– Le rapport d’un architecte naval toujours attendu alors que la logistique mise en place pour les audiences n’a toujours pas été testée
Après deux mois de pause en vue de mettre en place toute la logistique pour permettre à la cour d’investigation sur le Wakashio de procéder avec les audiences par visioconférence des témoins étrangers, les travaux tardent à redémarrer. Le témoignage de plusieurs personnes qui se trouvent à l’étranger en vue de boucler l’enquête est attendu. Cependant, la cour d’investigation n’est toujours pas prête pour les audiences par visioconférence car plusieurs aspects restent à être testés.
Par ailleurs, le panel est aussi en attente d’un rapport de l’architecte naval de la “salvage team” afin d’aller de l’avant. La cour est toujours en discussion avec des membres de la “salvage team” Smit Salvage Pty Ltd, les propriétaires du vraquier Nagashiki Shipping, et l’opérateur Mitsui OSK Line pour fixer les dates d’audience.
Après avoir écouté une trentaine de témoins, la cour d’investigation sur le naufrage du MV Wakashio se prépare depuis deux mois à écouter les témoins à l’étranger. Des dispositions devaient être prises afin de mettre en place la logistique appropriée pour permettre les audiences par visioconférence.
Cependant, l’ancien édifice abritant la Cour suprême étant doté d’un vieux système informatique qui est à peine efficace, il est fort probable que les audiences se tiennent désormais dans le nouvel édifice afin d’éviter toute interruption des travaux liée à une panne quelconque. Les dispositions mises en place attendent toujours d’être testées avant que les audiences démarrent.
Par ailleurs, la cour d’investigation est aussi en attente du rapport de l’architecte naval qui avait pris la décision pour le renflouage des tanks du vraquier. Il s’agit d’un membre de l’équipe de sauvetage. En l’absence d’un architecte naval à Maurice, c’est ce dernier qui avait conseillé les autorités mauriciennes de remplir la cale n° 8. Après la marée noire, le Director of Shipping, Alain Donat, était venu déclarer en cour que cette décision n’était pas la bonne.
Ainsi pour les audiences par visioconférence, pas moins de dix témoins devront déposer. Les témoignages des membres de la “salvage team” Smit Salvage Pty Ltd, une société néerlandaise, ainsi que les propriétaires japonais sont attendus. La cour devra aussi trouver un interprète dans le cadre de cet exercice. Le PSV Stanford Hawk et l’équipe de sauvetage, dirigée par le capitaine Lars Tesmar qui a déjà déposé devant la cour, étaient à Maurice le 30 juillet 2020 pour mener l’opération de sauvetage.
La Court of Investigation, mise sur pied pour déterminer les circonstances qui ont mené au naufrage du vraquier MV Wakashio sur la côte de Pointe-d’Esny le 25 juillet 2020, a démarré ses travaux le 19 janvier 2021. C’est dans la salle d’audience n° 2 de l’ancienne Cour suprême de la rue Pope Hennessy que se déroulent ces travaux.
Le président de cette Court of Investigation, l’ancien juge Abdurrafeek Hamuth, et ses assesseurs, Jean-Mario Geneviève, Marine Engineer et Marine Surveyor, ainsi que Johnny Lam Kai Leung, Marine Surveyor, auront ainsi la tâche de déterminer les raisons du naufrage, ceux qui ont une part de responsabilité concernant la tournure des événements, avec, entre autres, les causes du déversement d’hydrocarbure dans le lagon qui a affecté l’écosystème marin et paralysé la côte du sud-est pendant des mois, ainsi que l’étendue des dégâts causés à l’environnement. Le président et ses assesseurs devront aussi dire si les pratiques et procédures de pilotage, le suivi et la surveillance des navires qui entrent dans nos eaux territoriales ont été suivies.

