Post-PRB L’ACSEF réclame l’Errors, Omissions  and Anomalies Committee au plus vite

L’All Civil Service Employees and Other Unions Federation (ACSEF) est revenue sur le rapport du PRB, qu’elle juge « très décevant ». Vinod Seegum, son porte-parole, estime qu’étant donné la grogne générale dans la fonction publique, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, doit nommer quelqu’un pour présider l’Errors, Omissions and Anomalies Committee, au plus vite. Selon lui, c’est le seul moyen de corriger les erreurs du rapport et rétablir la sérénité dans le secteur. Or, rien n’a été dit à ce sujet, jusqu’ici.

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L’ACSEF – qui regroupe un grand nombre d’enseignants – mènera bataille sur deux dossiers prioritaires, suivant la publication du rapport du PRB. D’abord, la non-reconnaissance, par le PRB, du Bachelor in Education (B.Ed) du Mauritius Institute of Education (MIE), alors que cette formation est reconnue par la Higher Education Commission. « Le B.Ed était une recommandation de feu Donald Chesworth, depuis 1982. Nous avons beaucoup attendu et beaucoup lutté pour avoir cette formation. Il a fallu amender la loi, pour que le MIE puisse devenir un Awarding Body pour un Bachelor. Mais pour la deuxième fois consécutive, le PRB vient dire que le B.Ed n’est pas un Degree, mais un Development Course », a déploré Vinod Seegum.

Ce qu’il considère comme une aberration, étant donné que la Higher Education Commission (HEC), reconnaît le B.Ed comme un Degree Course. L’enjeu derrière cette reconnaissance, demeure l’alignement des salaires entre les instituteurs du primaire et les enseignants du secondaire. Par le passé, la Government Teachers Union (GTU), membre de l’ACSEF, avait mené bataille en faveur de l’alignement des salaires pour le même diplôme.

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Si le PRB, après beaucoup de difficultés, a fini par recommander l’alignement des salaires des enseignants du primaire et du secondaire, cela se limite toutefois, uniquement au Diploma. Les enseignants du primaire étant surtout formés pour le Teachers’ Diploma. Depuis les amendements à la loi, environ 2 000 instituteurs du primaire ont complété leur B.Ed.

Toutefois, le PRB refuse de les aligner sur les Degree Holders du secondaire. Vinod Seegum fait ressortir que cette situation est en train de causer une frustration certaine dans le secteur. « Il ne faut pas oublier que ces enseignants ont la responsabilité de nos enfants. S’ils sont frustrés, comment vont-ils travailler? Beaucoup sont en train de prendre des Leaves without pay pour se rendre à l’étrange », estime-t-il.

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Il s’interroge également sur le pouvoir du PRB à venir juger de la légitimité d’un cours. « Qui est le PRB pour venir dire que le B.Ed n’est pas un Degree Course, alors que la Higher Education Commission le reconnaît ? » se demande-t-il.
L’autre priorité pour ACSEF : le rétablissement du critère de promotion basé sur l’ancienneté pour les maîtres d’école. « Cette situation également est en train de causer beaucoup de frustration dans le secteur depuis quelques années. Imaginez, quelqu’un qui s’est dévoué pendant quarante ans n’a pas de promotion, mais un autre, avec 12 années de service, est promu. Imaginez la frustration que cela cause. Si l’ancienneté est rétablie, certains ne se verront pas obligés de kol lafis pour obtenir leur promotion », dit-il.

Vinod Seegum dénonce également la décision d’appliquer le rapport du PRB en deux phases. « Déjà que les arrérages promis ne seront pas pris en compte, maintenant, on applique seulement 50% du rapport. Pour certains, cela voudra dire qu’il n’y aura qu’une augmentation de Rs 1 000. Par contre, les conditions de travail prennent effet tout de suite. Que se passera-t-il si le travailleur dit qu’il va faire seulement 50% des conditions?» fait-il ressortir.

D’autre part, ACSEF se dit solidaire de ceux dont la Sunday Allowance a été supprimée. « Dans l’enseignement, nous ne travaillons pas le dimanche, mais nous soutenons tous ceux affectés par cette décision. » De même, Vinod Seegum invite les fonctionnaires à signer l’Option Form. « Le deadline est le 18 mars. Il n’y a pas d’empressement, mais faites-le.»

Il se dit également en faveur du maintien du PRB, avec toutefois, une amélioration de sa méthodologie. « Le problème actuellement, c’est qu’il y a un manque de leadership .» À son avis, le recours à un commissaire salarial étranger ne va pas régler le problème. « Nous connaissons tous le très bon travail de feu Donald Chesworth, mais il y a eu d’autres commissaires qui n’ont pas donné les résultats escomptés », fait-il remarquer. Vinod Seegum déplore le fait que le PRB fasse des recommandations pour certaines professions, sans avoir aucune connaissance de ses réalités.

 

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