Nomination – Mauritius Post Ltd: Le consultant Giandev Moteea contesté par la NTUC

La National Trade Union Confederation (NTUC) s’oppose fermement à l’éventuel recrutement de Giandev Moteea, ancien Chief Executive Officer de Mauritius Post Ltd (MPL), comme consultant en vue de redresser la situation financière de l’entreprise.
Dans une déclaration faite hier, le président de la NTUC, Narendranath Gopee, a affirmé avoir appris que le gouvernement envisage de faire appel à ce dernier en raison de la situation financière critique de MPL – qui serait actuellement dans le rouge, voire au bord du Receivership.
« Si MPL se retrouve aujourd’hui dans cette situation, Giandev Moteea porte également une part de responsabilité dans cette gestion financière chaotique. C’est sous sa direction que l’on a procédé à l’ouverture de plusieurs bureaux de poste dans des endroits qui ont contribué à augmenter inutilement les dépenses de MPL, notamment en termes de location de bâtiments et de salaires », s’insurge-t-il.
D’après lui, il est ironique d’envisager la nomination en tant que consultant d’une personne ayant fait partie de l’équipe qui a mené MPL dans une situation financière aussi préoccupante. « Pour nous, à la NTUC, cette éventuelle nomination est tout simplement inacceptable. Nous nous opposons totalement à la désignation de Giandev Moteea comme consultant », ajoute-t-il.
Narendranath Gopee estime également que si ce dernier est nommé consultant, il se retrouvera à devoir revoir des décisions qu’il avait lui-même prises auparavant. « Une telle nomination constituerait un gaspillage de fonds publics, d’autant plus que j’ai appris qu’il réclamerait actuellement une compensation à six chiffres », avance-t-il.
Le syndicaliste fait ressortir que MPL ne peut se permettre une telle dépense, alors que l’entreprise ne dispose pas de fonds suffisants pour payer ses propres employés et qu’elle doit recourir à des emprunts bancaires.
Par ailleurs, le président de la NTUC a dénoncé la présence d’un ancien Operations Manager au sein du conseil d’administration de MPL. Selon lui, ce dernier conseillerait actuellement l’actuel Operations Manager de revoir les champs d’action des facteurs.
« Cette personne s’ingère dans la gestion quotidienne de MPL. Un membre du conseil d’administration n’a pas le droit d’agir ainsi. Même si le board lui a délégué cette responsabilité, cela demeure une décision illégale, car il y a clairement un conflit d’intérêts », estime-t-il.
La NTUC demande ainsi au conseil d’administration de se ressaisir. « Je persiste à dire que le gouvernement ne devrait pas faire des choix pareils », conclut Narendranath Gopee.

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