Bâtiment du ministère du Travail

Une vingtaine d’employés de Planet FM ont porté plainte ce matin au Redundancy Board pour non-paiement de salaires. Parmi eux, on compte des journalistes, des animateurs, un chef de département (Mr Love), des employés des sections marketing, technique et de la correction des textes. Ces employés expliquent que leurs démêlés ont commencé à surgir en octobre et novembre 2019 lorsqu’ils ont commencé à enregistrer du retard dans le paiement des salaires. « Ce problème perdure », dit-on.

Les employés n’ont pas eu droit à leur salaire de décembre et à leur boni de fin d’année. Aucun salaire n’a été, non plus, versé sur leurs comptes entre janvier et mars dernier. « Ce qui fait qu’on n’a pas touché de salaire depuis quatre à cinq mois », a déclaré un porte-parole de Planet FM. Malgré cette situation, les employés ont continué à soutenir cette radio car la direction a fait savoir que des démarches sont en cours auprès des institutions bancaires pour trouver un financement ou un investisseur.

Finalement, les employés sont arrivés à la conclusion qu’ils ne peuvent plus tenir le coup car ils n’ont plus d’argent pour se déplacer et aller travailler. Et la période de confinement a envenimé les choses. D’où la décision de rester chez eux. Une plainte a été déposée au ministère du Travail par rapport à cette situation et il semblerait que le représentant de la direction ne veut pas se déplacer pour une réunion tripartite. « Maintenant que la période de confinement est terminée, nous avons décidé de faire le déplacement au Redundancy Board pour porter plainte », fait part le porte-parole de Planet FM.

Les employés de Planet FM veulent aussi savoir si la direction de la radio a bénéficié du Wage Assistance Scheme parce qu’ils n’ont rien touché comme assistance. Ils soutiennent que certains d’entre eux vivent en ce moment un véritable calvaire, comme une veuve qui vit seule et doit nourrir son enfant. Des employés de Planet FM ont aussi écrit à la direction pour non-respect du contrat du travail. Ils soutiennent qu’en retour ils ont reçu des lettres leur disant que la direction a accepté leur démission.