Les taximen se mobilisent. Ils prévoient de tenir un rassemblement demain au Centre Social Marie de la Paix afin d’attirer l’attention du gouvernement sur leurs difficultés. Ils soulignent que l’allocation de Rs 5 100 ne leur suffit pas pour joindre les deux bouts. Ils demandent ainsi au gouvernement de mettre sur pied un “Taxi Drivers Welfare Fund” afin de leur venir en aide.

Tous les chauffeurs de taxi sont ainsi invités à participer à ce rassemblement qui sera suivi d’une conférence de presse. Interrogé à propos de ce rassemblement, Raffick Bahadoor, porte-parole de la Taxi Proprietors Union (TPU), a expliqué que depuis de la période de couvre-feu sanitaire, « rien ne va plus » pour les chauffeurs de taxi.
« D’une part, les touristes ne viennent plus au pays en raison de la fermeture de l’aéroport et d’autre part, beaucoup de travailleurs ont perdu leur emploi. Ce qui fait qu’on n’a pas assez de clients. Mo pran mo prop lexanp, mo gagn zis trwa katr lokal par zour. Ce n’est pas suffisant pour couvrir mes frais d’opération », a souligné Raffick Bahadoor. Et de faire ressortir qu’il était question que les chauffeurs de taxi aient droit à un moratoire pour le paiement de la vignette de déclaration de véhicule et de la police d’assurance. « Il n’en a rien été jusqu’ici », a-t-il dit.

Le porte-parole de la TPU a demandé aussi au gouvernement de transférer l’allocation de Rs 100 000 – que chaque chauffeur de taxi devrait avoir droit pour l’achat d’un véhicule neuf – dans le “Taxi Drivers Welfare Fund”. « Il y a dans le pays plus de 6 000 taximen. Si le gouvernement accepte notre proposition, ce fonds pourra subvenir aux besoins des taximen », a-t-il dit. Il devait aussi souligner qu’il ne comprend pas pourquoi le gouvernement ne n’intéresse pas au sort des taximen qui passent actuellement par des moments difficiles. « Nous ne sommes pas en train de mendier. Nous voulons que le gouvernement nous aide financièrement comme c’est le cas pour les hôteliers qui ont bénéficié d’une assistance financière de Rs 500 millions. C’est le gouvernement qui a pris la décision de fermer le pays. Le pire est que, selon les experts, la situation ne va pas s’améliorer avant 2024 », a déclaré Raffick Bahadoor.

Les taximen soutiennent aussi que si des “feeder-buses” continuent à opérer entre Caudan et le Champ-de-Mars, lors des journées de courses hippiques. Et que cette situation va fragiliser la situation financière des taximen.