Les tensions au Moyen-Orient, notamment la guerre impliquant l’Iran, Israël et les États-Unis, inquiètent la Consumer Union. L’organisation craint que ce conflit ne perturbe le commerce international, en particulier si le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz venait à être paralysé. Une telle situation pourrait générer de sérieuses répercussions sur l’économie mondiale et, par ricochet, sur Maurice, une économie fortement dépendante des importations.
« Deux aliments essentiels pour la population, le riz et la farine, sont entièrement importés. De plus, le pays ne produit ni gaz ni pétrole, ce qui rend notre système énergétique largement dépendant des produits pétroliers importés », souligne Deepak Benydin, président de la Consumer Union. Il ajoute que dans un contexte international déjà fragilisé par la crise de la Covid-19, toute perturbation des routes maritimes pourrait provoquer une nouvelle flambée des prix et accentuer la pression sur le pouvoir d’achat des consommateurs mauriciens.
« À l’occasion de la Journée mondiale des consommateurs, la Consumer Union appelle également les autorités à renforcer les mécanismes de protection des consommateurs face à la hausse persistante du coût de la vie. Hormis quelques produits de base comme le riz, la farine et le gaz ménager, qui bénéficient de subventions, la majorité des biens de consommation sont vendus sur un marché libre avec peu de contrôle des prix », fait-il comprendre.
La Consumer Union affirme avoir déjà interpellé le gouvernement et le ministère du Commerce sur ces dérives. Le gouvernement a prévu une enveloppe de Rs 20 milliards pour subventionner certains produits, dont le fromage et l’huile de cuisson.
Mais pour la Consumer Union, l’absence de contrôle efficace sur le terrain demeure le principal problème. L’organisation déplore également le non-respect de l’affichage des prix, certains produits étant même vendus sans aucune indication de prix.
« Pendant ce temps, le coût de la vie continue d’augmenter, aggravant l’appauvrissement des consommateurs. La situation est en outre accentuée par la dépréciation de la roupie face aux principales devises, notamment le dollar américain, le dollar canadien, la livre sterling et l’euro », estilme Deepak Benydin.
Face à ces défis, la Consumer Union estime qu’il est urgent pour les autorités de mettre en place des stratégies durables afin de protéger les consommateurs et garantir la sécurité économique et alimentaire du pays.

