La goutte qui a fait déborder le vase ? Le communiqué du vendredi 27 février, au sujet d’un enfant mauricien, atteint d’un cancer, qui se trouvait avec sa mère, en Inde, pour des soins; l’enfant est décédé en début de semaine. Ses soins étaient aux frais du ministère de la Santé. Ce qui agace des membres du personnel de ce ministère, c’est surtout le fait que ce jeune Senior Adviser du ministre Bachoo pe bat inpe tro lezel ! Il fait fi du respect de la hiérarchie et agit comme s’il était maître à bord. Kouma dir limem minis ! Et il jette la honte et le blâme sur tout le personnel du ministère, y compris sur Anil Bachoo.
Dans le communiqué circulé aux médias, avancent ces officiers de la Santé, « le nom du patient – un enfant, un mineur, donc – est mentionné. Pa gagn drwa fer sa. Il est de notre devoir de protéger les mineurs dans tous les cas. Pire, des détails qui devaient rester confidentiels, car ne concernant que la famille et le ministère, ont été dévoilés dans ce communiqué. » Ils ajoutent : « kan linn drafte sa kominike-la, sa Sr Adviser-la pann mem signal minis ni SCE ki le pe avoy sa bann media ! C’est un total manque de respect et preuve de mépris envers la hiérarchie. »
Pire encore, estiment-ils, s’appuyant sur le communiqué du Data Protection Office, en date du 26 février dernier : Ce document stipule, en effet, que « sous la section 28 de la DPA Act – Processing without valid consent : No person shall process personal data unless the person concerned has given valid consent as defined under section 2 of DPA. » Et ce, avant de faire ressortir qu’« un tel manquement « est passible d’une amende de Rs 200 000, entre autres sanctions. »
Ces employés de la Santé renchérissent que durant la campagne électorale de 2024, « ce jeune homme était l’homme de confiance de Bachoo. Sa nomination comme Special Adviser est donc une récompense pour ses loyaux services. » Ils font ressortir que « si li ti pe fer so travay kouma bizin, nou pa ti pou denons li. Mais, outre le communiqué dérangeant, cet agent politique catapulté Senior Adviser se serait permis d’appeler des surintendants des hôpitaux et leur proposer de ‘swazir kot zot anvi mo transfer zot ! Et la procédure réglementaire alors ? »
L’Adviser en question aurait poussé le bouchon encore plus loin, aux dires des sources, « car il a siégé sur un panel d’interview pour le poste de Digital Health Analyst Officer, récemment. Il n’y avait pas sa place. Pourtant, il s’est imposé au comité de sélection… »
Ces employés de ce ministère font remarquer que « déjà, sous Jagutpal, il y avait toutes sortes de favoritisme et ingérences politiques. Ce gouvernement est venu en jouant la carte du changement. Pourtant, paret ki zis nom kinn sanze : mafia pe touzour lamem ! » Tout en sachant que « minis soutir li, sa nou kone. Mais nous souhaitons que Anil Bachoo le rappelle à l’ordre. Ainsi, notre ministère arrêtera d’avoir un Bad Name. »

