Une enquête policière pour « rassemblement illégal » a été ouverte par les Casernes centrales à la suite d’un évènement tenu par le PTr à Triolet pendant lequel le leader du parti, Navin Ramgoolam, a pris la parole, le vendredi 20 janvier.
« It doesn’t stand good that they said it was a public gathering », estime le député travailliste, Ranjiv Woochit, à l’initiative de cette réunion politique des rouges. Il condamne cette « campagne d’intimidation » visant à « ternir l’image du parti ».
Le député de la circonscription no 5 (Triolet/Pamplemousses) est catégorique : « Cette réunion privée a été tenue dans un hall avec des agents du parti en présence du leader. Il n’a jamais été question de ‘public gathering' ».
Ranjiv Woochit soutient néanmoins que, quelques jours avant l’évènement, la police de Triolet l’avait approché pour lui demander s’il souhaitait bénéficier d’une assistance policière pour rediriger les véhicules. Ce à quoi le député travailliste a répondu « pourquoi pas » avant d’entamer les démarches en ce sens.
Toutefois, après une requête formelle logée au poste de police de la localité, le député a été informé que sa demande pour une assistance policière n’avait pas abouti.
Dans la soirée de vendredi, à l’issue de la réunion, la police s’est rendue sur les lieux pour indiquer au député qu’il aurait tenu « public gathering » et qu’il devrait se tenir à la dispositions des autorités dans les jours à venir. Car la police juge que l’évènement serait un « rassemblement illégal ».
À savoir que deux jours avant la tenue de la réunion du PTr, une lettre des Casernes centrales avait été adressée au député rouge. Dans cette missive, on peut y lire que « your request cannot be entertained ».
La raison évoquée : « Any person wishing to hold or organise a public gathering shall give written notice to the Commissionner not less than seven clear days before the day on which the gathering is to be held or organised ».
Affirmant qu’il demeure à la disposition de la police, Ranjiv Woochit ne compte pas rester les bras croisés. Il est d’avis qu’il n’y a pas eu de maldonne de sa part.

