Ce vendredi les élèves ayant échoué aux examens du Primary School Achievement Certificate (PSAC) prendront connaissance de leurs résultats du PSAC Reassessment, qui s’était déroulé le 21 décembre dans les Reassessment Centres à travers l’île. Au total, 1 358 élèves y étaient éligibles.
Pour Vinod Seegum, Adviser auprès de la Government Teachers Union (GTU), c’est dans les mathématiques que la plupart des élèves ont échoué. « Je pense qu’il est l’heure de changer le Set-Up du papier d’examens des mathématiques; sinon comment expliquer qu’il y ait des élèves qui ont d’excellents résultats dans des matières comme le français, l’anglais, la science et Histoire-Géo qui ont échoué dans les mathématiques à cause d’un ou de deux points. Je connais personnellement un cas particulier où un élève a obtenu un Grade 1 dans tous les sujets que je viens de mentionner, mais a échoué dans les mathématiques. Il y a définitivement un problème avec le niveau du questionnaire et le set-up du papier des mathématiques », soutient-il.
« Vu que nous avons demandé de donner la chance aux élèves de prendre part aux examens pour les matières dans lesquelles ils ont échoué, nous pouvons prévoir que cela aura une incidence sur le taux de réussite. Celui des examens du PSAC pourrait s’améliorer », fait-il remarquer.
Ce qui est intéressant avec les Resit Exams : les élèves ayant échoué n’ont pas besoin de prendre part aux examens pour les matières dans lesquelles ils ont réussi, indique-t-il.
Vinod Seegum a aussi déclaré que le Resit Exam est une revendication de la GTU pour rendre justice aux élèves et aider le Mauritius Examinations Syndicate (MES) à améliorer les résultats du PSAC. « J’ai utilisé des arguments forts pour faire comprendre aux autorités que nous ne pouvons laisser sur la touche des jeunes élèves ayant échoué pour diverses raisons. J’ai fait comprendre aux autorités qu’un élève du primaire s’est suicidé parce qu’il avait échoué aux examens du primaire. C’était en 2012 », s’est appesanti l’Adviser auprès de la GTU. Cela avant de souligner : « Le Resit Exam, c’était ma proposition personnelle qui fut réalisée en 2013. À l’époque, j’avais constaté qu’un certain nombre d’élèves échouait dans une matière en particulier. Pour obtenir son certificat de fin de cycle primaire, il fallait qu’il retourne à nouveau en classe pendant une année pour prendre à nouveau les examens vers la fin de l’année. C’était absurde car il y avait des élèves à qui il manquait seulement un ou deux points dans une matière pour réussir.»
Poursuivant, Vinod Seegum dira : « J’avais demandé une réunion avec les officiels de l’Éducation. Il y avait beaucoup de réticence de la part du département de l’Inspectorat, qui mettait en avant que les Resit Exams allaient augmenter leur volume de travail. J’ai quand même obtenu qu’une réunion ait lieu au Sodnac SSS où toutes les parties prenantes étaient présentes ; je peux dire que la résistance venait aussi du côté du MES car il fallait travailler jusqu’à la veille de l’année. Au fil du temps les classes de repeaters ont été abolies ».
L’Adviser a conclu : « Puisque les classes de repeaters ont été abolies, en cas d’un deuxième échec, c’est le 9-Year Schooling qui entre en jeu et l’élève ira en Grade 7 car no child should be left behind. »

