Nouveaux règlements : Résistance des enseignants à l’interdiction du téléphone portable

La toile s’est enflammée suite à l’annonce de l’interdiction du téléphone portable et autres objets connectés à l’école au cours du deuxième trimestre. La raison étant que les enseignants sont aussi concernés. Certains n’ont pas tardé à écrire des lettres ouvertes au ministre de tutelle, Mahend Gungapersad, ou à initier des pétitions. Pourtant, ce dernier avait bien fait appel à la collaboration des éducateurs en vue de donner l’exemple aux élèves.

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« Disproportionnée et discriminatoire », « All the workshops on AI are for home », « Zour ena enn irzans, ki mo zanfan so lekol pe sonn mwa ek pa gagn mwa mo pourswiv minis la mem… » Ce sont quelques-unes des réactions parmi les enseignants sur les réseaux sociaux, après l’annonce de l’interdiction du téléphone portable à l’école, à partir du deuxième trimestre. Comme il fallait s’y attendre, le fait que les enseignants soient aussi concernés par l’Education (Control and use of personal mobile devices in school premises) Regulations de 2026, ne fait pas plaisir à certains.

Sur un groupe dédié aux enseignants, une lettre ouverte au ministre a même été publiée. L’auteur demande entre autres : « Existe-t-il des études locales démontrant que les enseignants abusent de leurs téléphones, au détriment de leurs missions pédagogiques ? » Il demande également pourquoi cette mesure n’est pas étendue à l’ensemble des fonctionnaires. Cibler uniquement le corps enseignant serait discriminatoire, selon lui.

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Or, lors de la présentation de l’Education (Control and use of personal mobile devices in school premises) Regulations de 2026, le ministre a bien été précisé que cette mesure s’appliquait uniquement lorsque l’enseignant est en classe. Question de donner l’exemple aux élèves, qui eux, sont concernés par l’interdiction pendant toute la journée. Il est aussi mentionné que les enseignants pourront utiliser le téléphone portable ou tout autre objet connecté, « pour des besoins pédagogiques ». Mais cela n’a pas suffi à rassurer.
Cette situation ressemble étrangement à la période de la pandémie de Covid-19, où certains enseignants refusaient de collaborer pour les cours en ligne, en mettant en avant la protection des données ou la vie privée. Ceux qui s’opposent à la démarche du ministère ont déjà appelé à la signature d’une pétition.

Les membres du public qui ont voulu contribuer au débat, en faisant ressortir aux enseignants, notamment : « Zot mem servi portab pandan lexamen Cambridge. Zot pa mem lir Instructions to Invigilators », ont été pris à partie. Ces enseignants ont également indiqué dans leur lettre qu’ils se défendent par eux-mêmes, étant donné que leurs syndicats n’en sont pas capables.

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L’Education (Control and use of personal mobile devices in school premises) Regulations de 2026 prévoient des sanctions disciplinaires sous la Public Service Commission Regulations Act ou les Private Secondary Education Authority Regulations. Lors de la présentation du projet, les chefs d’établissements ont demandé des consignes claires sur la procédure à suivre, si les éducateurs refusent de collaborer.

Ces nouveaux règlements ont été élaborés conjointement par le ministère de l’Éducation et le bureau de l’Attorney General. Les prochaines étapes, avant la mise en application, demeurent la finalisation avec la State Law Office, la validation par le Conseil des ministres et la publication dans la Government Gazette. Le ministre s’est dit confiant de pouvoir boucler ces étapes, avant la rentrée du deuxième trimestre.

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