PONT-LARDIER : Le mufti Azhar Peerbocus accusé d’attouchements sur mineurs

La police de l’Eastern Division enquête sur une affaire délicate à la suite d’un scandale survenu au sein d’une « académie » islamique située à Pont-Lardier, Bel-Air–Rivière-Sèche. La direction de l’établissement a sollicité l’ouverture d’une enquête la semaine dernière, visant surtout le mufti (religieux) Azhar Peerbocus, qui était l’Acting Principal of Academy, où il enseignait.
Cette démarche fait suite aux doléances de plusieurs parents, selon lesquelles le suspect aurait eu des gestes inappropriés auprès des élèves mineurs. Deux victimes ont soumis des Statements à la police.
De jeunes garçons fréquentaient cette académie afin d’y suivre un enseignement islamique. Il ressort néanmoins que l’ex-Acting Principal, Azhar Peerbocus, aurait adopté un comportement répréhensible en présence de certains mineurs. Dans l’une des plaintes, un mineur avance que le religieux l’aurait invité dans sa chambre le soir pour s’adonner à des attouchements sur lui.
Informés des faits présumés, des parents se sont rendus au sein de l’établissement il y a quelques jours et s’en sont physiquement pris au suspect. Par ailleurs, un second enseignant religieux est soupçonné de consommer des substances illicites au sein de cet établissement.
Ayant pris connaissance de la situation, le conseil d’administration de l’académie a révoqué l’Acting Principal et l’autre religieux, tandis qu’un membre de la direction a consigné une déposition à la police, après consultation avec un avocat, demandant que toute la lumière soit faite sur les allégations contre Azhar Peerbocus.
Le principal suspect est introuvable au lendemain de l’agression dont il a été victime de la part des parents. Les enquêteurs envisagent de solliciter le Passport and Immigration Office (PIO) afin d’émettre un Arrest on Arrival contre lui. Cet ancien habitant de Port-Louis aurait quitté Maurice pour l’Afrique du Sud. Ce départ serait intervenu avant une plainte logée à la police à son encontre.
Par ailleurs, les enquêteurs se sont rapprochés de certains parents afin de recueillir les témoignages de leurs enfants. Ces derniers ont demandé un délai de réflexion avant de décider de la suite à donner à l’affaire.
Entre-temps, le second enseignant n’a pas été inquiété par la police à ce stade car les deux plaintes ne mentionnent que l’ex-Acting Principal.

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