La police lance un appel aux pèlerins se rendant à Grand-Bassin au sujet des règlements imposés, surtout concernant la dimension des kanwar. Les Casernes centrales confirment que les policiers seront intransigeants au sujet de la mise en application des règlements. Les autorités maintiennent que leurs actions visent à assurer la sécurité des pèlerins avant tout.
Deux incidents ont été enregistrés, mardi soir. Vers 20 heures, des informations ont été communiquées à la police concernant un kanwar surdimensionné circulant dans la région de Caroline, Bel-Air-Rivière-Sèche. Une opération a aussitôt été enclenchée, mobilisant des éléments de la police régulière, des officiers de la Criminal Investigation Division de l’Eastern Division, de la Scene Of Crime Office, de l’Emergency Response Service et de la Divisional Supporting Unit, sous la supervision d’un haut gradé.
Aux alentours de 22 h 50, les forces de l’ordre ont localisé un cortège d’environ cinquante personnes, comprenant des hommes et des femmes, certains à pied et d’autres à bord de véhicules. Le groupe progressait de Descombes Road, à Caroline, en direction d’Ecroignard, en poussant un imposant kanwar monté sur quatre pneus pneumatiques.
La structure, constituée d’un châssis métallique et recouverte de matériaux décoratifs avec des représentations religieuses, a été mesurée sur place en présence des pèlerins. Les dimensions relevées étaient de 7,10 mètres de longueur, 2,30 mètres de largeur et 3 mètres de hauteur. Les policiers ont alors attiré l’attention des principaux responsables sur le fait que ces mesures excédaient les limites autorisées par la réglementation 2025 encadrant le transport de structures et d’objets lors de processions sur la voie publique.
Quatre participants ont été formellement informés de l’infraction pour « Carrying oversize kanwar on public road ». Ils ont été verbalisés et avertis de leurs droits. Aucun d’eux n’a formulé de plainte. Il leur a également été signifié que la structure pouvait être saisie conformément aux règlements en vigueur.
Les organisateurs se sont engagés à reconduire le kanwar à son point de départ afin d’en réduire les dimensions pour le rendre conforme. La police a apporté l’assistance nécessaire pour assurer le retour sécurisé du convoi. Aucun générateur électrique n’a été découvert sur la structure et l’intervention s’est déroulée sans heurts.
Plus tôt dans la journée, vers 17 h 38, une première procession d’environ 75 personnes avait été signalée sur la Royal Road à Solitude, en direction d’Arsenal. Le groupe, composé d’hommes, de femmes et d’enfants, transportait un kanwar dont les dimensions semblaient également dépasser les normes autorisées.
Mesurée en présence de l’organisateur principal du groupe religieux concerné, la structure affichait 3 mètres de hauteur depuis la chaussée (et 3,40 mètres au niveau des épaules), 2,80 mètres de largeur et 5,50 mètres de longueur. L’intéressé a été informé qu’il contrevenait aux articles 179 et 190 de la Road Traffic Act ainsi qu’au règlement 10/2025 relatif au contrôle des structures lors de processions. Il a été averti de ses droits constitutionnels et verbalisé.
Il aurait expliqué que le kanwar avait déjà été réduit au maximum et qu’il ne leur était pas possible de le diminuer davantage.
Dans la soirée, d’autres membres du même groupe ont également été interceptés et verbalisés pour la même infraction. Certains ont reconnu être conscients que la largeur de la structure dépassait les deux mètres réglementaires. Mais, ils ont poursuivi leur chemin.
La situation avait pris une tournure plus délicate vers 21 heures lorsqu’un groupe estimé à environ 150 pèlerins, accompagnant le même kanwar, a été localisé à l’entrée de Port-Louis, en route vers Grand-Bassin. Plusieurs unités, dont la Metro North Division, la QRT, la DSU et la SSU, ont été mobilisées
Selon les autorités, des membres du groupe se sont montrés hostiles lorsque la police a envisagé la saisie de la structure. Ils auraient refusé catégoriquement toute intervention visant à confisquer le kanwar et déclaré qu’ils ne permettraient pas qu’il soit touché.
La PVTU a été appelée en renfort. Face à la tension croissante et afin d’éviter tout débordement, la décision a été prise d’autoriser le retour du kanwar à son point de départ à Triolet, sous escorte policière.
Le groupe a sollicité un camion privé pour déplacer la structure. Le convoi a quitté Port-Louis et, vers 00 h 55, le kanwar a été ramené à son lieu initial. Des photographies ont été prises par les services techniques sur place à des fins d’enquête et de documentation.
Des patrouilles mobiles et un dispositif de surveillance ont été mis en place autour du point de départ ainsi que sur les itinéraires susceptibles d’être empruntés vers Grand-Bassin.. De son côté, la police avance que ces deux incidents sont isolés et dans l’ensemble, le pèlerinage se déroule correctement.

