Le monde n’a plus le choix que d’avancer vers une transition écologique pour sa survie. La Journée internationale de la Jeunesse, cette année, l’a d’ailleurs mis en relief à travers le thème Compétences vertes pour les Jeunes. La lutte contre la crise climatique dépendra grandement dans les années qui suivent des compétences vertes au sein des nations. Les pays nécessiteront de plus en plus de connaissances en matière de durabilité, d’énergie renouvelable, d’environnement, etc. Il est ainsi plus que temps de commencer à investir dans la formation de compétences vertes.
Pour Zaheer Allam, consultant en Sustainable Futures and Urban Regeneration, former les jeunes en la matière ne relève pas que de la responsabilité sociale mais est ce qui garantira un avenir résilient. « Maurice doit agir de manière proactive pour préparer sa jeunesse à cette transition verte en adoptant une approche multidisciplinaire qui englobe l’éducation, le développement des compétences, l’innovation. La collaboration du gouvernement, de l’enseignement, des entreprises et de la société civile est essentielle pour créer ensemble un écosystème où les jeunes peuvent non seulement survivre, mais prospérer dans cette économie verte émergente », dit-il.
Shaama Sandooyea, biologiste marine, plaide pour que la voix des jeunes soit entendue dans les processus de prise de décision vu qu’ils sont les ambassadeurs du climat de demain. Pour elle, les compétences vertes ne se résument pas à la seule question climatique. « Il s’agit également de la restauration des écosystèmes. Il faut former les jeunes en ce qui concerne la restauration, la réhabilitation et la protection des écosystèmes naturels », affirme-t-elle. Elle fait ressortir que s’il est louable de la part des entreprises de compter un département Sustainability, certaines, pointe-t-elle, utilisent ce département « pour cacher des activités non compatibles avec l’environnement ».
Harrykrishna Padiachy, Sustainability Strategist, anticipe une demande croissante pour des compétences vertes dans le monde professionnel : Emission and Resource Accounting, Carbon Management, protection de la biodiversité ou encore gestion des risques climatiques. « Il y aura un besoin de compétences vertes dans tous les secteurs et industries. » Il est d’avis que le pays doit d’abord identifier ses besoins spécifiques en termes de compétences face aux défis climatiques précis le concernant pour ensuite établir un partenariat avec les institutions éducatives en vue de développer un réservoir de compétences vertes.
ZAHEER ALLAM (CONSULTANT EN SUSTAINABILITY)Â :
« Préparer sa jeunesse de manière proactive »
La Journée mondiale de la jeunesse, célébrée le 12 août, avait pour thème cette année Compétences vertes pour les jeunes. À cette occasion, le secrétaire de l’ONU, Antonio Guterres, a souligné à quel point l’humanité dépend de l’inventivité et des contributions des jeunes du monde entier pour le passage à un monde plus durable. C’est dire l’importance d’investir dans les jeunes, de bien les former et les soutenir pour qu’ils soient aptes à construire un monde plus durable…
Absolument, ce thème souligne une nécessité urgente dans la société. Les jeunes représentent non seulement l’avenir, mais sont aussi les catalyseurs du changement et de l’innovation dans le passage à un monde plus durable. Investir dans l’éducation et la formation des jeunes en compétences vertes n’est pas simplement une question de responsabilité sociale, c’est une démarche stratégique pour garantir un avenir résilient.
Cela implique une synergie entre l’éducation, l’économie, l’environnement et la technologie. En encourageant les compétences en matière d’énergies renouvelables, d’efficacité énergétique et de gestion des déchets, nous préparons les jeunes à être les acteurs clés dans la transition vers des villes intelligentes et durables.
Avec la crise climatique mondiale, respecter l’environnement n’est plus un choix aujourd’hui. Or, la réussite de cette transition vers un monde plus vert dépendra des compétences vertes des populations…
La transition vers un monde plus vert requiert une transformation profonde non seulement sur le plan technologique, mais aussi dans notre manière de penser et nos compétences. Chaque nation doit désormais avoir une culture transdisciplinaire et développer quelques thèmes clés, tels que la connaissance écologique, l’efficacité énergétique et la gestion des ressources, les technologies vertes – développer des technologies qui réduisent l’impact environnemental comme les énergies renouvelables, les bâtiments écologiques, et les systèmes de transport durable.
Ensuite, l’éthique et la responsabilité sociale – inculquer une responsabilité partagée pour la planète et ses habitants, et agir de manière éthique et transparente; promouvoir le travail d’équipe et le leadership dans les secteurs public et privé pour guider et soutenir la transition écologique.
Les compétences vertes, c’est aussi l’adaptation et la résilience (développer la capacité d’adapter et de réagir aux changements climatiques et aux défis environnementaux) ; l’économie circulaire qui encourage la durabilité, réduisant la consommation et favorisant le recyclage et la réutilisation. Et enfin, l’éducation et la sensibilisation.
Selon l’ONU, d’ici à 2030, le changement climatique menace 40% des emplois dépendant fortement d’un environnement sain, et 60% des jeunes n’auront pas les compétences nécessaires pour prospérer dans l’économie verte en 2030. Comment le pays peut-il se préparer déjà à développer un réservoir de compétences vertes ?
Maurice doit agir de manière proactive pour préparer sa jeunesse à cette transition verte en adoptant une approche multidisciplinaire qui englobe l’éducation, le développement de compétences, l’innovation et la collaboration. Il est crucial de créer des programmes éducatifs adaptés, centrés sur l’écologie et la durabilité, en étroite collaboration avec l’industrie, afin de garantir que les compétences enseignées soient en phase avec les besoins du marché.
En parallèle, encourager l’entrepreneuriat vert et soutenir la recherche dans les technologies durables peut stimuler l’innovation locale. Il s’agit d’une tâche complexe qui nécessite la coopération des gouvernements, des établissements d’enseignement, des entreprises et de la société civile, pour créer ensemble un écosystème où les jeunes peuvent non seulement survivre, mais prospérer dans cette économie verte émergente.
D’après des experts, l’état actuel de la planète nécessite une transition écologique de la part des entreprises. Le monde professionnel est donc appelé à se réinventer pour fonctionner de manière plus durable ?
Les entreprises peuvent entamer la transition écologique en adoptant une vision intégrée qui combine économie, écologie et responsabilité sociale.
Premièrement, elles doivent comprendre et évaluer leur empreinte écologique et mettre en place des mesures comme l’utilisation de technologies propres, la réduction des déchets et la consommation d’énergie responsable.
Deuxièmement, elles peuvent collaborer avec d’autres acteurs, tels que les gouvernements, les institutions académiques et les ONG pour partager les connaissances et les ressources.
Troisièmement, l’adoption de modèles d’affaires circulaires peut transformer les déchets en ressources, créant ainsi une économie plus résiliente et durable. Ensemble, ces mesures peuvent aider les entreprises à se réinventer de manière plus durable, non seulement pour le bien de la planète, mais aussi pour assurer leur propre pérennité dans un monde en rapide évolution.
Dans un proche avenir, il y aura une demande croissante pour les talents verts. Nos jeunes devraient-ils donc s’ouvrir davantage vers des études ayant trait à la durabilité, la sensibilisation environnementale, aux énergies renouvelables ou encore l’environnement ?
Il est impératif que nos jeunes s’orientent davantage vers des études liées à la durabilité, l’environnement et les énergies renouvelables. Ces domaines reflètent non seulement l’évolution des besoins du marché, mais représentent également un investissement dans l’avenir de notre planète.
Les études qui auront la cote incluront l’ingénierie environnementale, l’agronomie durable, la gestion des ressources naturelles, l’urbanisme écologique, et la science des énergies renouvelables. La collaboration entre les universités, l’industrie et le gouvernement pour créer des programmes adaptés et des opportunités de formation pratique sera également cruciale. En investissant dans l’éducation verte, nous préparons nos jeunes à devenir les leaders et les innovateurs qui façonneront une économie plus verte, plus résiliente et plus équitable.
La transdisciplinarité sera une clé essentielle pour répondre aux défis complexes du futur, notamment en ce qui concerne le changement climatique. Les emplois de demain exigeront la capacité de passer d’un domaine à l’autre, d’intégrer des connaissances de diverses disciplines et de voir les problèmes sous différents angles.
J’y crois, et je l’ai fait moi-même, en acquérant des diplômes divers en architecture, durabilité, administration des affaires et économie politique, cette approche transdisciplinaire est non seulement enrichissante, mais aussi essentielle.
Il y a toujours tant à apprendre, car la science et les complexités du changement climatique évoluent rapidement. Encourager cette flexibilité et cette curiosité dans notre système éducatif préparera nos jeunes à être des acteurs clés dans la construction d’une société plus durable et résiliente.
SHAAMA SANDOOYEA (MILITANTE POUR LE CLIMAT) : « Diversifier les cours à l’université »
La Journée mondiale de la jeunesse, célébrée le 12 août, avait pour thème cette année Compétences vertes pour les jeunes. À cette occasion, le secrétaire de l’ONU, Antonio Guterres, a souligné à quel point l’humanité dépend de l’inventivité et des contributions des jeunes du monde entier pour le passage à un monde plus durable. C’est dire l’importance d’investir dans les jeunes, de bien les former et les soutenir pour qu’ils soient aptes à construire un monde plus durable…
C’est sûr qu’à ce stade, c’est crucial. Les jeunes vivent à une époque où ils sont témoins de la crise climatique. C’est donc une urgence pour eux d’agir. Ils réfléchissent différemment. Ils réfléchissent à des solutions, à des méthodes innovantes pour répondre au problème climatique.
Ils ont grandi dans un cadre très différent des générations précédentes. Ils sont à même de comprendre que la survie de l’humanité ne dépend pas de l’argent, du capitalisme, mais bien d’un changement. Ce sont les ambassadeurs de demain et les ambassadeurs du climat. Il faut certainement investir en eux, les former, les écouter et les intégrer dans les processus de prise de décision.
Vous parlez de changement pour la survie de l’humanité. Il s’agit de quel type de changement ?
C’est un changement au niveau politique, au sein du gouvernement et au sein des entreprises. Par exemple, les compagnies pétrolières sont principalement à l’origine de la crise climatique. Or, avec le système capitaliste, il y a des inégalités qui sont toujours présentes.
Les entreprises font énormément de profits et en parallèle, il y a la destruction des écosystèmes ; les employés ne sont pas bien rémunérés alors que le coût de la vie a grimpé.
Les gouvernements actuels à travers le monde ne réfléchissent pas correctement à la crise climatique. Ils essayent d’appliquer un peu de pansement suite à la montée de l’inflation mais la crise climatique n’est pas la priorité de leur agenda. Quand je parle de changement, je parle de changement de procéder. Les entreprises ne peuvent continuer à fonctionner sur le dos des employés.
Avec la crise climatique mondiale, respecter l’environnement n’est plus un choix aujourd’hui. Or, la réussite de cette transition vers un monde plus vert dépendra des compétences vertes des populations. Quelles sont ces nouvelles compétences que devra désormais avoir chaque nation ?
Il y a une panoplie de connaissances et de pratiques liées au climat pour faire la transition entre une économie qui dépend des fossiles etc. à une économie bas carbone. Mais, pour moi, les compétences vertes ne sont pas uniquement liées au climat. C’est également la restauration des écosystèmes.
Nous pouvons avoir des technologies incroyables pour la transition mais le souci reste qu’il y a trop d’écosystèmes qui sont détruits chaque jour et on en est à un point où les forêts amazoniennes, par exemple, rejettent beaucoup plus de carbones qu’elles n’en absorbent. Il faut former les jeunes en ce qui concerne la restauration, la réhabilitation et la protection des écosystèmes naturels.
Selon l’ONU, d’ici à 2030, 8.4 millions d’emplois seront créés pour les jeunes par la transition verte et de l’autre côté, le changement climatique menace 40% des emplois dépendant fortement d’un environnement sain. 60% des jeunes n’auront pas les compétences nécessaires pour prospérer dans l’économie verte en 2030. Comment le pays peut-il se préparer déjà à développer un réservoir de compétences vertes ?
Qui dit jeunes dit éducation. Cela aurait été intéressant d’avoir un cursus axé sur les écosystèmes terrestres, marins et le changement climatique. Ce sont des phénomènes qu’ils vivent, dont ils sont témoins : inondations les empêchant d’aller à l’école, pénurie de poissons, etc.
Il y a quelques années, le gouvernement a enlevé les écosystèmes terrestres et marins du cursus scolaire. Or, on est dans une période où il faut renforcer les connaissances des jeunes sur la question. Il faut rétablir ce cursus. Le système de Cambridge n’a pas évolué. Il faudrait permettre aux jeunes l’option d’étudier la science marine, la science de l’environnement ou encore la géologie et non pas juste des combinaisons stéréotypes maths, chimie, physique.
Le pays a besoin de jeunes pour réfléchir à des solutions face à la crise climatique. Il faut diversifier les cours à l’université mais il faut aussi plus d’opportunités d’emploi dans le domaine. Combien de jeunes formés à la science de l’environnement, la science marine, etc. n’ont-ils pas de difficultés à se faire embaucher dans le domaine ?
Il faut des contacts politiques pour décrocher un job ! Il y a des entreprises qui créent plus d’emplois verts, ce qui est bien, mais encore faut-il que ces jeunes soient rémunérés correctement.
D’après des experts, l’état actuel de la planète nécessite une transition écologique de la part des entreprises. Le monde professionnel est donc appelé à se réinventer pour fonctionner de manière plus durable ? Comment les entreprises peuvent-elles s’y prendre ?
Pas mal d’entreprises ont intégré un département de Sustainability. Mais, souvent, ce département est utilisé pour cacher des activités qui ne sont pas forcément durables ou compatibles à l’environnement. Ce qu’il faut davantage, c’est une transition en termes de politiques par rapport à l’écologie et au social car les profits des entreprises ne descendent pas jusqu’aux employés.
Ces derniers ne seront pas motivés pour apporter un changement s’ils ne sont pas bien payés. Il faut un changement de politique au niveau des entreprises à toutes les échelles. Souvent, on voit du Greenwashing. Le développement durable est utilisé comme un camouflage.
Dans un proche avenir, il y aura une demande croissante pour les talents verts. Nos jeunes devraient-ils donc s’ouvrir davantage vers des études ayant trait à la durabilité, la sensibilisation environnementale, les énergies renouvelables ou encore l’environnement ? Quelles sont ces études qui auront la cote ?
Nous avons besoin de favoriser des études de biologie, d’ingénierie environnementale, écologie, etc. Il faut impérativement un module ou deux sur le changement climatique. Il faut réinventer la façon de penser.
HARRYKRISHNA PADIACHY (SUSTAINABILITY STRATEGIST)Â :
« Besoin de compétences vertes dans tous les secteurs »
La Journée mondiale de la jeunesse, célébrée le 12 août, avait pour thème cette année Compétences vertes pour les jeunes. À cette occasion, le secrétaire de l’ONU, Antonio Guterres, a souligné à quel point l’humanité dépend de l’inventivité et des contributions des jeunes du monde entier pour le passage à un monde plus durable. C’est dire l’importance d’investir dans les jeunes, de bien les former et les soutenir pour qu’ils soient aptes à construire un monde plus durable ?
L’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré requiert une transformation d’une ampleur sans précédent pour réduire les gaz à effet de serre tout en nous protégeant des effets inévitables du changement climatique. Cela occasionnera donc un immense défi au niveau des compétences humaines.
Que ce soit à Maurice et à l’échelle mondiale, nous aurons besoin d’une certaine masse de compétences spécifiques pour soutenir ce rythme. D’où l’importance de former nos jeunes et les doter de compétences appropriées pour pouvoir répondre aux besoins spécifiques de cette transition.
Avec la crise climatique mondiale, respecter l’environnement n’est plus un choix aujourd’hui. Or, la réussite de cette transition vers un monde plus vert dépendra des compétences vertes des populations. Quelles sont ces nouvelles compétences que devra désormais avoir chaque nation ?
Certaines compétences seront davantage mises en avant comme les Emission and Resource Accounting, le Carbon Management, la protection de la biodiversité, la gestion des risques climatiques. C’est tout le système qui évoluera et il y aura toute une panoplie de compétences qui sera nécessaire à divers niveaux. Maintenant, chaque pays a ses propres spécificités et ses propres défis.
À Maurice, par exemple, nous misons beaucoup sur l’énergie solaire et l’énergie de biomasse. Nous sommes particulièrement affectés par la montée des eaux et les conséquences des Flash Floods. Nous aurons donc besoin de compétences en lien avec ces opérations et la gestion de ces défis spécifiques.
Selon l’ONU, d’ici à 2030, 8,4 millions d’emplois seront créés pour les jeunes par la transition verte et de l’autre côté, le changement climatique menace 40% des emplois dépendant fortement d’un environnement sain. 60% des jeunes n’auront pas les compétences nécessaires pour prospérer dans l’économie verte en 2030. Comment le pays peut-il se préparer déjà à développer un réservoir de compétences vertes ?
Maurice a ses propres spécificités et ses propres Pathways pour répondre au défi climatique. Nous devons d’abord comprendre nos besoins spécifiques en termes de compétences sur le court et long terme. À partir de là , il faudrait un effort collectif avec tous les partenaires de la chaîne : autorités, institutions éducatives pour un plan d’action approprié pour développer ce réservoir de compétences vertes. Il faut inclure cet élément de développement durable et de compétences vertes dans le cursus scolaire.
Les autorités peuvent développer les formules appropriées pour guider les jeunes sur les tendances dans le secteur de l’emploi et les besoins de compétences du pays pour les orienter vers les filières appropriées. Autre élément à ne pas négliger : développer des solutions pour les employés des secteurs à risque – par exemple, l’industrie du charbon – de cette transition en vue de les Re-Train, Re-Skill, pour s’assurer qu’il y ait une transition juste et inclusive et qu’on puisse optimiser notre capital humain.
On peut considérer des cellules dédiées à cette transition au niveau des institutions existantes telles que le NPCC pour le réalignement de nos compétences humaines conformément à cette transition verte. À l’extérieur, l’Union européenne a déjà commencé à structurer ses efforts en ce sens. L’UE a déjà l’European Climate Pact pour la formation des millions de résidents de cette région. L’Inde est venue de l’avant avant le Green Skill Development Programme.
D’après des experts, l’état actuel de la planète nécessite une transition écologique de la part des entreprises. Le monde professionnel est donc appelé à se réinventer pour fonctionner de manière plus durable ?
Ce serait idéal pour les entreprises d’inclure cet élément de développement durable dans leur Mission Statement et dans leur Organisational Culture. Elles peuvent développer des Key Performance Indicators additionnels axés sur le développement durable. Il serait important également d’inclure cet élément de développement durable dans leur processus de formation et de recrutement pour pouvoir aligner leurs compétences sur ces besoins émergents. Que ce soit d’un point de vue écologique ou commercial, ces entreprises sont appelées à identifier les décalages sur le marché et développer des solutions appropriées par rapport à ces décalages.
Dans un proche avenir, il y aura une demande croissante pour les talents verts. Nos jeunes devraient-ils donc s’ouvrir davantage à des études ayant trait à la durabilité, la sensibilisation environnementale, les énergies renouvelables ou encore l’environnement ?
C’est tout le système qui changera et il y aura un besoin de compétences vertes dans tous les secteurs et industries. Ce serait idéal pour les jeunes, dans n’importe quel secteur, d’avoir des compétences vertes élémentaires. Quant aux professions spécialisées, il y a définitivement une opportunité, que ce soit sur le court et long terme, pour certaines filières comme les métiers en lien à la production d’énergies renouvelables tels les ingénieurs électriques, les installateurs de panneaux solaires, les auditeurs énergétiques.
Les filières d’études sont déjà dans un processus de mutation. La filière de comptabilité par exemple évolue. Les jeunes sont appelés à développer des compétences spécifiques par rapport au développement durable. Il y a aussi des secteurs émergents comme l’hydrogène vert, la Carbon Capture Utilisation and Storage.

