Me Neelkant Dulloo, homme de loi de la jeune mère torturée et ébouillantée à Cité Florida en juin, a décidé de pousser le ministère de la Femme et son Permanent Secretary à agir efficacement contre les violences faites aux femmes. Car, dans ce cas précis, l’agresseur présumé a été remis en liberté après avoir fourni une caution de Rs 4 000.

Une « série d’actions légales » est prévue par l’homme de loi. Elles seront destinées à impliquer le ministère, la police et toute autre autorité concernée par les violences domestiques.

“Mo demann minis de Lafam desann lor terin”, a enjoué Me Neelkant Dulloo, qui condamne la bureaucratie « trop longue » dans ces affaires sensibles . “Il y a des cas qui sont négligés. Il faut régionaliser les équipes concernées”.

Il relève que la violence domestique “est l’affaire de plusieurs femmes et enfants ». « Mettre sur pied des memorandum ne résoudra pas le problème”. En témoignent, dit-il, les entorses à la Domestic Violence Act qui ressortent quotidiennement dans les rapports de police.

« Un cas de trop ».

L’action présente a été motivée après la publication d’une vidéo dans laquelle la mère d’un nourrisson de trois mois, âgée de 24 ans, est torturée et ébouillantée par son époux à leur domicile à Cité Florida.

Publiée sur les réseaux sociaux et largement partagée par messagerie, la vidéo a ému et révolté les internautes.

Sollicité le ministère de l’Égalité des genres affirme que la victime a été prise en charge.  « Le ministère offre un suivi psychologique à la jeune femme. Des officiers l’ont accompagnée pour l’obtention d’un Protection Order », nous fait-on comprendre.

De son côté, le bourreau présumé a été arrêté mais a obtenu la liberté conditionnelle sans être inquiété davantage à ce stade.

Pour Me Neelkant Dulloo, il s’agit « d’un cas de trop ».