Parmi les solutions avancées, la création d’une ligne directe entre La Tour Koenig et Rose Hil
La grogne monte à La Tour Koenig. Ce samedi 28 mars, plusieurs dizaines d’habitants ont participé à une marche pacifique à l’initiative du « Kolektif Problem Bis Dan 234 », afin de dénoncer les difficultés persistantes liées au transport public dans la région. Une mobilisation qui traduit un ras-le-bol ancien face à un service jugé inadapté à l’évolution démographique.
Au cœur des revendications : la ligne 51 reliant Pointe-aux-Sables à Port-Louis, aujourd’hui saturée, en particulier aux heures de pointe. Les habitants évoquent des bus bondés, des temps d’attente prolongés et une organisation qui ne répond plus aux besoins actuels. Si la Triolet Bus Service (TBS) a récemment introduit six autobus supplémentaires entre 7 h et 8 h, cette mesure est jugée largement insuffisante.
Le Kolektif, dont le porte-parole est Jonathan Chatigan, pointe une anomalie structurelle : tous les usagers, qu’ils se dirigent vers le nord ou le sud, empruntent les mêmes bus, ce qui accentue la congestion. Parmi les solutions avancées, la création d’une ligne directe entre La Tour Koenig et Rose Hill revient avec insistance. Une telle liaison permettrait d’éviter le détour par Grande Rivière Nord-Ouest et les correspondances contraignantes.
Navettes vers les stations de métro
Déjà évoqué en 2009 et en 2015 par les opérateurs, ce projet avait été abandonné en raison du manque d’espace au terminus de Pointe-aux-Sables. Une contrainte qui, selon les habitants, ne se pose plus aujourd’hui avec l’existence d’infrastructures modernisées.
Le Kolektif plaide également pour la mise en place de navettes vers les stations de métro, notamment aux heures de pointe, afin de mieux intégrer les différents modes de transport. Autre source de mécontentement : les conditions d’attente jugées dégradantes, notamment entre Vallijee et La Tour Koenig. Des témoignages font état de bus quittant la gare sans receveur et ne s’arrêtant pas en cours de route.
Pour les résidents, ces problèmes ne datent pas d’hier. Ils s’inscrivent dans une réalité qui dure depuis plus de 30 ans, nourrissant frustration et sentiment d’abandon. À travers cette mobilisation pacifique, les habitants espèrent désormais forcer l’attention des autorités et obtenir, enfin, des réponses concrètes et durables.

