Des parents, dont les enfants fréquentent le Notre-Dame des Victoires RCA, ont fait une pétition contre la décision de supprimer une classe de Grade 6. Avec le départ d’un certain nombre d’élèves ayant pris part au Primary School Achievement Certificate (PSAC) en Grade 5, la classe s’est retrouvée réduite à 17 élèves. La directrice a décidé de les transférer dans d’autres classes.
Ces parents font valoir que généralement, un enseignant accompagne ses élèves en Grade 5 et 6, afin de mieux les préparer pour les examens de fin de cycle. Il s’agit d’un principe établi depuis de longues années. Or, la décision de la directrice de Notre-Dame des Victoires RCA de supprimer une classe, avec peu d’élèves, provoque le mécontentement des parents. « Nos enfants sont déjà habitués à leur maîtresse et à leurs camarades de classe. Aujourd’hui, à la veille des examens, on vient tout changer. Ils sont déstabilisés », indique une maman.
En effet, un certain nombre d’élèves ayant déjà pris part aux examens du PSAC en Grade 5, il ne reste plus que 17 élèves dans la classe. Neuf d’entre eux ont été transférés dans une autre classe et les 8 autres, dans une deuxième classe. Quant à l’institutrice, elle est restée en Grade 5, avec un nouveau groupe d’élèves.
N’ayant pu trouver une explication satisfaisante auprès de l’école, les parents ont lancé une pétition. Ils réclament la continuité pédagogique et dénoncent une décision « unilatérale » de l’école et un « manque de communication ». Ces derniers affirment avoir été informés du changement le jour de la rentrée : « Une solution équitable avait pourtant été trouvée : un changement mutuel entre enseignants avait été convenu, mais a été annulé, la veille de la rentrée, sans explication valable. »
Ces parents déplorent l’impact psychologique et pédagogique d’une telle décision sur leurs enfants. « Nos enfants sont déjà stressés par la séparation de leurs amis partis au collège, maintenant, ils subissent une double rupture: la séparation de leur enseignante et de leur classe », devaient-ils avancer.
Les contestataires estiment que cette situation est contraire aux valeurs fondamentales de l’éducation catholique, qui sont l’empathie, le respect et la bienveillance. Ils font également ressortir que leurs enfants qui passeront le PSAC dans quelques mois nécessitent une préparation rigoureuse et un environnement stable.
Les parents demandent ainsi aux autorités concernées de trancher dans cette affaire. Le bureau du Service diocésain de l’éducation catholique (SeDEC) a été alerté. Une réunion est prévue ce jeudi.

