Shakeel Mohamed, ministre du Logement « Plus de 56 000 demandeurs d’un logement à ce jour »

 

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Le ministre du Logement et des Terres, Shakeel Mohamed, a indiqué avoir été informé par la National Social Living Development (NSLD) qu’à ce jour, la construction de 2 438 unités de logement, incluant les infrastructures sur site et hors site, a été achevée dans douze sites à travers l’île.
Au 26 mars, sur un total de 56 794 demandeurs à l’échelle nationale, 3 574 proviennent de la circonscription de Savanne/Rivière-Noire (No 14). Il est prévu que les 2 438 unités actuellement prêtes soient livrées d’ici à la fin d’octobre.
Des critères d’éligibilité stricts ont été établis au niveau de la NHDC. Les personnes victimes d’incendies, de cyclones, d’inondations ou d’autres catastrophes naturelles, les victimes de violences domestiques, les parents célibataires avec enfants à charge, ainsi que les personnes souffrant de graves problèmes de santé sont aussi pris en considération. Des officiers du ministère effectuent des visites sur le terrain afin de vérifier l’authenticité des demandes relevant des critères de vulnérabilité, a laissé entendre le ministre.
Quant aux travaux de construction des unités de logement entrepris par la compagnie Kuros à Surinam, et qui ont été interrompus, le ministre a mis en avant qu’il y avait eu un non-respect des obligations contractuelles. En conséquence, la NSLD a résilié le contrat de Kuros et veillera que les travaux reprennent sur le terrain.
Par ailleurs, le ministre a vivement critiqué certaines pratiques du passé. « Sous l’ancien régime, certains contracteurs recevaient d’importantes sommes d’argent sans produire de résultats. Il y avait un laisser-aller regrettable, que je qualifierais même de comportement criminel. L’argent des contribuables était dépensé à tort et à travers, comme s’il n’y avait pas de lendemain. Nous devons aujourd’hui faire le ménage », s’indigne-t-il.
Évoquant la situation au No 14, il a ajouté : « Je vais être très direct : certaines personnes, y compris d’anciens responsables ministériels, ont encouragé des individus à occuper illégalement des terrains, en leur laissant croire qu’ils seraient régularisés. Cela a entraîné une prolifération de squatters, particulièrement au No 14. »
Le ministre a mis en avant par ailleurs : « Le fait d’être squatter ne donne aucun droit automatique à l’attribution d’un terrain de l’État. Chaque cas est examiné individuellement. Nous ne pouvons tolérer cette indiscipline. Les squatters ne seront pas inclus dans les critères d’éligibilité fondés sur la précarité, car cela ouvrirait la porte à des abus. Cette pratique avait été instaurée par l’ancien ministre, que vous connaissez bien. »

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