TOURISM AUTHORITY :  Le ministre Duval tire à boulets  rouges sur José Arunasalom

 

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Le ministre du Tourisme, Richard Duval, a expliqué qu’une enquête a été initiée contre José Arunasalom, président à temps partiel du conseil d’administration de la Tourism Authority (TA). Répondant à une interpellation parlementaire du député Adrien Duval, il a déclaré que José Arunasalom avait été nommé président à temps partiel du conseil d’administration de la Tourism Authority le 8 janvier 2025. « Depuis sa nomination, il a fait l’objet de diverses plaintes, tant écrites que verbales, de la part du personnel de l’institution », dénonce le ministre.
Ces plaintes concernent essentiellement son comportement excessif, l’usage d’un langage grossier et dénigrant, son manque de respect, le fait de donner des instructions alors qu’il n’y est pas autorisé en tant que président à temps partiel, de contraindre des employés à accomplir des tâches contre leur volonté, de leur crier dessus et de les persécuter. Conformément à l’article 14(2) de la Tourism Act, tous les employés relèvent du contrôle administratif du directeur et non du président à temps partiel.
La Chambre a également été informée que José Arunasalom a été signalé par l’ancien directeur de la Tourism Authority, ainsi que par l’actuel directeur, en poste depuis moins d’un mois. Tous deux se sont plaints qu’il leur était difficile de travailler correctement en raison de l’attitude du président à temps partiel.
« En résumé, José Arunasalom agissait au-delà des pouvoirs qui lui sont conférés en tant que président à temps partiel. Il se comportait exactement comme un bitor, terme mentionné par le Deputy Prime Minister lors de sa conférence de presse, et a même abusé de sa position pour avoir accès aux caméras de vidéosurveillance (CCTV) et au système de suivi GPS des véhicules sur son ordinateur portable », ajoute le ministre.
« En novembre dernier, José Arunasalom a eu une violente altercation avec l’ancien directeur, incident qu’il a lui-même rapporté au ministère. Le ministère a alors ouvert une enquête. Cependant, lorsque le ministère l’a convoqué pour donner sa version des faits, José Arunasalom a refusé de se présenter, invoquant un déplacement à l’étranger. L’enquête n’a donc pas pu être finalisée. À la suite de la démission de l’ancien directeur cette année, José Arunasalom a pris le contrôle total de la Tourism Authority et j’ai été informé qu’il a procédé à un remaniement majeur au sein de l’institution sans consulter le conseil d’administration. Le 12 février 2026, une agente de la Tourism Authority a également signalé ses agissements aux Line Barracks. Je tiens à préciser que ce n’est pas la seule plainte pour mauvais comportement et harcèlement signalée à mon ministère et au bureau du travail. Je souhaite également mentionner le cas d’une autre employée qui a rapporté avoir été victime d’abus verbaux de la part du président à temps partiel, utilisant un langage inacceptable. Elle a signalé le cas au bureau du travail ainsi qu’à son syndicat. José Arunasalom était pleinement conscient de ces plaintes puisque le ministère lui avait également demandé des explications », ajoute le ministre.
En outre, José Arunasalom s’est imposé pour présider le comité de délivrance des licences, chargé d’examiner et d’accorder les licences pour les embarcations de plaisance, les activités touristiques, les maisons d’hôte, les restaurants et les hôtels, alors que cela ne correspond pas aux principes de bonne gouvernance. « Il a pratiquement pris ce comité clé en otage. Les réunions étaient programmées selon ses convenances, malgré l’accumulation des demandes. Plusieurs membres présents ici ont d’ailleurs contacté mon ministère pour se plaindre des retards excessifs dans le traitement des dossiers », déclare Richard Duval.
Étant donné que la situation à la Tourism Authority se détériorait, « je n’avais d’autre choix que de mettre fin à sa nomination en tant que président à temps partiel. Je comprends que, suite à un intense lobbying de sa part, des instructions ont été reçues par mon ministère le 5 mars 2026 afin que sa lettre de révocation soit retirée. Je tiens toutefois à préciser que j’étais hors du pays à ce moment-là et que je ne suis revenu que le samedi 7 mars 2026 », a déclaré le ministre.
« La question a été discutée au conseil des ministres, et il a été décidé de le suspendre avec effet immédiat et de mener une enquête afin d’examiner les différentes allégations. Mon ministère est actuellement en consultation avec le bureau de l’Attorney General pour la mise en place de cette enquête », a-t-il ajouté.
De son côté, Adrien Duval a fait remarquer que José Arunasalom disposerait toujours d’une clé lui permettant d’entrer dans les bureaux de la Tourism Authority, malgré sa révocation. Le ministre du Tourisme a indiqué que ce dernier refuse pour l’instant de restituer la clé.

 

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