Le député Ehsan Juman propose de financer lui-même la réfection, en attente d’une autorisation municipale
Une vive controverse agite actuellement le quartier de la rue Magon, à Port-Louis, où des habitants dénoncent l’absence d’intervention municipale face à l’état jugé dégradé du terrain de football synthétique de la localité. Selon plusieurs résidents, la pelouse artificielle du mini terrain serait devenue impraticable depuis plusieurs mois. Ils affirment qu’aucune opération de réhabilitation n’a été entreprise par le Conseil municipal de Port-Louis, alors même qu’un engagement de réfection aurait été pris depuis un an et demi.
Face à cette situation, des habitants de la circonscription N°3 ont sollicité une rencontre avec le député Ehsan Juman. À l’issue de cette démarche citoyenne, le parlementaire a adressé, le 19 janvier 2026, une lettre formelle au Lord-maire Aslam Hossenally. Dans cette correspondance, le député indique que le terrain présente un état qu’il qualifie de préoccupant. Il y demande l’autorisation d’engager, à ses propres frais, des travaux de remplacement du revêtement synthétique. Il précise que l’intervention serait effectuée par une équipe qu’il financerait personnellement, sous la supervision du Head of the Public Infrastructure Department (HPID), afin d’assurer la conformité des travaux aux exigences techniques municipales.
Le député y exprime également le souhait d’obtenir une réponse dans les meilleurs délais, afin de pouvoir procéder rapidement au lancement des travaux. À ce stade, selon les habitants, aucune intervention n’aurait été engagée par la municipalité. Sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, plusieurs internautes de la circonscription N°3 critiquent publiquement ce qu’ils qualifient d’« inaction » de la part du Lord-maire. Pour ces résidents, la dégradation prolongée du terrain prive les jeunes du quartier d’un espace de loisirs qu’ils estiment essentiel. Alors que les critiques se multiplient, les habitants indiquent attendre une décision des autorités municipales, qu’il s’agisse d’une prise en charge directe par la mairie ou d’une autorisation accordée à l’initiative proposée par le député.

