Alors que le prix de la bonbonne de gaz de 12 kg est passé de Rs 190 à Rs 250, la question du niveau des stocks à Maurice suscite l’attention. Les autorités se veulent toutefois rassurantes quant à la disponibilité du produit sur le marché local.
Le ministre du Commerce, Michaël Sik Yuen, confie que « le stockage de gaz devrait atteindre 62 jours sous peu. Cette projection prend en compte les arrivages en cours et à venir. Après le débarquement effectué cette semaine, permettant de porter le volume disponible à 16 960 tonnes métriques, un autre navire transportant du gaz est attendu le 4 avril. »
Du côté des acteurs liés à la distribution et à la régulation, le discours converge. Suttyhudeo Tengur, président de l’Association pour la protection de l’environnement et des consommateurs et membre du conseil d’administration de la State Trading Corporation (STC), affirme que la situation n’est pas alarmante. Selon lui, Maurice dispose d’un bon stockage, renforcé par l’acquisition récente d’infrastructures auparavant détenues par Pétredec. Il ajoute que l’approvisionnement du pays se fait principalement via le continent américain, ce qui limite l’impact direct des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Il explique que la hausse du prix de la bonbonne s’explique plutôt par des facteurs logistiques, notamment le coût du fret et les contraintes liées au transbordement.
Au niveau des stations-service, le constat est similaire. La quasi-majorité des propriétaires se rejoignent sur un fait : les livraisons se poursuivent normalement. Les distributeurs assurent l’approvisionnement sans interruption et aucune plainte liée à un manque de gaz n’a été enregistrée. Concernant l’impact de la hausse des prix, ils observent une certaine acceptation de la part des consommateurs. Certains auraient anticipé en remplissant des bonbonnes vides, sans pour autant créer de déséquilibre sur le marché.

