Cartable sur le dos et appréhension mêlée d’excitation, des milliers d’élèves entament, ce lundi, une nouvelle étape de leur parcours scolaire. Pour certains, l’aventure commence avec l’entrée en Grade 1, premier contact avec l’école. Pour d’autres, le passage en Grade 7 ou en Grade 10 marque un changement de cadre et de rythme, avec l’intégration de nouveaux établissements. Cette rentrée rime avec découverte, nouveaux enseignants, nouvelles méthodes d’apprentissage et exigences académiques différentes, dans un environnement encore inconnu a aussi vu la participation de la police.
La Crime Prevention Unit de la police était présente dans divers établissements scolaires afin d’échanger avec les parents d’élèves. Ces rencontres ont permis un partage d’informations, mais aussi l’écoute des préoccupations et des requêtes formulées par les familles. Cette initiative s’est tenue ce lundi dans plusieurs écoles à travers le pays, à l’occasion du premier jour de la rentrée scolaire.
Les discussions ont porté sur plusieurs problématiques actuelles, avec un accent particulier sur des fléaux qui touchent de plus en plus les jeunes, notamment le cyberharcèlement et la drogue. La nécessité pour les parents de maintenir une communication ouverte avec leurs enfants a également été soulignée, tout comme l’importance de la discipline, dès le plus jeune âge.
Conformément aux dispositions du Children Act, toute personne âgée de 0 à 18 ans est légalement considérée comme un enfant. La protection des mineurs a ainsi été au cœur des échanges, avec un accent particulier mis sur l’accès à Internet et l’utilisation des téléphones portables.
Il a été rappelé que les cartes SIM sont généralement enregistrées au nom des parents, ce qui implique une responsabilité limitée directe quant à l’usage qui en est fait par les enfants. Les élèves doivent être encadrés et sensibilisés à une utilisation responsable du téléphone portable.
Les officiers présents ont évoqué des incidents où des enfants ont été victimes de violences, pendant que d’autres filmaient les scènes pour les diffuser sur les réseaux sociaux, soulevant la question des responsabilités. Dans ces situations, lorsque la carte SIM est enregistrée au nom d’un parent, un suivi des activités de l’enfant s’impose.
Un autre point soulevé concerne les jeux en ligne, qui peuvent, de manière parfois inconsciente, influencer le comportement des enfants. Les risques liés à une exposition non encadrée ont été mis en avant, certaines dérives pouvant mener à des situations graves et irréversibles.
Les échanges ont porté sur plusieurs risques auxquels les enfants sont aujourd’hui exposés, notamment le harcèlement scolaire, le cyberharcèlement, la cybercriminalité ainsi que des cas de harcèlement à caractère sexuel entre élèves. D’autres sujets sensibles ont également été évoqués, tels que les fréquentations, la consommation de cigarettes ou de substances chimiques, ainsi que rappelé que la responsabilité première incombe aux parents.

Un dialogue constant entre parents et enfants est essentiel afin de mieux prévenir ces situations et d’identifier d’éventuels signes de détresse. Le suivi du comportement des élèves, à la maison comme à l’école, demeure un élément clé de la protection de l’enfant.
Un autre point abordé concerne les délits commis avec l’avènement des téléphones portables et des outils technologiques. La Crime Prevention Unit a mis l’accent sur les lois encadrant l’usage des technologies, notamment celles relevant de l’ICT Act et des infractions liées au mauvais usage des appareils technologiques.
L’objectif était de faire comprendre aux parents et aux élèves qu’une affaire enregistrée impliquant un mineur peut avoir des conséquences durables. Une fois un dossier ouvert, il devient difficile pour l’enfant d’obtenir, plus tard, un dossier vierge ainsi qu’un certificate of character sans mention.
Il a été rappelé que, lors de l’accès au marché du travail, ces documents sont systématiquement exigés, au même titre que les autres certifications, ce qui peut constituer un sérieux handicap pour l’avenir du jeune concerné.
Le rôle de la Parent-Teacher Association (PTA) a également été mis en avant, notamment à travers les services de counseling proposés aux élèves. Cet accompagnement est gratuit et confidentiel, et vise à offrir un espace d’écoute sécurisé aux enfants qui en ressentent le besoin.
Le harcèlement à caractère sexuel en milieu scolaire figure également parmi les problématiques soulevées. Dans certains cas, des élèves des classes supérieures s’en prennent à des élèves plus jeunes, une situation qui peut, dans les cas les plus graves, conduire à des conséquences irréparables. Face à cette réalité, l’importance du dialogue entre parents et enfants a été fortement soulignée, afin de permettre une détection précoce des situations à risque et une intervention rapide.
S’agissant de l’absentéisme, il a été précisé que les parents doivent informer l’établissement scolaire en cas d’absence. Une lettre est automatiquement émise dès que l’absence est signalée à l’école. Lorsque l’absence est liée à des raisons médicales, un certificat médical doit être fourni. Pour les élèves de Grade 10, les journées d’absence non justifiées ne sont pas prises en charge par l’État et ne sont pas comptabilisées. La police met l’emphase sur le fait que les parents doivent en permanence être au courant du lieu où se trouve leur enfant, surtout s’il n’est pas présent à l’école pour diverses raisons.
Les chefs d’établissements rappellent, pour la plupart, en matière de discipline, certaines sanctions peuvent être appliquées, notamment une retenue d’une heure après les heures de classe. En revanche, en cas de perte d’un téléphone portable au sein de l’établissement, l’école décline toute responsabilité.
Enfin, l’importance du dialogue entre parents et enfants a été une nouvelle fois soulignée comme un pilier essentiel pour assurer la sécurité, l’encadrement et le bien-être des élèves.

