« Il n’est pas question d’une révision à Rs 4,78 », soutient Jayen Chellum, de l’Association des Consommateurs de Maurice, au sujet de la demande formulée par l’Association des propriétaires de boulangeries (APB), qui plaide pour une hausse du prix du pain maison de Rs 2,60 à Rs 4,78. L’Association des Consommateurs de Maurice préconise, pour sa part, un ajustement de 40 sous, portant le prix à Rs 3, une hausse jugée « raisonnable ».
Dans un contexte économique marqué par des pressions inflationnistes persistantes, les tensions au Moyen-Orient et la volatilité des prix des carburants, les membres de l’association ont exprimé leurs préoccupations lors d’un point de presse, tenu ce jeudi 9 avril.
Le porte-parole Jayen Chellum rappelle, en outre, que le pain dit « de luxe » a déjà connu une « forte augmentation ». Il souligne également que « 90 % des consommateurs achètent leur pain dans les supermarchés ».
Il met en garde contre des hausses « en cascade » qu’il qualifie d’ »exagérées », susceptibles d’être répercutées par certains commerçants.
De leur côté, les représentants de l’Association des propriétaires de boulangeries font valoir que la majorité des boulangers opèrent actuellement à perte, en raison de contraintes financières croissantes. Certains ont recours à l’emprunt pour maintenir leurs activités, tandis que d’autres, incapables d’absorber les coûts, ont été contraints de fermer. Depuis 2024, 36 boulangeries ont ainsi cessé leurs opérations.
Au chapitre des carburants, après une hausse de 10 % du prix du diesel — passé de Rs 58,95 à Rs 64,80 le litre à la pompe — Jayen Chellum estime qu’une augmentation de l’essence est également à prévoir. Dans le contexte du marché mondial, il évoque une possible hausse de l’ordre de Rs 5.

