KHALEEJ TIMES : Le groupe MCB devenu une passerelle financière entre l’Afrique et le monde

Le groupe bancaire MCB s’impose comme l’une des institutions les plus influentes de l’océan Indien et d’Afrique, capable de connecter les économies émergentes du continent aux grands circuits financiers internationaux. C’est le constat du quotidien émirati Khaleej Times, qui consacre un article au rôle stratégique de la banque dans la structuration d’une finance durable et dans l’affirmation de Maurice comme plateforme incontournable entre l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Asie et l’Europe.

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Au cours des 30 dernières années, la MCB a opéré une transformation profonde, explique le Khaleej Times. D’une banque commerciale essentiellement domestique, elle est devenue un groupe financier diversifié, présent sur plusieurs marchés et engagé dans des opérations de grande envergure. « Once primarily a domestic commercial bank, it has evolved into a diversified financial group with growing regional and international reach », écrit le quotidien. Aujourd’hui, l’établissement est non seulement le leader bancaire à Maurice, mais aussi un acteur clé des flux d’investissement reliant l’Afrique au reste du monde.
Cette expansion repose sur des bases financières robustes. Le quotidien émirati souligne que la MCB figure désormais parmi les banques africaines de premier rang, avec « a balance sheet of approximately USD 20 billion, equity of USD 2.3 billion, and profits of around USD 450 million ». Ses activités couvrent la banque de détail, la banque d’entreprise, l’investissement et la gestion privée, le tout appuyé par une gestion prudente des risques et une vision de long terme.

L’implantation internationale du groupe s’est construite étape par étape. D’abord dans l’océan Indien, avec des filiales aux Maldives, aux Seychelles et à Madagascar, puis à travers des partenariats stratégiques, notamment avec Société Générale à La Réunion et à Mayotte. Plus récemment, la MCB a renforcé son ancrage en Afrique continentale afin de capter les nouveaux corridors commerciaux. L’article précise que ces axes « are increasingly important for sectors such as energy, infrastructure, logistics, and private equity, where cross-border financing expertise is critical ».

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Contrairement à de nombreuses institutions financières qui abordent l’Afrique sous le seul prisme du risque, la MCB revendique une approche fondée sur la connaissance du terrain et le potentiel de développement. Le Khaleej Times relève ainsi que « Africa accounts for less than four per cent of global carbon emissions, yet approximately 600 million people still lack access to electricity ». Pour la banque mauricienne, cette réalité impose un modèle de « carbonisation responsable », conciliant croissance économique et transition énergétique.

Le CEO de la MCB Bank, Thierry Hebraud, résume cette vision : « Deeply rooted in Mauritius, our long-term commitment is to Africa and its transformation, supporting sustainable growth while connecting the continent to global financial flows. » Dans les faits, cette stratégie se traduit par le financement de projets solaires, géothermiques et hydroélectriques, mais aussi par des investissements visant à renforcer la sécurité énergétique des États africains. À Maurice, l’accent est clairement mis sur la décarbonisation et la résilience climatique, avec des mécanismes de reporting destinés à garantir la transparence.

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L’essor de Maurice comme centre financier international constitue un levier déterminant. Le pays bénéficie d’une stabilité politique reconnue, d’un cadre réglementaire solide et d’une notation souveraine de qualité. Le journal rappelle l’importance du réseau de conventions fiscales et de l’adhésion à la Zone de libre-échange continentale africaine, qui « has made it an attractive jurisdiction for structuring cross-border investments ».

La MCB exploite ces atouts pour se positionner comme un pont entre les places financières mondiales. Sa relation avec Dubaï est présentée en ces termes : « While Dubai offers scale, liquidity, and global connectivity, MCB provides deep expertise in sub-Saharan Africa. » Le groupe dispose d’ailleurs de bureaux à Nairobi, Johannesburg, Lagos, Paris et Dubaï, permettant d’accompagner ses clients sur plusieurs fuseaux horaires.

Autre axe majeur : la transformation numérique. La banque a investi massivement dans la digitalisation des processus de conformité et d’entrée en relation avec les clients. Mais l’enjeu central reste celui des paiements. Le Khaleej Times souligne que « efficient payment systems are essential for enabling intra-African trade and reducing transaction costs ».

La MCB suit ainsi de près le Pan-African Payment and Settlement System de l’Afreximbank, destiné à fluidifier les règlements entre pays africains et à réduire la dépendance au dollar. Le groupe explore également les technologies émergentes, la tokenisation, les stablecoins et les actifs virtuels, tout en faisant de la cybersécurité une priorité absolue.
Maurice est présentée comme une plateforme financière de choix et le Khaleej Times met en lumière le rapprochement économique entre Maurice et les Émirats arabes unis. Le développement du Dubai International Financial Centre offre de nouvelles perspectives de collaboration avec investisseurs, banques et institutions souveraines basées dans le Golfe.

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