L’introduction de canards dans le lac sacré du Ganga Talao constitue une violation de l’Animal Welfare Act. C’est ce qui ressort d’un communiqué du ministère de l’Agro-industrie en date du 20 janvier 2026. Ce communiqué survient après la polémique entourant le déplacement de treize canards par les autorités. Dans sa missive, le ministère appelle le public à agir de manière responsable et à respecter tant le caractère sacré que l’intégrité écologique du site de Grand Bassin.
« Le lac de Grand Bassin est un plan d’eau naturel d’une importance religieuse, écologique et environnementale exceptionnelle. En tant qu’écosystème précieux, il abrite une faune sauvage ainsi qu’une flore endémique et indigène. Le lac sert de réserve naturelle d’eau douce pour plusieurs espèces, notamment l’Awaous pallidus (le Flathead Goby de Maurice) ainsi que les crevettes Caridina mauritii, Caridina spathulorostris et Caridina richtersi. Il offre également un habitat à des espèces d’eau douce introduites historiquement, telles que le Channa striata, l’Anguille marbrée et le Tilapia. De plus, la zone est un refuge crucial pour les oiseaux, notamment la Poule d’Eau, qui joue un rôle significatif dans le maintien de l’équilibre écologique, et le Pigeon Rose. »
« Prenant note avec inquiétude que des canards domestiques ont été introduits dans cet environnement ces dernières années, le ministère a agi pour les déplacer vers un cadre plus propice, à savoir la Curepipe Experimental Division ». Selon les autorités, cet acte délibéré constitue une violation de l’Animal Welfare Act, qui stipule que le fait de laisser divaguer des animaux domestiques est une infraction.
Le ministère attire également l’attention du public sur le fait que les canards sont des porteurs connus de la salmonelle, une infection zoonotique. Étant donné que les pèlerins utilisent l’eau de Ganga Talao pour les prières et, dans certains cas, pour la consommation, le risque de transmission de la salmonellose par voie oro-fécale ne peut être négligé. Par conséquent, les autorités réitèrent leur appel à la responsabilité afin de préserver tant la sainteté que la biodiversité du lac.

