement de sa société tant qu’au niveau méso, micro et macro. Cette conscience politique se manifeste par un degré de faculté et de discernement que dispose l’individu par rapport à l’étroite synergie qui existe entre les différents organes de l’État ainsi que les politiques qui animent le fonctionnement général de l’appareil étatique.
La conscience politique d’un individu lui permet de comprendre sa relation par rapport aux phénomènes sociaux et politiques du corps social. Les mots de J.F. Kennedy traduisent bien à mon sens la notion de « conscience citoyenne: Ask not what your country can do for you, ask what you can do for your country.

Cette conscience citoyenne traduit l’aspiration de faire bouger les choses pour le bien-être commun de tous. À titre d’exemple, créer un projet sociétal dont bénéficieront les individus de la société relève de la conscience citoyenne. Il existe forcément un lien étroit entre la conscience politique et la conscience citoyenne, car le point commun s’articule autour de l’aspect social qui est facteur d’attribution causale.

De l’autre côté, il y a la conscience de la politique par les politiciens. La question que nous pourrions poser, c’est comment les politiciens articulent le rapport entre la morale et la politique d’aujourd’hui ?

J’aborderai cette question d’un point de vue objectif sans pour autant faire un jugement subjectif des valeurs. Chaque individu est doté d’un niveau de conscience et c’est un champ réservé qui relève de l’aspect très personnel. Ceci dit, un individu doit agir en fonction de ses valeurs morales, religieuses et sociales qui se traduisent à travers leur rapport avec autrui.

Sur ce point, les politiciens en tant d’individus, ont eux aussi un niveau de conscience politique qui anime leur savoir-faire dans leur champ de compétences respectives. Certainement, la moralité peut être considérée comme le siège de la conscience et les politiciens doivent impérativement s’imprégner de leurs valeurs morales pour mieux servir la société.

Certes, un individu agit toujours en fonction de ses valeurs acquises et les politiciens ne sont pas une exception à cette règle d’or qui régit les relations de confiance établies entre les représentants élus et les citoyens.

À la veille des élections, les campagnes s’amplifiant, les sentiments des uns et des autres supporteurs politiques s’émoustilleront au point que les valeurs de paix et d’unité iront aux oubliettes. Comment éviter cela ?

Les prochaines élections générales ne doivent aucunement venir troubler l’unité nationale et la paix sociale qui règnent au sein de notre pays. Je dirai qu’il faut faire appel à la vigilance et avoir beaucoup de discernement pour ne pas se laisser piéger par les divergences politiques qui peuvent nuire à la santé politique de notre pays.

Tout comme les goûts et les couleurs ne se discutent pas, il en est de même pour les partis politiques. Au sein d’une démocratie active, il est important de faire valoir ses propos en toute liberté sans pour autant heurter la sensibilité des autres. Il est aussi primordial de ne pas se laisser empoigner dans le clivage communal, un terrain que je qualifie de « dangereux » et qui peut malheureusement détruire le tissu social. Prenons l’exemple du Conseil des Religions, ONG hautement respectée qui joue un rôle prépondérant dans le dialogue interreligieux et la promotion de la cohésion sociale et l’unité nationale.

Le mot de la fin ?

À la veille des élections générales, faisons preuve de citoyenneté où le bien-être commun prévaut et non la partisanerie. L’intérêt général doit primer et il est essentiel de garder cette vision des choses pour que les élections qui marquent la fin d’un mandat et le début d’un autre se passent en toute souplesse. Vive la démocratie !

PADMA UTCHANAH (Présidente du RCP) : « Une absence de conscience politique mais la mentalité change… »

En cette année électorale, vers quel type de prise de conscience est-il important que les citoyens tendent ?

« L’ignorance est la mère de tous les maux », disait Rabelais. Or, nous constatons que la politique mauricienne, avec 50 ans de lavage de cerveau et une accélération à partir de 1982, a conduit que le peuple soit emprisonné dans cette ignorance perpétuelle.
Dès mes débuts en politique, j’avais opté pour faire de l’éveil politique d’abord, pour ensuite m’atteler à la chose politique. Au RCP, nous avons toujours apporté cette conscience politique. Sans idéologie politique, sans l’éveil, sans la conscience politique, nous tombons dans le chatwarisme ou le chamcharisme.

Le nouvel évêque de Port-Louis a choisi comme thème de sa lettre pastorale cette année l’éveil de la conscience politique et citoyenne ; lettre qu’il publiera après Pâques pour qu’elle résonne dans le cœur des citoyens tout au long de l’année. Que signifie pour vous la conscience politique ? La conscience politique et la conscience citoyenne sont-elles liées ?

Les deux sont intrinsèquement liées. Avoir une conscience politique, c’est avant tout réfléchir à une problématique en prenant de la hauteur, appréhender le monde politique et sociétal avec un esprit critique. Cette conscience nous exhorte à ne pas tomber dans le tréfonds de l’aveuglement partisan ou la quête de la vengeance.

Seul le devoir envers la patrie doit guider nos décisions politiques et citoyennes. La conscience citoyenne répond aux exigences des valeurs fondamentales des droits de l’homme. C’est cette conscience citoyenne qui permet d’avoir une exigence morale envers notre propre conscience politique et inversement.

De l’autre côté, il y a la conscience de la politique par les politiciens. La question que nous pourrons nous poser, c’est : comment les politiciens articulent le rapport entre la morale et la politique aujourd’hui ?

Le pourrissement a pris une place importante dans la chose politique mauricienne où la conscience politique est bradée au plus offrant. Les partis politiques Mainstream ont agi comme des sectes et avec à la tête, le gourou vénéré. Ces partis pouvoiristes ont étouffé au fil des ans, toute réflexion. Toute prise de conscience est tuée dans l’œuf, afin que le peuple soit mieux asservi. Ils utilisent le même mécanisme que les sectes. Cela permet de bannir toute contestation, toute résistance, tout renversement.

Par ailleurs, il ne faut pas vivre dans le déni, à Maurice, la politique et l’argent entretiennent une liaison incestueuse. Les sonnants et les trébuchants achètent avec une grande facilité la conscience politique. C’est une pratique courante, avalisée par un bon nombre de Mauriciens.

40 ans de pratiques délictueuses, la culture de aste/vande est bien ancrée dans le paysage mauricien. Cela a été possible car il y a eu une absence de conscience politique. Cela amène à l’anéantissement de la société mauricienne. Nous ne votons plus pour une question idéologique, ou pour un programme, mais uniquement par partisanerie, certains pour de l’argent, ou d’autres pour cette fameuse réplique  be ki ou pou donn mwa an retour ? .

De plus, il suffit de regarder le nombre de démissions (pour corruption, blanchiment d’argent, gestion calamiteuse, etc.) des deux partis Mainstream qui ont séquestré le pouvoir pendant 50 ans. Nous voyons que les démissions sont rarissimes. Or, démissionner, c’est un acte moral pour le bien commun, un acte moral envers le peuple.

Dès lors qu’il n’y a plus de conscience politique ou de conscience citoyenne, le pays ne peut qu’ être voué à l’échec. La morale politique doit être désintéressée. Toutefois, je reste confiante, grâce à la pédagogie politique que je me suis évertuée à enseigner, en tant que politicienne, pendant toutes ces années, j’aperçois enfin une lueur d’espoir.
Rien n’est perdu. La mentalité commence à changer. Le peuple commence à voir ce jeu malsain, ce poison que nos hommes politiques du Mainstream ont distillé dans l’esprit des citoyens, se désagrégeant petit à petit.

Une nouvelle ère s’ouvre devant nous. Le peuple n’est plus dupe. Le philosophe André Comte-Sponville nous guide vers la voie de l’éveil : « Ce n’est pas la morale qui va nous dire pour qui voter, mais elle nous dit parfois pour qui ne pas voter ».

À la veille des élections, les campagnes s’amplifiant, les sentiments des uns et des autres supporteurs politiques s’émoustillent au point que les valeurs de paix et d’unité iront aux oubliettes. Comment éviter cela ?

La violence verbale et physique est devenue monnaie courante. Dès que quelqu’un ne rentre pas dans le conformisme, dès que quelqu’un pense différemment de vous, dès que quelqu’un ne suit pas les autres comme des moutons, certaines personnes utilisent la violence pour apaiser leurs frustrations. Les réseaux sociaux sont devenus un défouloir des esprits faibles.

J’ai dû moi-même faire les frais de cette violence en juillet 2022, quand je manifestais devant le Parlement. Et, c’est parce que j’apportais cette conscience politique, c’est parce que je dénonçais, parce que je réveillais la conscience citoyenne que j’ai reçu les menaces de viol par un individu. À l’approche des élections, la tension va se faire ressentir, les chatwas, les chamchas et autres zombies de ces partis Mainstream vont entrer dans la phase des frustrations et des peurs.

Peur que leurs leaders vénérés perdent et par ricochet eux ou leurs familles qui ont obtenu quelque chose en contrepartie pour ces années de lèche bottisme. Il revient donc aux politiciens d’éduquer leurs partisans aux respects des uns et des autres. Expliquer le jeu démocratique aux supporters afin qu’ils ne mettent pas en péril la paix sociale pendant les élections.

Nous, au sein de Linion Moris, nous préconisons le respect de nos adversaires et de leurs membres.

Le mot de la fin ?

La conscience politique et citoyenne nous exhorte à devenir des citoyens responsables. Elle nous guide à transformer le monde par le prisme de la raison au lieu de celui de la passion, ou de la folie partisanerie. Les élections générales, ce n’est pas pour remplacer un voleur par un autre voleur, un corrompu par un autre corrompu !

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