Dans le cadre des célébrations marquant la Journée internationale des droits des femmes, la présidente du Congress of Independent Trade Unions (CITU), Rajshree Thylamay, a lancé un appel en faveur d’une égalité plus prononcée entre les femmes et les hommes dans le monde du travail. Elle souligne qu’au-delà des célébrations, cette journée doit également être l’occasion d’évoquer les défis et les inégalités auxquels les femmes sont encore confrontées dans la société.
Elle fait ressortir qu’à Maurice, les femmes sont aujourd’hui présentes dans presque tous les secteurs de l’économie et contribuent activement au développement du pays. Leur rôle au sein du monde du travail, de la famille et de la société est indéniable. Toutefois, malgré leurs compétences, leur dévouement et leur engagement, elles demeurent encore insuffisamment représentées dans les postes de décision et de leadership.
Pour Rajshree Thylamay, cette situation interpelle l’ensemble de la société. « Une société moderne et démocratique ne peut progresser pleinement si les femmes ne sont pas suffisamment présentes là où les décisions sont prises », soutient-elle. Elle estime qu’il est nécessaire de créer davantage d’opportunités pour permettre aux femmes d’accéder à des postes de responsabilité, que ce soit dans les institutions publiques, les entreprises, les organisations syndicales ou encore au Parlement.
Par ailleurs, la présidente du CITU met en avant que le mouvement syndical a un rôle déterminant à jouer dans la promotion de l’égalité entre les sexes dans la sphère du travail. Elle avance que les syndicats doivent continuer à défendre les droits des femmes, encourager leur participation et soutenir leur accession aux postes de leadership.
Rajshree Thylamay plaide pour un investissement accru dans l’éducation et la formation. Elle préconise la mise en place de programmes de sensibilisation, d’ateliers de formation et d’initiatives communautaires visant à encourager les femmes à prendre pleinement leur place dans la société.
Elle fait un appel aux différents acteurs — gouvernement, employeurs, syndicats et citoyens — en vue de travailler ensemble pour bâtir une société plus juste, inclusive et véritablement égalitaire.
Pour elle, l’autonomisation des femmes ne relève pas que d’une question de justice sociale, mais constitue également une condition essentielle au progrès et à la prospérité de la nation.

