MMM – Ajay Guness : « Le secteur éducatif est secoué par un profond malaise »

Le leader adjoint du MMM, Ajay Guness, qui était entouré des membres de la commission Education du parti, a dénoncé, vendredi, ce qu’il a qualifié de « pagaille généralisée qui prévaut dans le secteur éducatif au détriment des enfants ».

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Huit situations distinctes ont été citées à cette occasion pour soutenir ses accusations concernant « l’imprévoyance des autorités ».

C’est ainsi qu’il a rappelé que le MMM avait demandé depuis longtemps que les enfants dans la filière de l’Extended Programme et qui connaissent déjà des problèmes sur le plan de Numeracy et de Literacy disposent non seulement d’un programme d’études plus approprié « mais également d’un examen qui corresponde à leur niveau ».

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Ajay Guness a demandé que le ministère publie les résultats détaillés obtenus par les élèves de cette filière dans chaque école concernée.

« Nos renseignements sont que les résultats du National Certificate of Education (NCE) concernant les enfants de l’Extended Programme sont catastrophiques. Nous ne comprenons pas pourquoi le ministère a mélangé tous les résultats. Ce qui constitue un aveu d’échec a ce niveau », dit-il.

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Il ajoute que les résultats détaillés permettront aux principaux intéressés de s’asseoir autour d’une table et de faire les analyses nécessaires afin de rectifier le tir si cela s’avère nécessaire au lieu de poursuivre avec le même programme et le même résultat. « Le problème est que chaque année, quelque 2 000 enfants se retrouvent sur le pavé à l’âge de 14 ou 15 ans », fait-il remarquer.

Pour le leader adjoint du MMM, le plus grave est qu’après la publication des résultats, les enfants issus de l’Extended Programme doivent se bagarrer pour avoir des places dans les institutions du MITD. Il a, par conséquent, demandé à savoir le nombre d’institutions tombant sous le MITD et les cours offerts par ces institutions.

Pour lui, il faut que «  toutes les parties prenantes mettent la tête ensemble pour revoir le programme ainsi que les examens à l’intention de ces enfants ».

Concernant la question de cinq Credits, Ajay Guness a dit constater que plus 50% des enfants n’ont pu passer cette barre, soit 8 033 enfants n’ont pas obtenu cinq Credits ; 1 534 élèves ont obtenu quatre Credits. Il estime que ces derniers doivent réussir dans des matières qui leur permettent de poursuivre leurs études en Grades 12 et 13.

« Ils pourront, s’ils le souhaitent, opter pour des sujets principaux et deux sujets subsidiaires. D’ailleurs, l’entrée à l’université exige le plus souvent deux A level », a-t-il expliqué. Pour lui, la question d’admission dans la fonction publique à travers la Public Service Commission (PSC) ne se pose pas « puisque les jeunes diplômés peuvent travailler à leur propre compte ou trouver de l’emploi dans le secteur privé ».

Un autre problème évoqué concerne le manque d’enseignants dans les écoles. C’est dans ce contexte que la Private Secondary Education Authority (PSEA) a décidé que les enseignants des collèges privés doivent être détenteurs de Degree et de PGCE. Il a demandé qu’il y ait une période moratoire de deux ans pour les enseignants disposant d’un degré afin qu’ils puissent compléter le PGCE. « Ce qui permettra de combler le problème de manque d’enseignants. » Il s’est demandé ce que deviennent les Supply Teachers et la raison pour laquelle « ils ne sont pas recrutés comme enseignants ».

Plusieurs autres dossiers ont été évoqués par Ajay Guness, notamment l’importance de la formation pour les cours en ligne qui sont négligés une fois le Covid terminé. À ce propos, il note que le personnel enseignant n’a toujours pas obtenu une allocation « que le gouvernement avait promise pour l’utilisation de leurs propres équipements ». Il a finalement souligné la nécessité d’une étude concernant les conséquences de l’intelligence artificielle dans l’éducation, et en particulier pour les enseignants.

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