Comme attendu et annoncé, les prix des cultures vivrières sont à la hausse dans les foires et les marchés suivant les récentes pluies torrentielles, mais pas que. Avec l’observance du jeûne par des fidèles en marge de la fête Cavadee, célébrée hier, et celle du Maha Shivaratree prévue le 18 février, suivant la logique de l’offre et de la demande pour des légumes devant servir à la préparation de mets végétariens, la mercuriale est entrée en zone rouge.
Ainsi, en différents points de vente, le lalo, par exemple, se négociait en moyenne autour de Rs 100 la livre ou demi kilo; le margoze entre Rs 70 et Rs 90 ; la bringelle entre Rs 55 et Rs 70 ; le chou-chou aussi cher que Rs 80 ; les haricots verts entre Rs 75 et Rs 90, alors que le petit piment était mis en vente à Rs 150 à Rs 170 la livre. Par ailleurs, la carotte – vendue en moyenne autour de Rs 45, sous l’effet des grosses pluies et de la chaleur – n’était pas de première fraîcheur, la coriandre (cotomili) demeurait toujours presque introuvable.
La pomme d’amour qui, autrefois, était la première culture vivrière dont le prix montait nettement en flèche à la première inondation ou sous le coup des premiers coups de vents cycloniques, se vendait encore en moyenne entre Rs 40 et Rs 50. Des prix acceptables en la circonstance. Idem pour le cresson : Rs 25 la botte, et le brède Tom Pouce : Rs 25. Quant au concombre, il se négociait à Rs 50 – Rs 60 la pièce et le poivron autour de Rs 70.
Si n’y a, donc, pas de cotomili, ces temps derniers sur les étals, en plusieurs points de vente, en revanche, d’autres plantes aromatiques dont le thym, la menthe ou le persil étaient disponibles à pas moins de Rs 20 la botte.
En l’absence de nouvelles grosses pluies ou de vents cycloniques, le prix des légumes devrait se stabiliser à partir du 18 février, date de célébration du Maha Shivaratree. Au final, il faudra attendre au moins fin mars /début avril après le pic de la saison cyclonique et celui des grosses averses pour un début de retour à la normale.

