Il a mis sa vie en péril à la faveur d’une grève de la faim pour protester contre le refus de la State Trading Corporation (STC) et le gouvernement de baisser les prix des carburants. En vain. La colère de Nishal Joyram atteint son point d’ébullition après la décision du Petroleum Pricing Committee de maintenir les prix du diesel et de l’essence. Il a lancé un appel à la population de se préparer à un mouvement de désobéissance civile ainsi qu’à plusieurs autres actions.
« La population pensait que le premier vendredi 13 allait porter chance au pays, mais tel n’a pas été le cas. » C’est sur le ton de l’ironie que Nishal Joyram a réagi à l’annonce du maintien des prix des carburants, avant d’exprimer sa colère et en soutenant que « la décision de maintenir les prix vient juste compenser la mauvaise gestion du gouvernement. La baisse sur le marché international est de plus de 40% et il n’y aucune raison pour que le gouvernement maintienne le prix, sauf si c’est pour amortir un peu ses frasques. C’est dommage que le peuple mauricien doive payer les pots cassés. »
Pour toutes ces raisons, Nishal Joyram appelle à la désobéissance civile : « Nous n’avons pas encore fixé de date, elle sera communiquée bientôt. C’est important que les Mauriciens réalisent qu’ils ont une responsabilité envers le pays, leurs enfants et leurs petits-enfants. Et la façon dont nous serons gouvernés dépendra de notre input. Si on continue à rester comme un peuple mouton, le gouvernement continuera à prendre des décisions où nous aurons à subir les conséquences. » L’organisation de marches et manifestations pacifiques a aussi été évoquée par l’enseignant : « Nous n’allons pas nous lancer tête baissée dans une action sans pouvoir la contrôler. »

