Au cœur du mythique Champ-de-Mars, les célébrations du 58e anniversaire de l’indépendance et le 34e de la République de Maurice ont rassemblé une foule enthousiaste venue célébrer l’histoire, l’identité et l’unité nationales. Dans une atmosphère empreinte de patriotisme et de ferveur populaire, des milliers de Mauriciens, ainsi que des étrangers vivant et travaillant sur l’île, se sont déplacés pour assister à la traditionnelle cérémonie de levée du drapeau, moment fort des fêtes nationales.
La cérémonie s’est déroulée en présence du Chief Guest de l’État, le Dr Patrick Herminie, président des Seychelles, accueilli dignement dans un protocole solennel. Comme le veut la tradition, les dignitaires et personnalités officielles étaient installés sous une grande marquise réservée aux VVIP, tandis que le grand public prenait place sur la vaste plaine du Champ-de-Mars. Malgré la distance, les spectateurs ont pu suivre chaque moment de la cérémonie grâce à de écrans géants installés à des points stratégiques sur le site, retransmettant en direct les défilés et les différentes séquences officielles.
Bien avant le début du cérémonie officielle, l’ambiance était déjà festive. Des familles entières, des jeunes, mais aussi des travailleurs étrangers, avaient convergé vers le Champ-de-Mars pour partager ce moment symbolique de l’histoire du pays. Beaucoup arboraient fièrement les couleurs du quadricolore national — rouge, bleu, jaune et vert —, certains brandissant de petits drapeaux, d’autres vêtus des objets de décoration aux couleurs du pays. Si les Mauriciens sont souvent discrets dans l’expression de leur patriotisme, cette journée constitue chaque année une occasion privilégiée de manifester l’attachement profond à la nation.
La liesse populaire s’est particulièrement fait sentir lors des moments les plus spectaculaires de la cérémonie. À chaque coup de canon tiré dans le cadre du protocole officiel, la foule répondait par des applaudissements et des cris de joie. Le survol des hélicoptères de la police et de l’avion Dornier a également suscité l’enthousiasme du public, les regards tournés vers le ciel pour admirer ces passages impressionnants qui ponctuaient la célébration.
Autour de la plaine, l’atmosphère ressemblait par moments à celle d’une grande fête populaire. Des marchands ambulants avaient pris place pour répondre à l’affluence. Glaces, pistaches grillées, jus frais et autres rafraîchissements étaient proposés aux spectateurs, contribuant à maintenir une ambiance conviviale pendant l’attente des différents défilés. Pour beaucoup, il ne s’agissait pas seulement d’assister à une cérémonie officielle, mais aussi de vivre un moment collectif, dans un esprit de partage et de fierté nationale.
Sur le plan logistique, les forces de l’ordre ont été fortement mobilisées afin d’assurer et de garantir la sécurité et la bonne organisation de l’événement. La police a notamment déployé un important dispositif aux abords des principales artères menant au Champ-de-Mars. À proximité de la rue Pope Hennessy et du secteur de Château d’Eau, Tranquebar, des agents étaient chargés de réguler la circulation et d’orienter les automobilistes vers les zones de stationnement prévues pour l’occasion. L’accès du public se faisait principalement par la rue Pope Hennessy, tandis que l’entrée de la rue Shakespeare, en face du Mauritius Turf Club (MTC), était réservée aux invités officiels et aux personnalités.
Après les défilés et les différentes prestations protocolaires, l’invité d’honneur, le président des Seychelles, a pris congé de son hôte mauricien. Peu à peu, les dignitaires ont quitté les lieux, laissant place à une ambiance encore plus festive. La soirée devait en effet se poursuivre avec un grand concert populaire, permettant aux Mauriciens de prolonger les célébrations dans la musique, la convivialité et la fierté de son identité nationale.
Au-delà du protocole et des cérémonies officielles, ces célébrations ont une nouvelle fois démontré l’attachement profond des Mauriciens à leur patrie, ainsi que leur capacité à transformer une commémoration nationale en un moment de partage, d’unité et de joie collective.
CHAMP DE MARS
Diego Garcia s’invite au spectacle
La cérémonie protocolaire marquant la célébration des fêtes nationales s’est déroulée comme du papier à musique. Le ton a été donné à 16h10 avec l’entrée en scène de différentes unités de la police. S’en est suivie l’arrivée du Deputy Prime Minister (DPM), Paul Bérenger, et du Premier ministre, Navin Ramgoolam, trois minutes plus tard. Les deux personnalités ont échangé une poignée de main, le sourire aux lèvres, avant d’attendre l’arrivée du président de la République, Dharam Gokhool. Ensemble, ces dignitaires ont accueilli le Chief Guest, Patrick Herminie.
C’est précisément à 16h30 qu’a eu lieu la cérémonie du drapeau. Le caporal Gopesh Bhawaneedin et la Woman Police Constable (WPC) Hemavati Bussooa-Dawooky ont eu l’honneur d’accomplir cette tâche solennelle. Au même moment, le Police Band interprétait le Motherland, l’hymne national. La traditionnelle salve de 21 coups de canon a également été tirée pour l’occasion, au grand plaisir du public venu assister à la cérémonie.
Le spectacle a ensuite pu commencer avec un ballet aérien mettant en scène les hélicoptères et les avions de la police mauricienne, des autorités indiennes et françaises. Par leur participation à cette fête nationale, ces nations ont une nouvelle fois témoigné des liens d’amitié profonds qui les unissent à Maurice.
À 16h40 ont débuté les défilés, avec en tête les différentes unités de la police, suivies d’une équipe des forces seychelloises, de la marine indienne et d’un régiment d’infanterie de l’armée française. Fidèles à la tradition, plusieurs autres institutions ont également pris part au défilé, notamment la Mauritius Revenue Authority, la Mauritius Prison Service, les majorettes du Queen Elizabeth College, les scouts ainsi que des représentants de la Croix-Rouge, entre autres.
Après le passage des véhicules de la police, le programme s’est poursuivi avec diverses prestations, dont un ballet aérien de l’Helicopter Squadron de la police, une performance musicale du Police Band, une marche synchronisée de la Special Mobile Force (SMF) et la prestation d’enfants entonnant la chanson d’unité Lame dan lame.
L’un des moments forts de cette célébration a été le message patriotique transmis par un groupe de policiers ayant réalisé des figures humaines représentant différentes îles faisant partie de la République de Maurice. Une banderole mentionnant Diego Garcia a également été déployée pour l’occasion, en réaffirmant notre souveraineté sur les Chagos.
La célébration s’est finalement achevée sur une note festive avec un spectacle culturel.
Mgr Jean-Michaël Durhône (évêque de Port-Louis), GOSK : « Une reconnaissance pour notre contribution »
« C’est avec joie et simplicité que j’accueille cette décoration qui rappelle aussi la collaboration que l’Église catholique veut vivre avec le gouvernement mauricien. C’est une manière de reconnaître aussi notre contribution, à travailler pour la paix, la justice et le bien commun dans ce pays que nous aimons. Je dis merci pour cela, ainsi qu’à tous ceux qui m’aident à porter ma mission, dans la joie et dans les épreuves. »
Shyam Kumar Surat (entrepreneur), GOSK : « L’avenir du pays est dans la production »
« Mo bien kontan definitivman. Surtout pour ce que notre groupe SKC Surat a fait pour le pays en termes de sécurité alimentaire. Nous travaillons avec 75 producteurs locaux, et selon les normes phytosanitaires requises par les autorités. Je suis dans le métier de l’import-export et la distribution des produits agricoles et frais depuis plus de 55 ans. Nous avons commencé très jeunes dans la famille; pour nous, l’agriculture et les plantations ont toujours été très importantes. Nous sommes leader à Maurice et nous opérons également à La Réunion et en Afrique du Sud où nous avons nos bureaux.
« Ce qui me rend le plus fier, c’est que nous avons traversé des difficultés et que nous sommes toujours là, debout et prêts à relever les défis. La période du Covid a été très éprouvante pour nous et nos 400 employés. Nous n’étions pas opérationnels pendant un mois et nous avons beaucoup souffert de cela.
« Zot inn ferm nou antrepriz pandan enn mwa me vreman pa ti bizin ferme, me nounn bizin res trankil, pa kav dir nargne. Nous nous sommes relevés. Aujourd’hui, la nouvelle génération nous rejoint, y compris mes filles et mes neveux qui ont entrepris leurs études. Je ne vais jamais cesser de répéter que nous devons produire, produire et produire. Quand vous voyez les problèmes géopolitiques actuels, vous voyez bien que nous n’avons pas le choix que de produire au maximum ce que nous consommons. L’avenir du pays est dans la production. Sans production nous ne pourrons pas consommer, nous ne pourrons pas vivre. »
Michaël Glover (ancien ministre des Sports), GOSK : « Très heureux pour le monde sportif »
« Je suis très honoré de cette distinction. D’autant que j’ai été décoré pour service rendu dans le monde sportif. Quand une distinction vient de son pays, c’est toujours réjouissant. J’en suis très fier et j’espère que cela rejaillira sur le monde sportif. Je suis très heureux également de voir d’autres sportifs comme Kimberley Le Court Pienaar et Yovanni Philippe, parmi les décorés. Les personnes issues de ce milieu ne profitent pas toujours de ce genre de distinction. »
David Constantin (cinéaste), OSK : « Un encouragement pour le cinéma »
« C’est un encouragement pour la filière du cinéma qui ne demande qu’à se développer et contribuer à l’économie du pays et à son rayonnement culturel. »
Vikash Tatayah (Environnement), CSK : « Je dédie cette reconnaissance à tous ceux qui travaillent dans la conservation »
« It is a great honour, surtout lorsque cela vient du pays que j’adore. J’ai eu d’autres reconnaissances internationales mais celle de son propre pays est autre chose. Je l’accepte avec humilité. C’est le fruit de beaucoup de travail : presque 30 ans dans le domaine de la conservation. It is quite rewarding et cela rappelle que le travail continue et que nous devons faire de notre mieux pour préserver la nature, les écosystèmes que ce soit à Maurice, à Rodrigues ou sur les îlots.
« Cette reconnaissance, c’est aussi pour le travail de tous ces hommes et ces femmes engagés dans la préservation et la conservation au sein de la Mauritian Wildlife Foundation (MWF), des institutions gouvernementales et des organisations non gouvernementales. Ils sont plus d’une centaine à le faire avec passion et détermination.
« Parfois, nous avons l’impression que notre travail n’est pas valorisé. Cet award montre que le travail est reconnu, et j’espère que cela valorisera le métier de conservation et d‘écologie et encouragera d’autres à poursuivre. Beaucoup de jeunes talents se joignent au secteur et le quittent.
« Ce qui me ravive aussi aujourd’hui, c’est de recevoir cette décoration en même temps que Carl Jones (GOSK), mon ami, mon mentor, mon guru, qui a commencé le travail en 1979. C’est grâce à lui que je suis là. Il m’a épaulé durant 30 ans en tant qu’étudiant et ensuite collègue. Il a aussi été mon superviseur quand j’ai fait mon PhD. I owe him a lot. It is a grand added honour to be on the same list as professor Carl Jones. »
Henri Favory (auteur et homme de théâtre), MSK: « Une reconnaissance pour mon travail »
« Je suis très heureux de cette décoration. C’est un honneur pour moi. C’est une reconnaissance de mon travail dans le théâtre. »
Son épouse Marie-France :
« Henri a beaucoup contribué à la création artistique en langue kreol. Il a fait la promotion de la langue kreol à travers le théâtre. Nous avons participé à la grève à travers nos chansons. Cette décoration est une reconnaissance de sa contribution sur le plan culturel et social. »
Dr Teeluck Kumar (Sunil) Gunness, GOSK : « Le Cardiac Centre est une fierté pour le pays »
« Je remercie le Premier ministre pour cette décoration, qui est une reconnaissance du travail abattu par le Cardiac Centre de Pamplemousses, géré par le Trust Fund for Specialised Medical Care. Ce centre est une fierté pour le pays, non seulement par la quantité de cas traités, mais aussi par la qualité de nos résultats.
« Le Cardiac Centre est un service gratuit où nous pratiquons quotidiennement quatre à cinq opérations, 18 angiographies et environ sept poses de stents (stenting). C’est une grande satisfaction pour notre équipe qui compte quelque 300 personnes, dont 20 à 25 médecins et 150 infirmiers. Notre « bread and butter », matin, midi et soir, c’est le cœur.
« Aujourd’hui, nous réalisons un millier d’opérations cardiaques annuellement. À titre de comparaison, sur les 65 centres cardiaques que compte la France, seule une dizaine atteint ce volume de mille interventions par an.
« Deux aspects me tiennent particulièrement à cœur. Premièrement, avec le temps, j’ai formé de nombreux jeunes qui sont désormais prêts à prendre la relève pour assurer la pérennité du centre. Deuxièmement, bien que nous soyons un petit pays, nous avons réalisé la première opération cardiaque à Madagascar ainsi qu’au Botswana. Aujourd’hui, le centre du Botswana est autonome ; nous avons formé leur personnel — médecins et infirmiers — venus en stage à Maurice.
« Par ailleurs, nous n’avons pas peur d’introduire les nouvelles technologies. Ces trois ou quatre dernières années, nous avons adopté de nombreuses techniques de pointe en cardiologie interventionnelle, notamment pour le remplacement de la valve aortique par cathétérisme (TAVI).
« Notre parcours a débuté en 1993, et dès 1998, le Cardiac Centre était pleinement opérationnel. En 2005, nous avons étendu nos interventions aux enfants. Nous avons ensuite introduit le stenting et l’assistance cardiaque. Aujourd’hui, nous traitons des cas complexes avec succès.
« Enfin, dans le cadre de la pratique privée à C-Care Wellkin et au sein de notre unité cardiaque, nous avons récemment introduit un électrocardiogramme (ECG) utilisant l’intelligence artificielle.
« Je m’intéresse à l’IA depuis 2020 et j’ai collaboré avec des experts de Francfort, en Allemagne. Ce dispositif avancé permet d’obtenir un diagnostic précis dans au moins 80 % des cas, contre environ 40 % pour un ECG conventionnel. »
Veda Baloomoody, GOSK : « Pour mon engagement politique et judiciaire »
« Je voudrais remercier le Premier ministre, Navin Ramgoolam, et le Deputy Prime Minister, Paul Bérenger, pour la confiance placée en moi. Cette décoration touche également ma famille et surtout les activistes qui ont été derrière moi durant 40 ans. Je les remercie pour leur soutien continuel. Je suis reconnaissant que l’État ait reconnu ma contribution non seulement dans la vie politique et parlementaire, mais également dans la vie professionnelle, c’est-à-dire dans le domaine judiciaire. »
Vijay Makhan, GOSK : « Une distinction dédiée à ma famille et au service public »
« J’accueille cette reconnaissance républicaine avec beaucoup d’émotions. En premier lieu, je dédie cette haute distinction à mes feus parents, qui ont su me transmettre de grandes valeurs et des principes qui m’ont guidé durant toute ma carrière professionnelle. Ensuite, je la dédie à mon épouse, Uma, et à mes deux enfants, Shyamant et Davina, ainsi qu’à mes sœurs et frères qui m’ont soutenu tout au long de ce parcours.
« Je n’oublie pas mes collègues du service public, plus particulièrement ceux du ministère des Affaires étrangères. Ma carrière professionnelle n’a pas été un fleuve tranquille. Il y a eu des hauts et des bas. Mais la persévérance, la patience et la détermination m’ont mené là où je suis parvenu dans ma vie.
« Une des consécrations de ma vie professionnelle a été mon élection au poste de secrétaire général adjoint de l’OUA, puis Commissaire de l’Union africaine. Une fierté, pas seulement pour moi, mais aussi pour mon pays bien-aimé. J’ai aussi eu le privilège de diriger le ministère des Affaires étrangères à deux reprises en tant que Secrétaire aux Affaires étrangères.
« Bien sûr, j’ai une mention spéciale pour Paul Bérenger, qui a toujours valorisé mes compétences et mes qualités. Mes remerciements vont également au Premier ministre, Navin Ramgoolam, pour ce geste généreux et cette consécration. »
Mahen Kundasamy, GOSK : « Servir le pays au plus haut niveau, un honneur »
« Je remercie sincèrement et du fond du cœur le Premier ministre, Navin Ramgoolam, pour cette reconnaissance de ma carrière. Pendant plus de 18 ans, j’ai servi le pays au plus haut niveau. J’accepte cet honneur avec une grande humilité.
« À cette occasion, je pense également à ma famille, en particulier à mon épouse qui m’a soutenu pendant tout ce temps. Elle m’a accordé un soutien indéfectible et a été une force tranquille. Je pense aussi à mon père et à ma mère. Mon père était musicien au sein de l’orchestre de la police, qui a interprété l’hymne national pour la première fois au Champ-de-Mars le 12 mars 1968. Il était un ami proche de Philippe Gentil. C’est pour moi très émouvant.
« Je dois aussi remercier tous ceux qui m’ont accompagné professionnellement durant ma carrière, parce qu’on n’accomplit jamais rien tout seul. Je dédie également cette reconnaissance à ceux qui m’ont aidé dans mon travail au service du pays depuis que j’ai eu l’honneur d’occuper le poste de haut-commissaire en Afrique du Sud en 1995.
« J’ai été également haut-commissaire de Maurice à Londres. Je suis aussi fier d’avoir fait partie de l’équipe de Festus Mogae, ancien président du Botswana, dans ses efforts en faveur de la paix au Soudan au sein de la Joint Monitoring and Evaluation Commission. Il y avait à cette époque 17 000 membres du personnel des Nations Unies, dont la plupart étaient des soldats engagés dans le maintien de la paix. Cette guerre avait fait 400 000 victimes.
« Dans sa lettre très touchante qu’il m’avait adressée à la fin de la guerre, il m’a remercié pour ma contribution en tant que Deputy Chief of Staff et chef de l’équipe stratégique. Il avait fait ressortir que j’avais demonstrated a strong sense of conviction, passion, energy and determination in discharging the mandate bestowed upon the institution. « Je pense avoir porté haut le drapeau de Maurice. »
Patrick Belcourt : « Pas une médaille à accrocher au mur »
« 58 ans d’indépendance : ce 12 mars 1968, notre île Maurice faisait un pari audacieux : celui de croire qu’une petite île, riche de ses différences, pouvait devenir une nation forte. Pas par la taille, pas par la puissance. Mais par l’intelligence, le travail et la capacité de vivre ensemble.
Depuis, le chemin n’a jamais été parfait. Aucun pays ne l’est. Mais l’indépendance n’a jamais été une médaille à accrocher au mur une fois par an. C’est une exigence. Une vigilance. Une responsabilité collective. Car aimer son pays, ce n’est pas l’idéaliser. C’est vouloir qu’il soit à la hauteur de ce qu’il pourrait être. Aujourd’hui, nous pouvons être fiers de ce que l’île Maurice est devenue. Mais la plus belle manière d’honorer notre indépendance reste encore la plus simple – et la plus exigeante : refuser la médiocrité, défendre l’intégrité, et construire un pays encore meilleur que celui que nous avons reçu.
« Parce que le meilleur de notre nation reste encore à écrire…En Avant Moris.
Arnaud Dalais (GOSK) : « L’esprit d’entreprise, un rôle essentiel dans le développement économique »
« Je reçois cette distinction avec beaucoup d’humilité et de reconnaissance. Au fil des années, j’ai eu la chance de travailler aux côtés d’équipes engagées et de partenaires de confiance pour construire et développer des entreprises ancrées dans la durée. Cet honneur reflète avant tout ce travail collectif, mais aussi ma conviction que l’esprit d’entreprise et l’investissement à long terme jouent un rôle essentiel dans le développement économique de Maurice, dans un esprit de collaboration entre le secteur des affaires et les gouvernements qui se sont succédé au fil des années. Je souhaite également associer à cette reconnaissance le groupe CIEL et l’ensemble de ses collaborateurs, à Maurice comme dans les différents pays où nous opérons, qui contribuent chaque jour, par leur engagement, à faire avancer cette ambition. »
Carl Jones (GOSK) : « It reflects the country’s deep commitment to its unique wildlife »
« I am honoured to receive this recognition for over forty years of conservation work in Mauritius. While we have successfully prevented the extinction of several species, this has always been a collaborative effort alongside a talented international team and our dedicated Mauritian colleagues. It is fitting that Mauritius—the island that once symbolised loss through the Dodo—is now a global leader in nature restoration. I am particularly pleased that both Vikash and I have been acknowledged; it reflects the country’s deep commitment to its unique wildlife and the vital work required to protect it. »
Rajesh Bhagwan, GCSK : « Une reconnaissance pour 40 ans au service du pays »
« Je remercie le Premier ministre et le vice-Premier ministre. C’est un grand honneur pour moi et pour ma famille. C’est une reconnaissance de la République pour avoir été au service du pays pendant plus de quarante ans.
« J’ai commencé mes activités au niveau de la ville de Beau-Bassin–Rose-Hill. J’y ai été conseiller municipal, adjoint au maire, puis maire à trois reprises. J’ai aussi été PPS et ministre à trois reprises. J’ai également été whip de l’Opposition.
« Au sein du MMM, j’ai occupé les fonctions de président et de secrétaire général. J’ai connu beaucoup de victoires, mais aussi beaucoup de cyclones. J’ai poursuivi ma voie malgré les difficultés et mon bateau est toujours arrivé à bon port.
« Je n’aurais rien réussi sans ma famille, sans Mme Bhagwan. Je dédie cette décoration à l’électorat de la circonscription No 20, Beau-Bassin/Petite-Rivière, qui m’a élu dix fois consécutivement. J’ai toujours pratiqué une politique de proximité.
« J’ai aussi une pensée pour mes parents disparus et pour ma famille. Mon père est arrivé à Maurice du Gujarat à l’âge de 14 ans comme ouvrier. C’était un travailleur acharné. J’ai connu une enfance modeste et tout ce que j’ai accompli, c’est grâce à mon travail. J’ai toujours été fidèle à ma famille, fidèle à mon électorat et fidèle à mon parti. J’ai toujours gardé les valeurs militantes. Tout le monde connaît mes qualités et mes défauts. »
Jean-Claude de l’Estrac, GCSK: Une reconnaissance pour un demi-siècle d’engagement »
« Je suis déjà commandeur de la Légion d’honneur de la République française et commandeur de l’Ordre du Mérite de Madagascar. Je suis extrêmement heureux de cette nouvelle reconnaissance qui vient saluer une contribution d’un demi-siècle dans des domaines variés.
Au fil des années, j’ai été engagé dans le journalisme, la politique et l’administration, aussi bien au niveau régional qu’au sein de l’administration centrale. J’ai occupé le portefeuille ministériel de plusieurs ministères, dont l’Industrie, l’Économie et le Développement, ainsi que les Affaires étrangères.
« Sur le plan régional, j’ai également exercé les fonctions de secrétaire général de la Commission de l’océan Indien, une responsabilité qui m’a permis de contribuer au renforcement de la coopération dans notre région.
« Je suis d’autant plus heureux de cette reconnaissance que j’ai souvent été critique de ce Premier ministre, à la fois dans mes activités de journaliste et dans mon engagement politique. Malgré cela, il s’est conduit en homme d’État en reconnaissant ma contribution, indépendamment des considérations partisanes, des divergences d’opinion ou des critiques que j’ai pu formuler.
C’est le geste d’un homme d’État »
Shakeel Mohamed, GCSK : « Je reçois la décoration avec humilité »
« Immédiatement, je remercie Dieu qui m’a mis dans une telle position. Je suis très humble. Je remercie le Premier ministre qui a cru en moi et qui m’a donné cette décoration. Cette décoration me fait penser à ma famille, à mon grand-père Abdool Razack Mohamed, à mon père Yousuf Mohamed, qui avait été fait GOSK en 2003. Vingt-trois ans après, je suis élevé au rang de GCSK. Cela me rappelle le travail que la famille Mohamed a accompli pour le pays dans le service public. Cette distinction renforce ma promesse envers la population de servir et de continuer à servir en toute intégrité et honnêteté. »

