Sunday Allowance : Profond mécontentement dans le secteur de la Santé

Le secteur de la Santé traverse une vive période de mécontentement à la suite des annonces contenues dans le dernier rapport du Pay Research Bureau (PRB) concernant la Sunday Allowance. Cette allocation constituait, pour le personnel hospitalier, une motivation essentielle pour assurer leur présence et leur engagement les dimanches.

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Dans les hôpitaux publics, le travail dominical n’est pas une option, mais une obligation incontournable afin de garantir la continuité des soins et la sécurité des patients. Médecins, infirmiers, préposés, aides-soignants, attendants, ambulanciers et personnel de soutien répondent présents chaque week-end, souvent dans des conditions difficiles, avec des effectifs insuffisants et une charge de travail de plus en plus lourde. La Sunday Allowance ne saurait être assimilée à un privilège et constitue une juste reconnaissance du sacrifice consenti par ces travailleurs, qui assurent un service vital à la population, 24/24h et 7/7 jours. Remettre en question cette allocation risque donc non seulement de démotiver le personnel, mais aussi d’avoir des répercussions directes sur la qualité des soins offerts aux citoyens.
Raison pour laquelle le personnel hospitalier se sent aujourd’hui incompris et pénalisé, alors même que le pays continue de compter sur son dévouement, son professionnalisme et son sens du devoir. « Dans un contexte où la pénurie de main-d’œuvre et l’épuisement professionnel sont déjà bien réels, toute décision affectant les conditions de travail doit être prise avec prudence, justice et humanité », estime de fait la présidente du Congress of Independent Trade Unions (CITU), Rajshree Thylamay. Avant de souligner que « nous ne pouvons accepter des décisions unilatérales touchant directement les droits et les acquis des travailleurs sans un véritable dialogue social ».
À cet effet, le CITU envisage une rencontre prochaine avec le ministre des Finances afin de discuter de cette question cruciale, d’exposer les préoccupations du personnel de la santé et de rechercher des solutions équilibrées et équitables. « Nous réaffirmons notre volonté de collaborer dans un esprit constructif, mais nous restons fermement engagés à défendre les droits, la dignité et la reconnaissance des travailleurs du secteur de la santé, qui constituent l’un des piliers fondamentaux du service public. »
Le respect du personnel hospitalier, dit-elle, passe aussi par le respect de leurs conditions de travail. Il en va de l’intérêt des travailleurs, mais également de celui de toute la population, selon elle. « Nous tenons également à préciser que nous ne souhaitons pas attendre la procédure des Errors & Omissions pour corriger une situation qui crée déjà un malaise profond au sein du personnel de la santé. Lorsqu’un acquis aussi sensible que la Sunday Allowance est menacé, il est impératif d’agir en amont, avant que les conséquences ne deviennent irréversibles sur le terrain. »
À ce stade, elle lance un appel direct au Premier ministre afin qu’il soit à l’écoute des travailleurs du secteur de la santé, des services de pompiers, des forces de l’ordre et de leurs représentants syndicaux. « Cette question ne concerne pas uniquement une allocation, mais touche au respect, à la reconnaissance et à la motivation de celles et ceux qui assurent un service public essentiel à la nation », poursuit la présidente du CITU.
Pour elle, le dialogue social « ne doit pas être une simple formalité administrative, mais un outil réel de concertation et de justice sociale ». Et de conclure : « Le personnel hospitalier attend des décisions équitables, humaines et responsables, à la hauteur de l’engagement qu’il démontre quotidiennement au service de la population. »

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