Le président de l’association Veeram Voice of Tamil, Renga Soopramanien, et son administrateur, Sundaram Valayden, ont déploré l’attitude adoptée par le ministère de l’Éducation au sujet de l’enseignement de la langue tamoule. C’était lors d’une rencontre à l’hôtel Saint-Georges.
Selon les deux orateurs, c’est après une rencontre « très positive dans le passé » avec le cardinal Piat que l’enseignement de la langue tamoule dans les écoles confessionnelles a pu être dispensé. Le cardinal avait demandé alors de revoir la méthode et les modalités relatives à l’enseignement du tamoul ainsi que celui d’autres langues orientales dans les collèges confessionnels. Par contre, a déclaré Sundaram Valayden, le ministère de l’Éducation refuse de « rémunérer les enseignants de langue tamoule ».
Pour sa part, Renga Soopramanien a déploré le manque d’enseignants et de manuels pour l’enseignement du tamoul dans les écoles primaires et les collèges. Il a souligné qu’il faut reconnaître que le tamoul est l’une des plus vieilles langues reconnues à travers le monde. D’après l’association Veeram Voice of Tamil, en privant les jeunes de l’enseignement de la langue dans les écoles confessionnelles et les collèges privés, on « détruit la culture tamoule ».
Sundaram Valayden est d’avis que le ministère de l’Éducation « doit revoir le système » afin d’encourager les élèves qui veulent apprendre les langues orientales dans les collèges confessionnels ou privés. « Par contre, c’est un délit de pénaliser un candidat qui est né sur le sol mauricien en l’empêchant d’opter pour le tamoul comme matière principale pour le HSC », avance-t-il.
L’association Veeram Voice of Tamil a toutefois fait état de sa satisfaction concernant le travail abattu par la Tamil Spoken Union. Mais il y a encore du chemin à faire, estime-t-elle, « car seuls 25% de la communauté tamoule peuvent parler la langue correctement ». Et s’inquiète-t-elle : « Comment promouvoir la langue si la plupart des Mauriciens ne sont pas au courant de l’existence d’une classe pour apprendre le tamoul et qui est subventionnée par l’État ? » Par ailleurs, le président de la Mauritius Tamil Temples Federation, Coomarah Chengan, s’est dit solidaire avec l’association Veeram Voice of Tamil.

