Une marche pacifique s’est tenue, ce dimanche matin, à Saint-Hubert pour dénoncer le manque criant d’autobus dans la région. Les habitants de Saint-Hubert et des localités avoisinantes tirent la sonnette d’alarme. Sur les 18 lignes officiellement recensées, seules deux à trois seraient réellement opérationnelles.
Les manifestants pointent du doigt l’inaction de la National Land Transport Authority face à un problème qui, selon eux, perdure depuis plusieurs années sans solution concrète.
»Sur les 24 trips que les compagnies de bus doivent assurer quotidiennement, elles n’en effectuent que quatre à cinq’’, déplore le conseiller du village, Nitin Jeeha. Une situation qui affecte lourdement le quotidien des habitants. Des écoliers arrivent en retard, des travailleurs peinent à rejoindre leur lieu d’emploi et des patients, contraints de se rendre à l’hôpital, subissent de longues heures d’attente sous les arrêts d’autobus.
Face à cette crise, le conseiller estime qu’il est impératif d’accueillir favorablement la mise en place du Fleet Management System, un dispositif technologique de suivi des trajets qui pourrait, selon lui, résoudre plus de 90 % du problème en assurant un meilleur contrôle des rotations et du respect des horaires. Cependant, il s’interroge sur les délais d’application du projet. Selon les informations disponibles, sa mise en œuvre pourrait nécessiter encore jusqu’à quatre mois avant son entrée en vigueur effective, un délai jugé préoccupant par les habitants qui réclament des mesures urgentes.
Dans ce contexte, une lettre sera adressée ce lundi au ministre du Transport, Osman Mahomed, afin qu’une solution soit trouvée dans les plus brefs délais pour remédier à une situation qu’ils qualifient d’intenable.

