Pendant que le Premier ministre, Pravind Jugnauth, annonçait lundi la mise sur pied d’un plan Marshall pour s’attaquer aux causes de la pauvreté et de l’exclusion, les ONG Caritas et Elle C nous tirent la sonnette d’alarme sur la hausse des demandes d’aide alimentaire dans le pays.
Le nombre des Mauriciens qui ne mangent pas à leur faim augmente, ont constaté ces ONG.
Ainsi, ces organisation venant en aide à ceux dans le besoin souhaitent que le Premier ministre tienne compte des réalités dans lesquelles vivent les Mauriciens et vienne de l’avant avec des propositions pouvant les soulager.
Les bénéficiares d’aides alimentaires s’étendent au-delà des familles inscrites au Social Register of Mauritius (SRM). La perte du pouvoir d’achat constaté ces derniers mois et l’incapacité de subvenir aux besoins des ménages poussent de plus en plus de Mauriciens à se tourner vers les ONG.
Chez Caritas, les demandes d’aides ont augmenté de 40%. « C’est en raison de la cherté de la vie, l’arrêt des subventions sur plusieurs produits, ainsi que la pandémie liée à la Covid-19 », constate Patricia Adèle, secrétaire générale de Caritas.
« Fe nombreuses familles, malgré le salaire minimum, n’arrivent pas à joindre les deux bouts », ajoute Patricia Adèle.
Les ONG craignent que la révision à la hausse du salaire minimum ne résoudrait pas le problème de perte de pouvoir d’achat. « Une quarantaine de familles chez nous se retrouvent au bas de l’échelle suite à la hausse des prix. Même en travaillant elles ont du mal à s’en sortir », explique Rachel Olivier, de l’association Elle C nous.
Face à cette situation, Caritas propose au gouvernement des actions nationales et ciblées pour ceux qui perdent leur pouvoir d’achat, notamment des plans d’aides pour ceux qui ont des enfants et qui gagnent moins de Rs 20 000, ou encore des programmes de boutique alimentaire pour une catégorie de personnes. « Il faut des actions nationales par l’État pour soulager les familles ».

