Rivière Saint-Louis : Des détritus sur les berges malgré le nettoyage

Quelques jours avant la nouvelle année 2026, le ministre des Infrastructures nationales, Ajay Gunness, avait animé une réunion à la municipalité de Port-Louis en présence des représentants des collectivités locales et ceux des municipalités à propos de la somme déboursée pour le nettoyage des drains et le dragage des rivières avant la saison des pluies. Dans une déclaration, le ministre avait annoncé que la ville de Port-Louis a obtenu environ Rs 37 000 000 pour le désenvasement des rivières et le nettoyage des drains afin d’éviter la montée des eaux en période de grosses pluies.
S’agissant de la rivière Saint-Louis, qui est d’une longueur de 2 km, un montant d’environ Rs 12 millions a été voté par la municipalité de Port-Louis pour son nettoyage. À la fin des travaux de dragage sur une étendue de 400 mètres, plus précisément entre le pont Russell et l’aqueduc de Canal Dayot, l’entrepreneur avait abandonné des tonnes de débris et de boue sur la berge de la rivière. Une preuve suffisante pour démontrer que l’incivisme peut provoquer une catastrophe d’un moment à l’autre aux maisons avoisinantes en saison de grosses pluies. L’autre berge de la rivière Saint-Louis, d’une longueur de 1 600 mètres à partir de l’aqueduc de Canal Dayot vers la vallée à Pailles, suscite la crainte des riverains. Puisque sur les sept arches construites sous l’aqueduc afin de laisser passer l’eau de la rivière, une seule a reçu la visite d’un excavateur pour enlever les pierres. Tandis que les six autres sont toujours obstruées par des rochers. La rivière a été laissée dans un état pierreux qui empêche l’eau de circuler correctement.
Pour rappel, l’aqueduc de Canal Dayot a été construit en 1782 sous sept arches par l’architecte Thomas Dayot pour transporter de l’eau au centre de Port-Louis. Classé patrimoine national en 1985, l’aqueduc est resté à l’état d’abandon.
Du côté de la police de l’Environnement, l’officier responsable a fait ressortir, malgré le nombre de plaintes déposées concernant les ordures laissées sur les berges de la rivière Saint-Louis par le contracteur, que cette situation ne relève pas de leur agenda, et il a renvoyé la balle à la municipalité de Port-Louis.
Le nettoyage de la rivière Saint-Louis à Canal Dayot est devenu une poule aux œufs d’or pour certains. Car malgré les grosses sommes déboursées pour les travaux, il y a toujours une absence totale de surveillance de la part des autorités compétentes. L’entrepreneur laisse toujours sur les berges une partie des détritus qui s’amoncellent.
En période cyclonique, après le pont Colville Deverell, les eaux pluviales se déversent vers le centre de Port-Louis, inondant toute la route nationale sur leur passage. Une partie de cette eau boueuse se déverse dans la rivière Saint-Louis et va stagner devant le bâtiment de la Hindu House.
Il est à souligner toutefois que trois rivières déversent leurs eaux dans la rivière Saint-Louis : la rivière Saint-Louis 2 venant de Guibies Pailles, la rivière Saint-Louis 1 à partir d’une source dans la région du Domaine des Pailles, et la rivière de Montagne Ory.

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