La municipalité de Quatre-Bornes s’est retrouvée cette semaine face à des contestations formelles contre des travaux de développement entamés sur deux terrains appartenant à la compagnie JMLS Ltd. Les arguments mis en avant par les contestataires sont que ces deux terrains sont l’objet de plusieurs enquêtes initiées notamment par l’Independent Commission against Corruption (ICAC) et le CCID, car ces terrains sont liés à une transaction impliquant une certaine Delphine Ngoy et la compagnie du bookmaker Jean Michel Lee Shim, JMLS Co Ltd, en 2017, au coût de Rs 80 millions.

Les documents légaux qui sont mis en avant dans cette affaire semblent attester que la procuration de Delphine Ngoy, fille de Ramalingom Rungassamy, avait déjà été révoquée lors de cette transaction immobilière et qu’elle n’avait pas le droit d’entériner ce “deal”. Le Chief Executive de la ville de Quatre-Bornes a été interpellé par Jenssy Sabapathee, qui tente de tirer au clair l’affaire de détournement de Rs 3 milliards de l’homme d’affaires Éric Freymond par l’axe Ramalingom Rungassamy-Ramen Sawmynaden, sur des travaux qui sont en cours dont ceux de rénovation sur ces deux terrains de JMLS.

En effet, cette vente entre le couple Ramalingom Rungassamy et la compagnie de Jean Michel Lee Shim, JMLS CO Ltd pour un terrain de 2029 m3 situé rue Saint-Jean à Quatre Bornes remonte au 9 juin 2017. La deuxième vente entre les deux parties est intervenue moins de deux semaines après, soit le 22 juin 2017, pour une propriété du côté de Trianon. Les deux ventes ont été validées par celle qui aurait fait croire qu’elle détenait la procuration légale au nom des Rungassamy, la fille du couple, Delphine Ngoy. Le montant total au centre de ces deux transactions s’élève à Rs 80 millions. Les enquêteurs de l’ICAC et du CCID se penchent depuis quelque temps sur ces ventes, soit depuis l’apparition de documents légaux dans lesquels les parents de Delphine Ngoy attestent qu’ils entament les procédures nécessaires « afin de révoquer la procuration générale conférée le 17 février 2017 à Delphine Ngoy ».

Dans sa contestation soumise à la mairie de Quatre-Bornes, Jenssy Sabapathee se demande comment JMLS Co Ltd a pu obtenir l’autorisation de la municipalité pour procéder à des travaux de développement alors que ces terrains sont sujets à des enquêtes et à une injonction. Elle demande également au CE de la ville comment JMLS a obtenu des licences de jeu dans un quartier résidentiel. La principale intéressée a aussi alerté l’ICAC quant aux travaux effectués. Affaire à suivre…