Donald Trump hier soir: « Starmer is making a big mistake. Do not give away Diego Garcia »
Farage et Patel requinqués politiquement à la veille de la séance à la House of Lords
Échéance à la mi-journée pour le Removal Order émis par Londres contre les 3 Anglo-Chagossiens et un Anglais sur l’île du Coin
Misley Mandarin, sous le coup d’une sanction maximale de 3 ans de prison, trouve que « this government (Starmer) is trying to exile us a second time »
Le Removal Order, émis par Londres aux termes des dispositions de la loi, régissant la sécurité dans l’archipel des Chagos, est exploité à fond politiquement par les conservateurs anglais, menés par la Shadow Foreign Secretary, Dame Priti Patel, et le UK Reform Party du très controversé Nigel Farage. Depuis la nuit d’hier à ce matin, la dernière déclaration sur Truth Social du président américain, Donald Trump, au sujet de Diego Garcia, (voir texte plus loin), soit « Do not give away Diego Garcia », est venue se greffer à cette contre-offensive des Anti-Chagos Deal. À peine l’ordre d’éviction de l’île du Coin de l’Atoll de Peros Banhos servi, hier, aux trois Anglo-Chagossiens, Misley Mandarin, Michel Mandarin, et André LeMettre et à l’Anglais Adam Holloway, qu’ils s’en sont pris aux autorités britanniques pour insuffler un nouvel élan à leur campagne visant à « kill the Chagos Surrender Bill » lors de la prochaine étape parlementaire de The Diego Garcia Military Base and the British Indian Ocean Territory Bill devant la House of Lords. Cette séance est programmée pour le lundi 23 même si aucune indication officielle n’avait transpiré dans l’Order Paper de la House of Lords à hier soir. En principe, l’échéance pour évacuer l’île du Coin, Peros Banhos, expire à la mi-journée ce jeudi.Les prévisions sont que le débarquement et l’éviction de ces Anglo-Chagossiens d’une des îles de l’archipel devraient constituer l’argument central des Lords conservateurs pour revenir à la charge sur la question de Self-Determination des membres de la communauté chagossienne, retardant ainsi le processus de la restitution de la souveraineté de Maurice sur les Chagos. À ce stade, que ce soit du côté des Conservateurs ou encore du UK Reform Party, l’on se garde de dévoiler l’arsenal politique en prévision de cette nouvelle contre-offensive du traité anglo-mauricien du 22 mai 2025.
Que ce soit Nigel Farage ou Dame Priti Patel, ils se sont contentés à hier de ne commenter que le cas Misley Mandarin. Dénonçant l’éviction des trois Anglo-Chagossiens et leur sherpa anglais, de « Shameful », la Shadow Foreign Secretary ajoute que « we warned that his (Starmer’s) actions would put Chagossians at risk of repression by the Mauritian Government. And now our own Government is doing Mauritius’s bidding, threatening Chagossians with prison sentences or crippling fines for landing on the Islands. »
Pour sa part, Nigel Farage, qui n’avait pas caché son exubérance à l’annonce du débarquement illégal dans l’archipel, mercredi, déclarait, hier, que « Keir Starmer is now trying to evict the Chagossians who have resettled on their homeland. First minister Misley was served an eviction notice this morning. It should be rescinded. The Chagossian people deserve their right to self-determination. »
De son côté, le First Minister autoproclamé Misley Mandarin tente de jouer les muscles avec les autorités britanniques et indirectement avec celles de Maurice avec des sessions Live from île du Coin, Peros Banhos. Brandissant une copie du Removal Order, il devait déclarer en direct sur TalkTv, hier que « Police sent me an eviction notice, and they said if I don’t leave there, I will be jailed for three years, which I’m happy to do for my country – I’ve got the right to be here. This is my homeland. My Dad is next to me. My Dad was born on this island. My Dad was exiled, and now this Government is trying to exile us a second time. »
Misley Mandarin maintient qu’il ne compte pas quitter cette partie de l’archipel. Le Back-drop de ces directs de l’île du Coin se compose de « four tents on the shore of the island, with one of the tents displaying the Chagos Islands flag at its entrance. » La teneur de cet ordre, des plus catégoriques, est libellée comme suit : « Being a person unlawfully present in the territory, shall be removed from the territory and shall remain out of the territory until further notice. If you breach this order and return to the territory, you will commit a criminal offence… liable on conviction to imprisonment for three years or to a fine of £ 3 000. »
Mais à hier, aucune indication n’avait transpiré quant à la mise à exécution de cet Eviction Order par la police militaire de Diego Garcia. Mais compte tenu de la logistique déployée pour le débarquement au Chagos, lundi matin, d’autres développements politiques ou encore relevant du Publicity Stunt, comme le décrit l’Attorney General, Gavin Glover, Senior Counsel, sont à appréhender. Pour l’instant, Claire Bullivant, Chief Executive de Great British PAC, occupe la première ligne de l’offensive des anti-Chagos Deal avec un procès d’intention ciblant Gavin Glover.
Dans des commentaires sur le Conservative Post, elle déclare que « if Mauritian Attorney General Gavin Glover is already announcing prosecutions, he’s just made the strongest argument against handing the islands over. He says Mauritius doesn’t exercise control — and in the same breath threatens to punish British citizens. That’s not jurisdiction. That’s political theatre. » Plus loin, elle ajoute que « these are British islands. British territory. Governed by British law. It is not the business of the Mauritian Attorney General to declare criminality on soil he admits he does not control. If this is the tone before any transfer of sovereignty, the British public should be asking very serious questions about what happens after. We will not accept intimidation dressed up as diplomacy. »
À ce stade, l’épisode d’île du Coin, Peros Banhos semble faire partie d’une stratégie bien élaborée en vue de tenter un dernier coup d’éclat contre le Chagos Deal. Adam Holloway, le transfuge des conservateurs au UK Reform Party, ancien militaire de carrière, donne un avant-goût des préparatifs de cette mission. Ecrivant dans The Spectator, il souligne que « we had managed to come this far in absolute secrecy. We worried that our passage to the Chagos Islands might be interrupted by either a British patrol boat or even a Chinese submarine. So, we bought a boat in Thailand and provisioned it in Sri Lanka. Then we made the five-day ocean passage from the port of Galle in Sri Lanka to the northernmost islands of the Chagos archipelago. »
Au-delà de ces détails, « there may be more than meets the eyes » à quelques jours de ce rendez-vous crucial de la House of Lords de Lundi prochain et que les Anti-Chagos Deal ne comptent nullement baisser les bras même jusqu’à l’ultime seconde, précédant le Royal Assent du roi Charles III…
Trump souffle le chaud et
le froid sur Diego Garcia
Dans la nuit d’hier à ce matin, le président des États-Unis, Donald Trump, est revenu sur le dossier des Chagos. Alors que le communiqué de la veille du Département d’État américain réaffirmait le soutien de Washington au Chagos Deal, la dernière déclaration du chef de l’Exécutif américain apporte du réconfort au camp des Anti-Chagos Deal, dont les conservateurs anglais et le UK Reform Party, qui se sont lancés dans de Last Ditch Efforts pour contrer la ratification du traité anglo-mauricien du 22 Mai 2025.
« Do not give away Diego Garcia », déclare Donald Trump tout en critiquant que « the UK’s plan to hand over the Chagos Islands to Mauritius and lease back an important military base. » Il ajoute « this land should not be taken away from the UK and if it did it would be « a blight on our Great Ally. » C’est ce qu’il dit dans un dernier Post sur son compte Truth Social en affirmant que » Starmer was losing control of this important Island by claims of entities never known of before. In our opinion, they are fictitious in nature.”
Reprenant cette déclaration du président américain, l’agence de presse Al Jazeera ajoute, de son côté, que « the US president warned the military base on Diego Garcia may be needed to respond to possible attack from Iran. »
Pour sa part, un porte-parole du Foreign, Commonwealth and Development Office, réagissant à ce développement, n’a fait qu’avancer que « the deal was crucial to the security of the UK and our key allies, and to keeping the British people safe.”
Autant d’arguments versés dans l’escarcelle des Lords conservateurs anglais en prévision des débats de lundi prochain sur The Diego Garcia Military Base and the British Indian Ocean Territory Bill.

