Nouvelle crise de manque d’avions : les vols aller-retour Maurice/Londres d’hier annulés

• L’avion, Wet-Leased de Hi-fly, pour pallier le manque d’appareils, en panne avant même son premier vol

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• Cette situation relève de l’indisponibilité d’un A330-200, loué en dry-lease, pour trois ans, tombé en panne à Mumbai récemment

La compagnie aérienne nationale Air Mauritius se retrouve une nouvelle fois confrontée à des difficultés opérationnelles, cette fois, sur sa toute nouvelle route vers Londres/Gatwick. Les passagers en partance pour la capitale britannique pendant la période perturbée ont été contactés par Air Mauritius et ont fait l’objet de diverses alternatives. Ils peuvent choisir de reprogrammer leurs départs ou choisir de voler avec des compagnies partenaires telles que Air France ou Emirates.

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Cette nouvelle crise affectant l’opération des vols relève de problèmes techniques récurrents ces derniers temps pour MK. En réponse à cette problématique qui touche sa flotte au cœur, la compagnie a fait appel aux services de la société aéronautique portugaise Hi Fly pour assurer les vols sur cette route du 24 mars au 15 avril 2024. Des informations non confirmées indiquent que l’avion de Hi-Fly serait bloqué à Johannesburg pour un problème de fuite au niveau du carburant. Mais d’autres sources font état de vols retardés pour son dernier client aux Caraïbes.

Dans le cadre de cette solution temporaire, Air Mauritius a opté pour une location avec équipage (Wet Lease) auprès de Hi Fly, déployant ainsi un Airbus A340 pour la période concernée. Reconnaissant que cet avion ne répond pas entièrement aux attentes des voyageurs sur cette ligne, du côté des professionnels, on précise que sur le marché actuel, il n’y a pas beaucoup de choix financièrement bien qu’en fonction des coûts opérationnels, cet avion est grande consommatrice de carburant. Raison invoquée pendant l’administration au moment du Covid pour justifier la vente des A340 mythiques de MK.

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Opérations sous tension à MK

La wet-lease implique la location d’un avion auprès d’un autre transporteur ainsi que de son équipage pour une période déterminée. Cette approche est une pratique courante dans l’industrie aérienne pour répondre aux besoins opérationnels ponctuels. Mk précise que pour garder la touche mauricienne, des membres de l’équipage d’Air Mauritius seront à bord de tous les vols opérés par Hi-Fly.

Air Mauritius avait déjà engagé Hi Fly pour un arrangement similaire qui avait fait couler beaucoup d’encre, l’année dernière, du 1er au 15 avril, déployant un Airbus A340 avec équipage pour maintenir sa liaison avec Mumbai en Inde.

La situation actuelle, qui perdure et met les opérations de vols de MK sous tension, découle de problèmes techniques affectant plusieurs avions ces derniers temps. Au niveau du département de l’entretien des avions à MK, des responsables ont déjà été pointés du doigt mais rien d’officiel n’a filtré à ce stade pour attribuer ces pannes à un défaut d’entretien ou à des manques de pièces.

Derrière la crise actuelle qui se profile, un A330-200, l’un des deux avions loués sans équipage (Dry Lease) pour une durée de trois ans de la société de leasing Carlyle Aviation Partners. Il est en effet hors service depuis le 24 février en raison d’une panne majeure à Mumbai, en Inde. L’avion attend un nouveau moteur, qui s’avère difficile à trouver sur le marché international actuel.

Le timing de ces problèmes aéronautiques coïncide avec la période de pointe des vacances de Pâques, aggravée par la nécessité de vérifications approfondies et régulières sur certains des avions d’Air Mauritius.

Cette série de problèmes intervient alors que la compagnie fait face à une transition de direction, dont l’installation d’un nouveau PDG, Charles Cartier, qui promet des changements rapides et significatifs. Le fait est qu’il se trouve confronté d’emblée à la réalité du terrain, où ses premiers pas de réorganisation, louables dans l’intention, sont pour l’instant insuffisants et naïfs pour mettre la main sur un système qui gangrène l’organisation depuis des décennies déjà.

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