16,18 % de pesticides non recommandés retrouvés dans des cultures locales. C’est ce qui ressort du rapport publié par le Pesticides Regulatory Office (PRO) du ministère de l’Agro-industrie, de la Sécurité alimentaire, de l’Économie bleue et de la Pêche.
Selon les chiffres, de janvier à octobre 2025, un total de 787 échantillons de fruits et légumes, produits localement et importés, ont été prélevés au niveau des exploitations agricoles, des marchés aux enchères, des supermarchés et des points de vente au détail. Ces échantillons ont été analysés et sur les 787 échantillons analysés, 504 échantillons (environ 65,39 %) ne contenaient aucun résidu détectable de pesticides, indiquant de bonnes pratiques agricoles et un niveau élevé de conformité chez une grande partie des producteurs et fournisseurs de produits agricoles.
Les autres échantillons ont révélé que 13,62 % d’échantillons contenant des résidus dans les limites maximales autorisées. 5,45 % d’échantillons contenant des résidus dépassant les limites. 16,18 % d’échantillons contenant des résidus de pesticides non recommandés pour les cultures concernées.
Les 5,45 % concernent principalement des produits locaux comme la queue d’oignon, la calebasse, le concombre, la courgette, la laitue, le piment, le poivron, le chou rouge, la citrouille, différentes variétés de choux chinois, le chou-fleur, l’asperge, la margoze et la coriandre. Parmi les produits importés, les oranges, kiwis, mandarines, raisins, citrons, poireaux, poivrons et pommes de terre figurent parmi les plus touchés.
Juste pour la culture de laitue des résidus de pesticides non recommandés tels que l’acetamiprid, Flusilazole, Propamocarb, Boscalid, Kresoxim-méthyl, Tebuconazole, Trifloxystrobine, Carbendazime, Difenoconazole, Thiamethoxam, Tebuthiuron, Methomyl, Pyraclostrobine et Thiophanate-méthyl.
Les autorités rappellent que les agriculteurs doivent uniquement utiliser des pesticides enregistrés et recommandés pour la culture ou encore lutter contre les insectes concernés, en respectant strictement les instructions, notamment en matière de dosage, de méthode d’application et de fréquence. »La surveillance des résidus de pesticides demeure un pilier essentiel pour garantir la sécurité et la qualité continues des aliments disponibles sur le marché mauricien », peut on lire dans le rapport.
Les consommateurs sont ainsi encouragés à laver soigneusement les fruits et légumes avant leur consommation.

