Erica Douglas, étudiante : « Le “protection order” ne suffit pas à protéger les femmes »

Les ordonnances de protection ne suffisent pas toujours à sauver des vies. Entre lenteurs judiciaires, pression sociale et manque de soutien concret, trop de femmes restent piégées dans des relations violentes. Pour Erica Douglas, étudiante, l’urgence est claire : instaurer une tolérance zéro, éduquer dès l’enfance et bâtir des structures réellement adaptées, car derrière chaque chiffre se cache une vie, une famille, une dignité à protéger.

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Le 8 mars, on célèbre la femme. D’accord. Mais parlons réalité.

Parfois, le “protection order” ne suffit pas à protéger les femmes de la violence domestique ; cela peut même aller jusqu’au féminicide. On constate aussi que la justice est souvent très lente. Beaucoup de femmes ont honte d’en parler et sont encouragées à rester avec leur agresseur « à cause des enfants ».

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Comment changer ce regard porté sur les femmes qui quittent un foyer violent ?

Une mère qui part pour se protéger n’est pas une lâche : c’est une héroïne. Elle montre à ses enfants ce qu’est la dignité. Il faut une tolérance zéro réelle face aux violences conjugales.

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Où doit commencer le changement ?

 Il faut prendre le problème à la racine en éduquant les petits garçons. Leur apprendre que la masculinité ne se définit pas par la violence ou la domination est fondamental.

De quel type de soutien les victimes ont-elles besoin ?

 Il faut apporter un soutien moral et financier à toutes les victimes de violences conjugales, car les séquelles restent. En 2026, il est primordial de trouver et d’adopter une structure plus adaptée pour aider ces femmes qui souffrent face à leurs bourreaux.

Quel est le message central que vous souhaitez transmettre ?

N’oublions jamais : ces victimes ne sont pas des statistiques. Ce sont nos sœurs, nos tantes, nos mères et nos grands-mères.

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