Alors que l’on se rapproche de la fin du deuxième trimestre scolaire, le plus long et le plus important du calendrier, des classes au MEDCO Agalega sont perturbées depuis le premier trimestre par un manque d’enseignants.
Ce sont les élèves de Grades 7 et 8 ainsi que ceux de l’Extended Programme qui sont pénalisés par cet état de choses. En effet, ils n’ont cours que trois fois par semaine, et les deux autres jours de la semaine, on les voit flâner dans l’île ou partir à la mer.
Selon des recoupements d’informations effectués par Le-Mauricien auprès des sources concordantes dans l’archipel, les responsables de l’administration auraient informé plus d’une fois les autorités mauriciennes, notamment l’Outer Islands Development Corporation (OIDC), la direction de MEDCO et le ministère de l’Education de cette situation, mais jusqu’ici, aucun signe de l’arrivée prochaine des futurs remplaçants.
Ce collège à Agalega aurait besoin urgemment d’au moins deux enseignants additionnels pour le bon déroulement des classes. Ce manque de ressources humaines a contraint les quatre enseignants du secondaire en poste à donner priorité aux élèves de classes de Grade 9 et 10 afin d’être en mesure de terminer le programme d’études, permettant ainsi à ces jeunes de prendre part aux examens de fin d’année dans de bonnes conditions.
« Minister Ledikasyon pa pe pran nou kont », dit tristement une habitante au sujet de ce manque au niveau du personnel enseignant. Et ce problème spécifique relance par la même occasion les commentaires sur la nécessité de revoir le système éducatif proposé aux enfants à Agalega et ne correspondant pas aux réalités de l’archipel.
Hélas un sujet maintes fois soulevé durant ces 20 dernières années par l’association Les Amis d’Agalega et des personnes visitant l’archipel régulièrement, notamment des prêtres qui y vont en mission et des travailleurs sociaux. Et les habitants n’ont pas tort de dire que l’éducation à Agalega « est le parent pauvre du système éducatif national ».
Par ailleurs, avec la fin des travaux de construction de la nouvelle piste d’atterrissage et du nouveau port, et le retour des ouvriers indiens déjà chez eux, les dortoirs de ces travailleurs ont déjà été démolis. En revanche, les bâtiments construits pour abriter l’administration d’Afcons Infrastructure (le contracteur indien) et pour loger les cadres de cette compagnie durant le déroulement des travaux ne seront pas, selon des informations disponibles, démolis.
« Ki pou fer ek sa batiman-la ek tou bann zafer ki ena ladan ? » Telle est la question que se posent les habitants. Or, il se chuchote que le gouvernement mauricien serait intéressé par ces espaces pouvant servir de logement à l’avenir aux Public Officers qui partiraient en mission dans l’archipel. Des officiers de l’Evaluation Office y étaient il n’y a pas très longtemps concernant ces locaux d’Afcons.
D’autre part, c’est la grande attente à présent concernant la date de la mise en opération de ces nouvelles infrastructures aéroportuaires. Cette question intéressera l’opposition à la prochaine séance parlementaire.

