Secteur des services financiers : L’ex-ambassadeur Rault revient sur la bonne gouvernance

Intervenant dans l’édition française de magazines Forbes, dans un article intilué ‘Le futur de Maurice, c’est la reconstruction’, Joël Rault, ancien ambassadeur de Maurice à Paris, président de Hermès Advisory et Senior Adviser au cabinet d’avocats Franklin à Paris, revient sur l’inscription de Maurice dans la liste grise de la Financial Action Task Force (FATF) et la liste noire de l’Union européenne depuis 2020 et déclare que « Maurice semble en bonne voie pour en sortir» tout en précisant que « toutefois tout n’est pas gagné…» 

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« Discours cohérent »

Joël Rault explique que  la sanction de l’UE et du GAFI est tombée à un très mauvais moment puisqu’elle a coïncidé avec le début de la pandémie qui a entrainé une crise économique, avant de jeter un pavé dans la mare : « Sortir d’une liste est une chose ; néanmoins, il est essentiel que les autorités mauriciennes maintiennent les standards de bonne gouvernance auxquels ils se sont engagés. Si le centre financier mauricien est un catalyseur d’investissements entre l’Asie et l’Afrique, c’est également un accélérateur de développement pour le continent africain. La place financière mauricienne a un rôle crucial à jouer mais pour cela il faut qu’il y ait de nouveau un discours cohérent, assumé et intelligemment construit pour faire la promotion de Maurice et lui rendre son prestige. »

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L’ancien ambassadeur de Maurice à Paris fait ressortir que si Maurice apporte de sérieux gages de solidité aux investisseurs et que la résilience vient de la diversité et de l’harmonie communautaire et ethnique, c’est une des forces de l’île à préserver à tout prix, « avec la bonne gouvernance, la stabilité sociale et politique sont des atouts majeurs pour les investisseurs internationaux. »

Pour l’avocat du cabinet Franklin, « c’est dans les crises que sont menées les meilleures réformes » et c’est, dit-il, le bon moment pour initier des transformations pour être plus efficaces et mieux intégrer la distance géographique et culturelle « qui nous sépare de nos marchés ». Il rappelle au passage que la fermeture des frontières a remis en lumière le fait que Maurice  est justement très éloignée du marché européen et qu’il était important pour les entreprises mauriciennes  d’avoir des relais sur place.

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