Le village de St-Pierre raconté par un ancien

Marché central rénové, infrastructures sportives diverses, centres communautaires… St-Pierre est compris dans la circonscription No 8, celle du Premier ministre et leader du MSM Pravind Jugnauth, qui y a été élu deux fois d’affilée. Depuis, le village a connu une transformation profonde relate un des habitants.

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Dewan Gangaram habite le village de St Pierre depuis 1993

« Avant, St-Pierre était moche », se rappelle Dewan Gangaram, qui habite le village depuis une trentaine d’années. « Nous faisions nos courses dans les ti-laboutik chinoises, auprès des commerçants en bordure de route. Ou encore à la petite foire du coin ».

Le quinquagénaire se rappelle du temps où les habitants se rendant au travail, aux aurores, devaient faire un long trajet à pied dans le noir avant de rejoindre un premier arrêt d’autobus. « Sa lepok la, pa ti ena em la limier lor sime. Nou pa ti vreman en sekirite » lâche-t-il.

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Le village de St-Pierre était alors sous-développé, se souvient-il. Toutefois, il a toujours fait bon vivre dans ce village qui comptait en ce temps plus de 15 000 habitants.

« Le climat est favorable, prompte aux fruits de saisons », explique Dewan Gangaram, qui ne changerait de  localité pour rien au monde. D’ailleurs, il jardine lui-même à ses heures perdues, sur un lopin de terre familial annexé à sa demeure.

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La circonscription vivait alors principalement de la terre, les champs de cannes et de légumes foisonnant à l’ombre de la rangée de montagnes de Moka.

« L’arrivée de Pravind Jugnauth a changé le paysage du village », poursuit Dewan Gangaram. Sous la férule du parti soleil a germé une multitude de projets : la rénovation du marché central, l’aménagement de salles-de-sport, des abris-bus et l’installation de lampadaires à travers le village…

Malgré cela, le problème de drogue qui touche St-Pierre « devrait être pris en considération », souligne Dewan Gangaram. À cet effet, il lance un appel au gouvernement de trouver des solutions au fléau qui gangrène le village. Car le trafic, pour l’heure, se déroule au grand jour.

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