« Sa rapor-la pa reflekte ni zefor ni laspirasion bann fonksioner. » C’est en ces termes que Narendranath Gopee, négociateur de la Federation of Civil Service and Other Unions, s’est exprimé lors d’une conférence de presse tenue à Coromandel, cet après-midi du 15 janvier, axée sur le rapport du Pay Research Bureau (PRB).
Selon lui, les attentes de près de 120 000 fonctionnaires sont tombées à l’eau. La demande de création de nouveaux grades a été rejetée, le PRB se montrant catégorique sur le fait qu’aucune nouvelle catégorie ne sera introduite.
« La frustration est palpable au sein de la fonction publique. Elle ne concerne pas uniquement les employés comptant de nombreuses années de service ». Narendranaith Gopee reconnaît que les possibilités de promotion sont limitées dans le secteur public, rappelant que c’est pour cette raison que le mécanisme du long service inclusion avait été introduit.
Il a également critiqué le fonctionnement du PRB, estimant que ses officiers ne connaissent pas la réalité des départements lorsqu’ils évoquent la création de nouveaux grades. Il a dénoncé une approche trop technique, déconnectée du terrain, tout en soulignant que ces mêmes officiers perçoivent d’importantes allocations, censées leur permettre de se documenter et de mieux comprendre le fonctionnement et l’évolution des différents secteurs avant la rédaction d’un rapport.
Narendranath Gopee a par la suite brûlé le rapport du PRB. Il a précisé qu’il accepte les salaires, qu’il considère comme un droit dû aux travailleurs, mais rejette la manière dont fonctionne l’institution. Selon lui, cette institution n’a plus sa place et doit être fermée.
Avant de brûler le rapport, plusieurs points ont été mis en avant : le rapport ne reflète pas les aspirations des fonctionnaires, les fonctionnaires ont été lésés lors du réalignement salarial, une institution censée être centrée sur les employés est devenue orientée vers l’employeur, et les revendications des affiliés concernant leurs conditions de service n’ont pas été prises en compte. Il estime que le PRB n’a plus sa raison d’être, alors que le gouvernement y consacre au minimum Rs 25 millions, un montant qualifié de gaspillage.

