Vers une réglementation des plateformes de réservation de taxis ?

Les consultations autour de l’éventuelle introduction de plateformes de réservation de taxis à Maurice se poursuivent. À la suite des récentes discussions suscitées par l’arrivée présumée d’Uber dans le pays, le ministre des Transports  a réuni cette semaine plusieurs acteurs du secteur afin de recueillir leurs points de vue sur l’encadrement de ces services numériques.

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Ont notamment pris part à ces échanges des représentants de la National Land Transport Authority (NLTA), du Taxi Operators Welfare Fund, ainsi que des ministères du Tourisme et des Technologies de l’information et de la communication (ICT). Des représentants de la Tourism Authority et de l’Association des Hôteliers et Restaurateurs de l’île Maurice (AHRIM) étaient également présents.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité des discussions entamées la semaine dernière avec plusieurs associations de taxis, dans le but de mieux cerner leurs préoccupations. Selon les premières observations, les plateformes de réservation en ligne existent déjà à Maurice depuis une vingtaine d’années, mais elles opèrent toujours dans un cadre qui n’est pas clairement réglementé.

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Les discussions ont également remis en lumière certaines propositions formulées par le gouvernement au fil des années. Depuis 2016, des mesures avaient été évoquées, notamment la réintroduction du taximètre et la mise en place de comptoirs de taxis dans les hôtels. Plus tard, lors de l’exercice budgétaire 2022-2023, une réglementation des plateformes de réservation en ligne avait été annoncée pour décembre 2022 au plus tard. Toutefois, ces dispositions n’ont finalement pas été mises en œuvre.

Aujourd’hui, la NLTA recense 7 803 taxis enregistrés à Maurice, opérant selon un système spécifique pour desservir la population et les visiteurs, notamment dans les villes, les villages, les hôtels, au port et à l’aéroport.

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Le ministère indique qu’il analysera l’ensemble des propositions formulées lors de ces consultations, ainsi que les réactions du public exprimées sur les réseaux sociaux, avant de soumettre des recommandations au gouvernement. L’objectif demeure de parvenir à une décision qui tienne compte à la fois de l’évolution du secteur et de l’intérêt général.

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