Le problème lié à la distribution d’eau, qui avait affecté environ 200 familles en 2008 dans une partie du village du Morne, connue comme Dilo Pourri, et qui avait été résolu grâce à la Hong Kong and Shanghai Banking, qui s’était associée au Lions Club de Quatre-Bornes et au Mouvement autosuffisance alimentaire, vient une nouvelle fois bouleverser la vie de ces familles. « L’eau ne coule pas depuis quatre jours. Nous recommençons à avoir des difficultés malgré que des travaux aient été effectués pour améliorer la distribution d’eau », soutient Sheila Beeharee, la président des forces vives de cette localité.
Des travaux, qui avaient nécessité un investissement d’environ Rs 13 millions, et gérés par quatre comités, avaient permis aux habitants de cette partie du Morne d’être connectés à un réseau de distribution d’eau potable. Soit à partir de la rivière de Baie-du-Cap. L’eau était pompée, filtrée et chlorée. Ce réservoir d’eau a une capacité d’environ 3 000 cubes d’eau.
Selon Sheila Beeharee, les robinets sont à sec presque quotidiennement et lorsque l’eau coule, celle-ci est boueuse. Certains habitants, surtout les enfants, évitent d’en consommer car ils ont peur de tomber malades.
Éric Mangar, qui était sur place pour faire un suivi du projet en 2009, devait rappeler que le projet concernant la distribution d’eau était destiné aux habitants du Morne dans un premier temps. « Je ne dis pas que le réseau de distribution d’eau potable n’aurait dû être limité qu’aux habitants du Morne. La CWA aurait dû attendre un peu avant d’étendre le réseau de distribution aux habitants d’autres régions. C’est à la CWA de gérer le problème », dit-il.
La présidente de village du Morne, Jackie Montocchio, affirme avoir déjà prévenu la CWA et a demandé aux responsables de canaliser les camions-citernes chez les familles qui en ont vraiment besoin. « Ils font la sourde oreille. À chaque fois ce sont les mêmes familles qui sont approvisionnées. On doit définitivement trouver une solution. Cela ne peut plus durer », insiste la présidente de village du Morne, en ajoutant qu’à chaque fois qu’il pleut, l’eau change de couleur et parfois devient boueuse.
Éric Mangar suggère à la CWA d’effectuer une analyse de la qualité de l’eau qui est distribuée dans cette partie du village du Morne. « Avec le coût de la vie qui devient de plus en plus difficile chaque jour, ce n’est pas facile pour certaines familles d’acheter chaque jour de bouteilles d’eau », fait-il valoir. En ce qui concerne la qualité de l’eau, ce dernier est d’avis que la CWA doit assumer sa responsabilité pour changer les tuyaux trop anciens dans la région si cela pose problème.
Dans le passé, plus de 200 personnes avaient manifesté au Morne contre la fourniture d’eau insuffisante. Cette manifestation n’avait pas été vaine. Des hauts cadres de la CWA s’étaient rendus sur place et avaient eu une réunion avec les habitants pour expliquer que le plus gros problème dans cette région concernait les lieux qui sont difficiles d’accès pour la CWA.

